jan 16 2011

16 janvier 2011 : Couvre Feu et surveillances de quartier

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Après le couvre feu de 18h : Barrages et surveillances mises en place par les citoyens en collaboration avec les forces armées dans chaque quartier de Tunis. ici dans les quartiers populaires de Megrine Chaker dans la banlieue sud de Tunis

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jan 15 2011

Il est bien parti …

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Des jeunes brûlent le portrait de l’ancien président Ben Ali.

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jan 14 2011

14 janvier 2011 : le départ de Ben Ali

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Cortège funébre d’une victime de la police traversant le centre ville de Tunis, du Passage à l’avenue Habib Bourguiba, rejoignant la grande manif du vendredi 14 janvier devant le ministère de l’intérieur sur l’Avenue Habib Bourguiba. Au passage de ces manifestants pacifiques la police donne l’ordre de tirer les cartouches de gaz lacrymonagène pour disperser le peuple. En fin de journée l’ancien président Ben Ali fuyait le pays.

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déc 22 2010

La grotte d’Aïn Dhab

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La grotte d'Aïn Dhab en Tunisie

La salle des Fistuleuses dans la grotte d'Aïn Dhab en Tunisie

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Le nom courant est : Ain dhab, veux dire la source de l’or, s’écrit parfois « Ain Dheheb » ou « ain dhahab » et sur la carte d’état-major de Djebel Serdj au 1:50.000, à la suite d’une erreur du cartographe français de la fin du dix-neuvième siècle, le nom figure même comme « Ain et Tseb »

L’eau de la source sort d’une grotte dans une zone humide souterraine, alimente un gour de 0,30 m de profondeur et se perd après 20 mètres de parcours à travers les éboulis puis alimente le petit oued Ain Dahab, avant de rejoindre l’oued Bou Abdallah qui rejoint l’oued Siliana, lui-même affluent de l’oued Mejerdah, principal fleuve du nord de la Tunisie, qui se déverse dans la Méditerranée

La source est d’un débit assez limité (4 litres/seconde) mais son eau est d’une qualité exceptionnelle, ayant un pH de 7,8 ; c’est une des eaux les moins polluées retrouvées au cours des études en Tunisie en 2004 et 2005.

La rivière souterraine réalise un milieu de biodiversité par excellence et possède les  fonctions et les valeurs de la zone humide du point de vue de la recharge de l’eau souterraine, de la maîtrise des crues, du captage des sédiments et  de la stabilisation des rives.

Site souterrain

1 – La rivière

-  se prolonge sur 700 mètres, la profondeur de l’eau allant de 30 cm à 2 m par endroit
-  Une véritable randonnée dans l’eau qui nécessite une bonne endurance du spéléologue car la progression dans l’eau fait dépenser beaucoup d’énergie, il s’agit d’un excellent exercice sur le plan aérobic et permet d’améliorer l’efficacité du système de transport de l’oxygène
il y a des passages difficiles et rigolo : des couloirs étroits où il faut enlever le casque et passer sur le côté, des passages à 4 pattes dans des siphons sinueux de 70 cm de diamètre et parfois ramper sur quelques mètres

2 - Les salles et les galeries étagées

- c’est là que le spéléologue s’éclate dans sa progression en utilisant presque tous les moyens spéléologiques : escalade, montée sur échelle, sur corde, passage sur mains courante …
- 5 à 6 étages passants par 9 salles de grandeur différente et de décor hallucinant
- pour arriver au fond de la grotte, il faut en minimum 6 h pour un groupe de 8 personnes

3 - Les lacs et cascades

- au fond de la rivière, une cascade d’une beauté qui ne peut être faite que par la nature ( nécessite 2 h de
progression dans la rivière )
- dans les étages plusieurs lacs, goures et cascades de taille différente selon les saisons

4 - les différentes concrétions

C’est là la particularité de la grotte, on retrouve presque tous les types de concrétions qui peuvent exister et surtout les fistuleuses qui sont parmi les plus longues au monde. La salle des fistuleuses est d’une beauté rare dans le monde.  Ces concrétions ou spéléothèmes seront revue en détail dans la page suivante.

Spéléothèmes

Il existe dans la grotte de Ain dhab, plusieurs types de concrétions, voici une illustration en image avec une petite explication de leur genèse. Les photos ont été prise bel et bien dans la grotte de Ain dhab.

Grotte d'Ain Dhab Tunisie

Grotte d'Aïn Dhab

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1- les stalactites et les fistuleusesCe sont les concrétions les plus courantes, rencontrés dans toutes les grottes, leur genèse est la plus classique. Leur origine est l’arrivée d’eau chargée du minéral au débit réduit par un orifice en plafond. L’évaporation de  cette eau en contact avec le CO2 entraîne un dépôt de calcite annulaire. Goutte-à-goutte se forme une stalactite tubulaire, cylindrique et creuse, c’est les fistuleuses qui sont transparente car monocristallines. Chaque nouveau cristal est déposé généralement en continuité cristallographique avec le précédent. L’obstruction de la tubulure entraîne le dépôt à l’extérieur de celle ci et forme l’aspect conique classique des stalactites. Les fistuleuses de Ain dhab ont une disposition en paquets dense avec une longueur de 6 mètres environ et sont considérées comme les plus belles et les plus longues du monde.

2   – les stalagmites Un goutte-à-goutte rapide ne permettra que la formation de stalagmites au sol

3   – les colonnes une colonne est formée par l’union de stalactite et de stalagmite

4   – les massifs stalactitiquesjonction de plusieurs stalactites

5   – l’oeuf au plat caractéristique des grottes de djebel serj et ressemble aus stalagmites perforées. Se forme quand la goutte qui atteint la surface de la stalagmite devient plus acide provocant une érosion du pourtour au lieu d’un dépôt

6   – les rideaux Appelé aussi draperies, quand la goutte d’eau immerge sur une paroi ou un plafond incliné et donc au lieu de goutter, elle s’écoule sur la surface en laissant un trait fin de calcite

7   – les spirocônes En forme de tire-bouchon, composé par un ensemble de cônes, juxtaposés,  ayant la concavité vers le sol et formant une spirale

8   – les disques ou écussons Plats, circulaires ou  demi-circulaires, soit oblique soit perpendiculaire aux parois de la caverne

9   – les méduses Quand les coulages volumineux et les massifs  deviennent des pendentifs

10 – les lustres Quand les coulages volumineux et les massifs  deviennent des pendentifs isolés aux plafonds

11 – les fleurs de gypse Cristaux de sulfate de calcium striés et tordus, assez fréquents dans les cavernes brésiliennes et la grotte Lechuguilla au Nouveau Mexique, on les retrouve aussi dans notre grotte

12 - les excentriques Certains les considère comme anomalies des concrétions car n’obéi plus à la pesanteur. A débit d’eau très réduit, soumis à des forces capillaires et de tension superficielle, des phénomènes physico-chimiques complexes, certains évoquent l’intervention de microorganismes bactériens. Les concrétions  se développent dans toutes les directions de l’espace. Il présente de très nombreuses formes cristallines, en général très belles en plusieurs formes :
- les aiguilles : fines cristaux transparents, environ 30 cm de long, très fines de 0,1 à 0,5 cm de diamètre
appelés aussi Hélicites et Héligmites (comme stalactite et stalagmite), hélicite sur le plafond et héligmite sur le sol
- les feuilles de calcite :  dessin de feuilles ascendentes ou de pétales.
- les coraloïdes : des nodules de calcite sur le sol ou les murs, en forme de bâton, chou-fleur, pop-corn  ou de grappes de raisin

13 – les épies et les chandellessont des stalactites localisées à une petite hauteur  de piscines d’eaux riches en carbonate. A cette extremité se forme une cristallisation du carbonate dissout, lui donnant cet aspect : chadelle, masses ou épie. Les couleurs de ces structures sont sombres dûes à la présence d’impuretés ou d’argile dans l’eau.

14 – lait de lune est un des plus intéressants biothèmes rencontrés en cavernes. Il s’agit d’un dépôt de consistence pâteuse ou poreuse, semblable a une argile blanche comme de la craie. Il peut être composé de plusieurs carbonates comme la calcite, l’aragonite, la magnésite …
Il est possible que le lait-de-lune provienne de l’action de microorganismes ( algues et bactéries )

15 – le barrage de travertin formes spéciales de coulage de calcite, des sortes de lames sinueuses qui barrent l’eau qui coule sur le sol rappelant un escalier innondé, avec une cavité tournée  vers le courant d’eau. La couleur la plus fréquente est le marron, en raison des impuretés présentes dans l’eau

16 – les perles des cavernes ont une structure concentrique. Se forment où il y a le goutte-à-goutte avec un  mouvement circulaire de l’eau qui donne la forme sphérique mais divers théories cherchent à expliquer sa genèse. Quand ils sont groupés on les appelle des nids de perles

Conservation du site – Conclusion

Le site de Ain dhab nécessite une protection pleinement justifiée, le paysage de surface constitué par l’équivalent d’un jardin botanique avec une diversité de sa flore et une richesse de sa faune. La grotte constituée par la rivière souterraine qui circule sur 700 mètres, et par le réseau de galeries étagées qui s’étendent sur deux kilomètres avec la beauté de ses lacs, de ses cascades et de ses concrétions, offre également un intérêt scientifique par la variété de son patrimoine paléontologique, minéralogique ou  biologique.

Plusieurs études scientifiques peuvent être entreprise tel que la faune de la grotte, les études paléontologique et minéralogique et biologique jusque là peu connues.

Ce milieu fragile est exposé aux risques de dégradations involontaires ou volontaires des visiteurs de la grotte mais aussi des activités à l’extérieure dans la forêt.

Texte extrait du site www.sportpourtous.org.tn

pour plus d’infos voir le site du club de spéléo de Zaghouan

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fév 14 2010

Le Tapis de Kairouan

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Une production à la baisse
Dans le gouvernorat de Kairouan, le travail du tapis demeure la plus grande activité artisanale exclusivement féminine. D’ailleurs, on dénombre dans la région 25.000 artisanes.
C’est également un art qui puise dans le patrimoine du tapis turc avec pour décoration des formes géométriques illustrant les liens existants entre l’architecture islamique et le tissage traditionnel.
Durant les dix dernières années, l’ONA a encouragé les artisanes à produire davantage de nouvelles créations inspirées du patrimoine tunisien répondant à l’évolution des goûts de la clientèle et de la mode.
Par ailleurs, le gouvernorat de Kairouan produit annuellement une moyenne de 50.000 m2 de tapis et de tissage, soit 20% de la production nationale.
Néanmoins, on a constaté depuis cinq ans une diminution de la production due à l’exploitation des artisanes par des intermédiaires voraces, au prix de plus en plus cher de la matière première, au prix prohibitif du tapis et au nombre élevé de marginaux qui ne font que harceler les touristes pour aller vers tel ou tel magasin.
Pour plusieurs artisanes dont Mme Leïla Selmi, spécialisée dans le tissage à Al Ala, leur vœu est qu’elles puissent se retrouver au niveau de la formation, de la qualité de la production afin que leurs tapis et mergoums trouvent leur place au niveau de la commercialisation aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, et ce, à travers des campagnes promotionnelles et publicitaires. Cela sans oublier la nécessité de revoir la couverture sociale des artisanes, d’encourager les producteurs à créer davantage de points de vente, de contrôler la qualité des matières premières, des opérations de teinture et de filage selon un cahier des charges, de réorganiser le souk des tapis «Errabaâ» envahi par les intrus.
Par ailleurs, il serait souhaitable d’améliorer la qualité d’encadrement des artisanes afin qu’elles améliorent leur production et qu’elles passent de la texture 20 x 20 à celle de 30 x 30.
Notons dans ce contexte que du mois de janvier à octobre 2009, la région de Kairouan a produit 33.714 m2 de tapis contre 43.725 m2 pour la même période en 2008, soit une diminution de 22%. Et le prix du m2 de tapis en 2009 a varié de 50 à 80 D, celui du mergoum de 20 à 30 D. En 2008, le prix du m2 de tapis a varié de 70 à 75 D, celui du mergoum de 25 à 28D.
Article publié dans le journal la Presse écrit par Fatma ZAGHOUANI

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fév 10 2010

Récolte des fruits des pins d’Alep (zgougou)

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Une tâche rude et dure
• Production de 4 kilogrammes par ha
• Cette année, une production de fruits de pins d’alep inférieure à l’année dernière
• Le kilo à la production se vend à 10,500 D le kg

Jbel Mansour, zone de Sidi Saïd. Une pente escarpée serpente entre les rochers, vers une forêt de pins d’Alep qui s’étend sur plusieurs hectares sur la crête de la montagne. La journée a commencé comme d’ordinaire pour les six familles qui ont acheté, moyennant la modique somme de 2.000 dinars, la récolte sur pied d’un lot de 160 hectares pour la culture et la récolte des fruits des pins d’alep (zgougou) et qui se sont installées sous des tentes à l’abri des arbres. La récolte commence au mois de novembre et prendra fin vers la fin du mois d’avril.
Il fait encore nuit quand Mohamed Thabet s’est levé pour sillonner la forêt en long et en large, grimpant dans les arbres pour en cueillir les fruits. La tâche est dure et rude, mais l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a bien fini par s’y habituer. Il répète machinalement les mêmes gestes mécaniques. Collecter le plus grand nombre de cônes, les mettre dans un couffin et les stocker près d’un four traditionnel qui a été creusé à même le sol. Des monticules se dressent ça et là près du four qui avait été allumé et qui dégage une forte chaleur. Les conditions sont réunies pour la première étape de l’extraction des graines. En effet, au contact de la chaleur, les cônes gonflent, s’ouvrent et libèrent les graines de «zgougou».
Cette cuisson dure au minimum sept heures. Après refroidissement, il faudra rassembler les graines, les frotter et les passer ensuite au tamis, pour détacher les petits ailerons fixés aux fruits. Les cônes vides sont ensuite collectés et stockés dans un coin. Ils pourront servir, par la suite, à alimenter le  feu des fours traditionnels.
Au cours d’une journée, l’ouvrier peut collecter environ 35 kilogrammes de fruits de pin d’alep. «Chacun choisit le rythme qui lui convient, souligne Mohamed. On peut commencer à quatre heures du matin et terminer à minuit. C’est un lot de 160 hectares. Par conséquent, il y a beaucoup de travail à faire. Il y a la collecte, le rassemblement, le stockage, l’extraction des graines…  Tous les jours, ce sera ainsi.
Afin de conférer plus d’efficacité à la tâche, les membres des six familles se partagent les rôles. Les uns assurent la collecte et le rassemblement des fruits et les autres se chargent du stockage et allument les fours traditionnels pour y mettre les cônes.
Et, à la fin de la semaine, les commerçants et les intermédiaires viennent acheter ce qui a été récolté au cours de la semaine. «Je vends actuellement le kilo de zgougou à dix dinars cinq cents millimes. Cette période coïncide avec le Mouled. Sinon, on le vendrait moins cher, au cours de la saison de la récolte», observe Mohamed. La récolte des fruits des pins d’alep se poursuivra jusqu’au mois d’avril.
Ensuite, ces ouvriers devenus exploitants et leurs familles plieront bagages pour rentrer chez eux, laissant la forêt retomber dans le silence jusqu’à la récolte prochaine.
Dans un coin, devant l’entrée d’une tente, M’na, une femme âgée d’une quarantaine d’années, surveille un gros chaudron posé sur un feu de bois. La femme n’a pas pu, cette année, aider son mari à collecter les fruits de pin d’alep, en raison d’une mauvaise chute qui a failli la laisser paralysée. «Chaque année, en période de récolte, j’aide mon mari à cueillir et collecter les fruits. Un jour, j’ai chuté du haut d’un arbre. J’ai dû subir une intervention chirurgicale sur mon dos. Depuis, je n’arrive plus à très bien marcher et je ne peux plus grimper. Par conséquent, j’ai changé de tâche et je surveille la cuisson des cônes dans les fours traditionnels. Ce travail est très  dur et comporte beaucoup de risques. C’est  le revers de la médaille». Dans une autre tente confectionnée à partir d’une grosse bâche en plastique, des enfants âgés entre deux et six ans, grelottant de froid, jouent seuls, sans surveillance, sur un vieux tapis déchiré recouvrant la terre battue. Pas l’ombre d’une couverture chaude ou d’un matelas. Pas de nourriture non plus. Un bébé dort dans un coin, suçant un biberon à moitié vide. Pour manger, tous ces enfants devront patienter jusqu’au retour de leurs parents en fin de journée, qui ont dû se lever très tôt pour aller grimper aux arbres cueillir les cônes dans les arbres.

Une maturation qui dure trois ans

Les pins d’Alep ont pour nom scientifique pinus halepensis, de la famille des pinacées. Ces arbres poussent à moins de 800 m d’altitude, sur un sol calcaire, vivent cent ans et peuvent résister à une température de moins 12°C.
Les forêts de pins d’Alep s’étendent tout le long de la dorsale tunisienne des frontières algériennes jusqu’au Cap Bon.
Une pluviométrie de 600 mm par an et un climat semi aride sont nécessaires à la production de fruits qui arrivent à maturation au bout de la troisième année.

Article de Imen HAOUARI paru dans le journal La Presse

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jan 11 2010

Le musée de Djerba et la problèmatique des musées en Tunisie

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Une journée portes ouvertes a été organisée, la semaine passée à Houmet Souk, pour promouvoir et donner une meilleure visibilité au nouveau musée du Patrimoine traditionnel de Djerba (lire notre article du 26/12/2009). L’événement, intitulé «Patrimoine en fête», a été initié par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, en collaboration avec le ministère du Tourisme et le gouvernorat de Médenine. Il a offert au public, dans une ambiance festive, l’opportunité de visiter gratuitement le musée pendant toute une  journée. Il a également permis d’ouvrir un débat utile et intéressant entre des responsables de l’agence, des cadres du ministère du Tourisme, le secrétaire général de la Fédération des agences de voyage et plusieurs journalistes tunisiens.
En fait, les questions évoquées lors de cette discussion, qui s’est déroulée dans la salle de conférences du musée, sont d’une brûlante actualité. Elles ont posé les problématiques suivantes : «Comment gérer un musée aujourd’hui ?». «Par quels moyens y attirer les visiteurs  ?». «Comment donner plus de flexibilité aux horaires des musées tunisiens ?». «Comment informer et communiquer autour d’un produit culturel ?». «Comment en faire de vrais espaces de culture et d’échange ?». «Quels outils de marketing pour les musées ?».
Mais revenons au cas particulier du musée de Djerba, qui, au fond, rejoint la situation des musées tunisiens en général.
Tout d’abord quelques constats. Au terme de deux années de travaux, le lieu a été inauguré en décembre 2009. Son coût : quatre millions et demi de dinars. Le musée fait partie du projet de valorisation du patrimoine culturel tunisien financé  par un prêt de la Banque mondiale. Dans un écrin sobre et inspiré de l’architecture traditionnelle locale, le bâtiment présente de magnifiques collections d’objets, tous racontant la vie du Djerbien, de sa naissance à sa mort, en passant par ses cérémonies de mariage, de fiançailles, ses rituels, sa vie active, son artisanat, sa cuisine…
D’un autre côté, l’île de Djerba, première destination touristique du pays, reçoit un million et demi de visiteurs par an. Une tranche de sa clientèle vient aussi pour découvrir la culture profonde de cette île étonnante par la diversité de ses communautés et richissime par la multiplicité de ses strates d’héritages. Le musée de Djerba affiche toutefois des chiffres dérisoires quant à l’évolution de sa fréquentation (300 à 400 visiteurs par mois). Paradoxalement, sa situation stratégique à Houmet Souk, à deux pas de la zone commerciale, lui donne un maximum de chances de visites…
Déficit 
de communication
Pour Hamadi Chérif, secrétaire général de la Fédération des agences de voyage, le musée reste handicapé par des horaires trop stricts : fermeture à 16 heures en hiver et 18 heures l’été. Alors qu’un peu plus loin, le musée de Guellala (établissement privé) arbore des horaires largement plus souples. D’où la raison de son succès auprès des agences de voyage, ainsi qu’auprès des guides et des taxistes pour les visiteurs en solo. «Comment motiver également les réceptionnistes des hôtels pour qu’ils deviennent des passeurs d’information par rapport au musée de Houmet Souk ?», s’est interrogé H. Chérif. 
Les lourdeurs administratives et l’absence d’autonomie financière des musées  seraient-elles également à la base du déficit de communication dont ils souffrent, nationaux soient-ils comme ceux du Bardo, de Carthage ou de Sousse; ou régionaux comme les musées de Mahdia et de Djerba ? Aucun ne possède un site propre monté selon les méthodes modernes de l’interactivité. Dans ces conditions, comment travailler sur l’animation du musée en programmant des événements de toutes sortes pour le brancher sur la vie et pour retenir et séduire les visiteurs (expositions temporaires, ateliers pour adultes et enfants, fêtes thématiques, séminaires) ? Comment générer des outils de marketing intelligents tels les produits dérivés, les objets culturels, les beaux livres ?  
Sous d’autres cieux, les temps semblent avoir bien changé. En France par exemple, si l’Etat n’impose pas encore aux musées d’être rentables, il leur demande de gagner plus d’argent par eux-mêmes, les incitant à une gestion qui se rapproche de celle des entreprises. Il les pousse à compter sur leurs recettes propres provenant de la billetterie, du mécénat, de la location d’espaces et de toutes ces concessions de boutiques, de restaurants et de librairies qui reversent au musée une redevance en fonction de leur chiffre d’affaires. Les frontières entre musées publics et musées privés s’estompent partout dans les pays occidentaux.
Le patrimoine comme moteur 
de l’économie.
Mohamed Essayem, commissaire régional au tourisme, propose : «Un ticket unique pour accéder aux trois musées de Djerba — deux privés et un public- ainsi qu’a tous ses sites augmenterait probablement les recettes des uns et des autres et permettrait de découvrir, lors d’une belle promenade, l’ensemble de l’île ce qui rehausserait son image de produit culturel enraciné dans l’histoire». 
Abdelhay Mzoughi, directeur général de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, reconnaît que les clients du tourisme culturel organisent autrement leurs voyages, se documentant beaucoup sur leur destination et recourant essentiellement à l’outil Internet pour cela. Il a annoncé que l’agence vient de confier à une boîte de communication spécialisée le projet d’informer les touristes par rapport aux sites tunisiens à visiter à partir des revues de voyage et de loisir mais aussi des avions, des aéroports, jusqu’à la ville et aux hôtels. «Tous les moyens offerts par les nouvelles technologies seront mis en œuvre pour faire connaître nos produits. Nous sommes en train de développer pour Dougga, Kairouan et Djerba des sites web interactifs où les touristes pourraient, dans un avenir prochain, profiter des multiples services en ligne : réservations, horaires des musées, tarifs d’accès aux monuments, articles des boutiques… A ce propos, nous tenons à ce que l’information historique et le message culturel soient exacts. Les textes seront rédigés par des scientifiques tout en restant accessibles pour le grand public». 
Abdelhay Mzoughi a également annoncé la prochaine tenue d’un séminaire organisé en collaboration avec l’Institut français de coopération sur les produits dérivés. 
D’un autre côté, les opérations «Patrimoine en fête» se poursuivront toute l’année 2010 dans plusieurs régions du pays pour informer le public, les médias et les professionnels du tourisme — guides, hôteliers, représentants des agences de voyage — de l’importance de ces lieux d’histoire, de culture et d’émotions que sont les musées. On l’oublie souvent: le patrimoine peut devenir un moteur de l’économie. Sa promotion est l’affaire de tous les intervenants de la ville. Le musée Guggenheim de Bilbao n’a-t-il pas relancé et mis à la mode toute cette région du pays basque auparavant tristement industrielle? Pourquoi donc la semaine passée à Houmet Souk avons-nous remarqué pendant le débat, l’absence de représentants de la municipalité et des trois associations qui s’occupent justement  de sauvegarde du patrimoine de Djerba ?

Article de 
Olfa BELHASSINE publié dans La Presse le dimanche 10 janvier 2010

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nov 17 2009

Visite au Kef

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une ville de plus en plus attractive Considéré comme un bastion de la culture en Tunisie, El Kef est devenu au cours des dernières années une ville de plus en plus gaie et accueillante grâce à tous ses sites très affriolants qui la rendent particulièrement attractive pendant la saison hivernale et font d’elle une vraie ville où il fait  désormais bon vivre.
Avec ses monuments prestigieux, ses sites naturels propres à couper le souffle et son legs historique remarquable, le tout conjugué à une infrastructure qui s’est modernisée à grands pas, El Kef est devenu   une véritable métropole régionale où environnement et développement font bon ménage.
Si l’éclat de la ville est, à lui seul, suffisant pour mettre en exergue la propreté des rues et des artères, l’extension urbaine et la création des parcs et des jardins ont achevé l’aspect sensationnel que provoquent tous les monuments qui semblent s’étager et dont certains, comme la Kasbah turque, autorisent à admirer inlassablement la beauté  du mont Eddir, là où les rochers s’élèvent interminablement dans tous les sens d’ailleurs.
El Kef, qui portait autrefois le nom de Sicca Veneria en hommage à Vénus, déesse de la beauté et de l’amour, a réussi à travers le temps à s’ériger comme une ville phare culturellement et stratégique sur d’autres plans, une vitrine de la modernité prônée par la Tunisie de l’ère nouvelle. Alors qu’au loin, le campus universitaire trône majestueusement dans la plaine de Boulifa comme un autre témoignage du statut culturel de la cité, les monuments archéologiques de la Médina, au demeurant très nombreux, renforcent l’autorité historique de la métropole et de son statut de ville ouverte, où les brassages culturels et religieux ont de surcroît imprégné l’esprit de la population.
Si les poètes romantiques s’accordent sur le fait qu’un seul être vous manque et tout est dépeuplé, El Kef, bien iodé dans tous ses éléments, ne peut nullement  se départir de ses monuments historiques et religieux, notamment la basilique romaine, le mausolée de Sidi Bou Makhlouf dont l’authenticité tient surtout de son originalité, la synagogue avec ses bibelots rustiques et ses manuscrits et autres coupures de presse, en passant encore par le musée des arts et traditions populaires qui a été érigé sur l’ancien site d’une zaouia (marabout) rahmania, du nom de la confrérie marocaine établie en Tunisie vers le début du XVIIIe siècle, et bien sûr les medersas et les autres écoles   coraniques qui font un ensemble archéologique remarquablement intégré au sein de l’élément urbain de la Médina.

Si les vieilles villes de la Tunisie ont toutes comme élément commun les souks, celle du Kef se distingue par son originalité, en ce qu’elle n’écume que les lieux de culture, même si quelques tisserands et autres joalliers se sont installés en petits nombres dans l’une de ses artères en pierres taillées qui, en la remontant, donne accès au sommet de cette Médina dont les ruelles sinueuses expliquent l’air convivial qui caractérise les rapports humains dans l’ancienne cité numide.
Avec ses jardins suspendus, ses reliefs démesurés, ses citadelles et tout l’ensemble verdoyant que l’on remarque dès le premier abord de la ville, El Kef est devenu une ville très attractive,  avec comme caractéristique   le charme discret et même apparent qu’offre aujourd’hui l’esthétique urbaine dans de nombreuses villes du pays.

Article paru dans le journal La Presse

Pour voir plus d’images sur le Le Kef: Le Kef en photo

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nov 16 2009

Les multiples vertus des figues de Barbarie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com
Il est un fruit un peu déprécié chez nous. Surtout du côté du plus grand nombre depuis quelque temps. En tout cas, le commun des consommateurs en ignore les vertus exceptionnelles sur les plans sanitaire, médicinal, pharmaceutique, esthétique… C’est tout bonnement la figue de Barbarie, si plaisant que cela puisse paraître.

L’autre jour, de passage à Bouargoub, nous avons eu l’occasion d’en découvrir la valeur. Tout un festival était organisé sous son signe. Son plus grand mérite était de vous donner l’occasion de vous ressourcer dans votre patrimoine, en vous donnant à découvrir les origines de ce fruit sous nos cieux, son historique de par le monde, ses multiples vertus, sa rentabilité pour les petits et moyens agriculteurs…
Son évolution
de par le monde
et en Tunisie
Originaire du Mexique, ce fruit exotique a été importé par les Espagnols pour être disséminé par la suite un peu partout dans le monde. Il y a d’abord sa présence en Afrique du Nord. Elle correspond a priori au retour des Maures de l’Andalousie. Puis on a  mentionné sa présence en Afrique du Sud, en Inde, en Chine.
Généralement classée parmi les fruits exotiques, la figue de Barbarie pousse surtout en Afrique, mais aussi dans tout le bassin méditerranéen, jusque dans le midi de la France.
En Tunisie, la plante est introduite au début du XVIe siècle. Elle couvre actuellement 500.000 ha.
Surnommé «le dromadaire du monde végétal», le cactus a des caractéristiques phrénologiques, physiologiques et structurelles lui permettant de s’adapter favorablement aux environnements arides et semi-arides. C’est une plante extrêmement généreuse et qui se contente de peu pour vivre et pour produire. Elle pousse surtout dans les moyens plateaux de Kasserine et du Nord-Ouest, les plaines et les vallées du Cap Bon et du Kairouanais. Mais, c’est dans la région de Thala et plus précisément à Zelfène, où elle couvre quelque 16.000 ha, qu’elle s’épanouit le mieux.
Du comestible
à l’anti-âge
Au niveau de la production, le parcours du figuier de Barbarie est simple. Il fait pousser de belles fleurs jaunes qui céderont la place, en juillet-août, à des fruits ovoïdes qui donnent une pulpe juteuse, parfumée avec un arôme floral subtil, rafraîchissante et remplie de petites graines noires comestibles. Elle possède une saveur douce et délicatement sucrée.
Quant à la richesse du fruit, elle est multiple. Il est d’abord comestible et se mange en salade ou en dessert. Il est riche en vitamine C, il contient de l’albumine, du sucre incristallisable, du mucibage (substance végétale de nature visqueuse, coagulable en gelée par l’alcool), un extrait d’alcool (la tequila). Du reste, il est transformable.
On parle donc en milieu connaisseur des mille et une vertus des figues de Barbarie : régulateur de glycémie, anti-obésité, anti-cholestérol, anti-âge, diurétique, action cicatrisante…
C’est qu’on extrait de ce fruit un ensemble de produits. D’abord, il y a l’huile essentielle de figue de Barbarie. Elle est extraite des pépins de ce fruit.
C’est une huile riche en acides gras essentiels (AGE) dont les substances sont précieuses car elles aident à lutter contre le dessèchement cutané, à améliorer l’hydratation, à ralentir le processus de vieillissement de la peau et à prévenir la formation des rides (en freinant le vieillissement des cellules et en stimulant leur renouvellement, en diminuant la profondeur des rides ainsi que leur nombre, en réduisant les poches sous les yeux, en effaçant les cernes, en hydratant les couches supérieures de l’épiderme, en rendant la peau lisse et soyeuse).
L’or vert.
Décidément, quand on se penche sur les vertus de la figue de Barbarie que l’on n’a jamais connues jusque-là, l’on reste pantois, tellement elles sont surprenantes. A partir de la confiture qu’on produit à base de ce fruit jusqu’au rouge carmin puisé dans son environnement immédiat, il y a tout un ensemble de produits : la poudre de nopal, la farine de graine d’opuntia, les fleurs séchées en tant que produit pharmaceutique…
Les énumérer et les expliquer serait trop long ici. Nous nous contenterons de parler du rouge carmin. Au milieu du XVIe siècle, les Européens découvraient une poudre rouge qui n’est autre que le rouge carmin, produit à partir d’une cochenille parasite du cactus, qui est un colorant naturel fortement prisé et dont le prix s’approchait de celui de l’or.
C’est un peu tout cela, ce fruit quelconque et autre chose encore, vous dira le festival de Bouargoub.

Article de Mohamed AYED paru dans le journal La Presse

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nov 13 2009

Préserver l’esprit de la Médina

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© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Médina de Tunis – Projet de réhabilitation et d’aménagement d’un parcours urbain

Riche de plusieurs siècles d’histoire, la Médina de Tunis recèle aujourd’hui encore de nombreux trésors. L’expérience et le savoir-faire de l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis et l’implication de la Municipalité de Tunis ont d’ailleurs permis de restaurer plusieurs de ces richesses et de mener à bien des opérations pour la préservation, la mise en valeur et la promotion de ce site historique, d’une grande valeur patrimoniale
C’est au circuit touristique de la Médina baptisé 
«De la mosquée Ezzitouna au mausolée Sidi Brahim Riahi» que la municipalité de Tunis a organisé une visite dédiée aux journalistes pour prendre connaissance de l’avancement des travaux réalisés dans le cadre du projet de  réhabilitation et d’aménagement de ce parcours urbain  dont la réalisation a été ordonnée par le Chef de l’Etat en mai 2007. Outre la sauvegarde du patrimoine architectural et urbanistique tunisien, l’aménagement de ce circuit touristique qui a débuté en juillet 2008, vise à attirer plus de touristes et à impulser davantage la vie culturelle dans la Médina de Tunis.
Long de 1000 mètres, ce parcours s’étale de la mosquée de la Zitouna, passant par Sidi Ben Arous, la rue du Pacha, rue El Hafsia, rue du  tribunal jusqu’à la rue Sidi Brahim.

Exalter les richesses d’un site unique
 
«La Médina dispose de trésors architectoniques qui ne doivent pas être dissimulés mais exaltés. Notre objectif est  d’exhumer toutes ces richesses. Nous dépoussiérons en quelque sorte la Médina pour lui rendre tout son charme et mettre en valeur ses trésors. Nous voulons en quelque sorte que ce merveilleux site puisse entretenir un dialogue continu avec son passé»  déclare M.Zoubeir Mouhli, architecte-urbaniste et membre de l’ASM ajoutant que «ce que recèle ce lieu unique est un véritable trésor nécessitant un travail minutieux. Il faut traiter au cas par cas chaque porte, chaque fenêtre et chaque façade. C’est un travail de longue haleine qui doit tenir en compte toutes les spécificités de la médina dans leurs infimes détails tout en respectant le style propre à chaque composante de ce site». Car, par son style architectural et son organisation spatiale typiques, cette cité représente un modèle accompli de la civilisation urbaine et que l’organisation internationale de l’UNESCO a élue au patrimoine culturel de l’humanité et dont la sauvegarde concerne désormais la communauté universelle.
C’est en parcourant ce circuit pilote de la Médina qu’on se rend compte de l’envergure des travaux. Ces derniers consistent entre autres en la restauration des façades, l’élimination des câbles muraux, la réinstallation  des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, le bitumage du circuit, l’amélioration de l’éclairage public, l’embellissement des portes et des voûtes, la restauration des fenêtres, le réaménagement des hôtels de charme longeant ce parcours .
Outre ces nombreux travaux, certaines mesures ont été prises. Ainsi, la Médina va se parer d’espaces verts, de bougainvilliers et de jasmins dont l’entretien concernera les habitants.
Autre mesure prise dans ce sens, l’interdiction de la circulation des véhicules pour faciliter le mouvement des riverains et des visiteurs. A ce propos, les autorités municipales ont relevé que des voitures écologiques adaptées à ce lieu seront mises en place pour permettre le transport des résidents de la Médina, particulièrement les handicapés et les personnes âgées. Autant dire que les habitants de la médina seront amenés à mettre la main à la pâte pour sauvegarder ce magnifique site et participer à ce plan de travail sur trois niveaux : l’esthétique urbaine, la promotion culturelle, et la promotion du tourisme culturel. 
Pour comprendre l’ampleur significative de ces travaux, un film documentaire a été projeté à Dar Lasram, siège de l’ASM. L’occasion de montrer la Médina de Tunis avant et après les travaux. Autant dire qu’un travail considérable a été effectué conduisant à redonner à ce site tout son éclat et son authenticité. Finis les couleurs anarchiques, les réverbères défaillants, les câbles altérant la douceur des façades, les canalisations et filtrations visibles et autres éléments de nature à entraver le charme de ce site.
Soulignons que 10 souks  ont été aménagés dans le cadre de ce projet : El Hafsia, El Faka, El Kotbia, Essraïria, El Blat, El Grana, El Laffa, La Kasbah, Souk rue de Jemaâ El Zitouna et Souk Enssa. 
Par ailleurs, une enveloppe de 3,7 millions de dinars a été dédiée à ce programme, dont les travaux sont réalisés par la municipalité de Tunis en collaboration avec plusieurs compagnies concessionnaires à l’instar de la STEG et de l’ONAS. Une approche participative a, donc, été adoptée pour entamer et faire avancer ces travaux dont la fin est prévue pour le mois de mars 2010.

Article de Sana Bouagila publié dans le journal La Presse

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nov 10 2009

Le port de La Goulette, 17e mondial

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© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Le port de La Goulette a été classé, récemment, 17e mondial en matière d’accueil des navires touristiques et des touristes en 2008. Ce classement, réalisé par la revue spécialisée World Cruise Destinations, concerne les 50 premières destinations des navires touristiques dans le monde.
Ce classement honorable est le couronnement des efforts tous azimuts déployés en vue de moderniser le port de La Goulette en mesure d’assurer désormais 433 opérations d’accostage et de transit et d’accueillir 695 mille touristes. Il s’agit là d’un renforcement de taille de la capacité d’accueil du nombre des passagers, puisque le nombre de touristes était seulement de l’ordre de 53 mille en 1987.
En matière d’accostage, le nombre des navires, de plus en plus gros et luxueux, se multiplie au port de la Goulette. Ce port reste, toujours, une destination méditerranéenne des nouveaux navires de croisière. De même, la Goulette est une destination préférée pour les croisièristes qui découvrent notre pays. Les installations portuaires sont modernisées. Le port est sécurisé et offre des services qui répondent aux normes de la qualité Iso.
Le port de la Goulette se spécialise progressivement dans le tourisme haut de gamme. Une nouvelle tendance qui confirme l’essor que connaît le pays en matière de tourisme de croisière. C’est d’ailleurs conformément à cette orientation que la direction de l’Office de la marine marchande et des ports a lancé un programme spécial pour la modernisation des installations portuaires. Ce programme vise à renforcer l’infrastructure, notamment à travers l’extension des quais d’accostage et la construction de 665 mètres de nouveaux quais. Les travaux consistent également en la création d’un village touristique qui comporte tous les services de divertissement. Ce projet est réalisé en partenariat avec le secteur privé.
Ces améliorations ont permis au port d’accueillir les plus grands navires dans le monde ( 334 mètres de longueur et 60 mètres de hauteur avec une capacité de 4 mille passagers).

Article de S.Hamrouni publié dans La Presse

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nov 09 2009

CPA La Koubba du Belvédère à Tunis

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Intérieur de la Koubba du belvédère dans le parc du Belvédère à Tunis.

Carte postale ancienne des années 1910 colorée

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mar 02 2009

Kairouan se prépare pour le mouled

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Depuis l’époque Aghlabide et jusqu’à nos jours, Kairouan a toujours réservé un accueil exemplaire à la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète. (…) Il va sans dire que cet événement  offre toujours aux familles l’occasion d’échanger des visites et aussi d’exceller dans l’art culinaire dont le maqroudh et l’assida constituent les principales composantes.
Outre les concours de lecture du Coran et de chants liturgiques, le ministère des Affaires religieuses organise depuis 1973 une conférence nationale à cette occasion.
Pour cette année, la ville abritera, les 4 et 5 mars, la 36e session de la conférence islamique autour du thème : «Rôle de Kairouan dans l’édification du rite malékite» et qui réunira un grand nombre de professeurs de théologie, d’imams, de jurisconsultes, de chercheurs et d’universitaires.
Un concours national de  psalmodie du Coran sera organisé par la même occasion, outre les chants liturgiques, les cérémonies pour la narration de la Sira du Prophète au mausolée Abou Zamaâ El Balaoui et la cérémonie officielle de la veille de Mouled à la Grande Mosquée.
En parallèle, plusieurs enfants issus de familles modestes seront circoncisés grâce à la contribution de différentes ONG et des bienfaiteurs de la région.
Et comme le Mouled coïncide cette année avec l’ouverture officielle, le 8 mars, de la manifestation «Kairouan, capitale de la culture islamique», un intérêt particulier a été accordé à la propreté, à l’embellissement et à la restauration de tous les lieux de culte.
En outre, les institutions patrimoniales ont été chargées par le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine de s’intéresser aux environs de la mosquée Okba qui constitue le monument emblématique de la ville. Les travaux entamés il y a six mois concernent le pavage en pierre traditionnelle des artères qui entourent la mosquée sur une superficie de 600 m2 pour une enveloppe de 60.000D.
Cela sans oublier l’éclairage de tous les monuments de Kairouan et de ses mosquées, moyennant une enveloppe de 400.000D.
A côté de cela, plusieurs commissions ont été constituées au sein du gouvernorat pour s’occuper comme il se doit des derniers préparatifs. Et des réunions présidées par le gouverneur de la région ont été organisées pour veiller à la bonne marche des différents travaux de sauvegarde et d’entretien….

Article de Fatma ZAGHOUANI paru dans la Presse le 2 mars 2009

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fév 24 2009

Rencontre à Zriba

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Rencontre avec un homme à dos de cheval montant au village de Zriba.

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fév 23 2009

Le Jebel Zaghouan vu de Zriba

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Le Jebel Zaghouan, avec un peu de neige à son sommet, vu du village de Zriba haut en Tunisie.

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fév 15 2009

Visite au musée du Bardo …(2)

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La Salle de Virgile au musée du Bardo porte son nom par la présence de la célèbre et unique mosaïque représentant Virgile encadré de deux Muses, cette mosaïque est exposée dans l’abside centrale de cette impressionnante espace de forme octogonal ouvrant sur quatre absides. Cette salle déservait à l’origine les appartements privés du Bey. Ses murs sont recouverts de faïence émaillée et le plafons est revêtu de plâtre sculpté entièrement ciselé de motifs caractéristiques de l’art arabo-islamique. Le musée du Bardo est tout autant, à l’instar du Musée du Louvre, un palais à l’architecture exceptionnel et un musée à la collection exceptionnelle de mosaïques mais aussi d’objets antiques et arabo-islamique.

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fév 14 2009

Visite au musée du Bardo … (1)

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La grande salle des fêtes du palais du Bardo où sont exposées sur les murs et sols d’immenses pavements de mosaïques antiques et quelques reste de statues monumentales. La salle de Sousse présente ici plusieurs mosaïques majeures comme le Triomphe de Neptunes (au sol), celle du Signeur Julius, du Dieu Océan, du Domaine de Tabarka ou encore des jeux de cirque.

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fév 06 2009

Architecture de Sidi Bou Saïd

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Détail de l’architecture d’une maison contemporain respectant le style traditionnel de bleu et blanc du village de Sidi Bou Saïd en Tunisie

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fév 05 2009

Le Golfe de Carthage

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Le Golfe de Carthage vu depuis la colline du village de Sidi Bou Saïd, en bas au premier plan le port de plaisance de Sidi Bou Saïd.

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fév 01 2009

Cueillette des oranges au Cap Bon (3)

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