sept 09 2007

Le chantier du pont de Radès

Published by at 19:07 under Grands chantiers


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Construction d’un pont haubanais extradossé d’une longueur de 260 mètres entre Radès et La Goulette, remblaiement de 25 hectares sur Les Berges du Lac de Tunis pour y aménager le premier échangeur «tous sens», extension de la liaison nord vers la foire du Kram : c’est un méga projet qui aura nécessité, entre autres, l’utilisation de 8.000 tonnes d’acier, de 65.000 tonnes de béton et plus d’un million de mètres cubes de remblais. Un des plus importants chantiers qui vont transformer le rythme de la vie dans la ville de Tunis.

Un nouveau fleuron urbanistique qui donnera indéniablement une nouvelle touche de modernité à la ville de Tunis. Beaucoup plus qu’un simple axe structurant qui reliera les deux rives nord et sud du «Lac» de Tunis, ce projet est un complexe d’ouvrages et de routes d’une portée de 14 km et demi, appelé non seulement à faciliter les communications entre la banlieue nord et sud mais sera aussi le vecteur d’une synergie qui induira incontestablement une nouvelle dynamique économique, sociale et culturelle. Une tâche herculéenne qui a nécessité la mobilisation de 130 millions de dinars.

En effet, «le projet comprend la construction de 2.000 mètres d’ouvrages d’art, y compris le pont principal d’une longueur de 260 mètres et 12,65 Km de routes à 2×2 voies. Le tracé routier prend donc son origine à la MC33 au niveau de la cité Ennour à Rades, passe par les berges du lac sud, à l’ouest du port de Radès, traverse le canal de navigation de Tunis, enjambe la ligne du métro Tunis-La Marsa, se poursuit derrière la centrale de la Steg de La Goulette, emprunte la digue du lac nord et s’arrête au niveau de la foire du Kram assurant ainsi la liaison avec la voie express La Marsa-Gammarth», indique M. Ghazi Cherif, directeur du projet.

Un pont haubané

Il s’agit de l’ouvrage de franchissement du canal de navigation de la Goulette. Le bras de mer qui, de tous temps, a constitué une entrave au développement économique entre les deux banlieues ne sera plus un obstacle, puisqu’un pont à haubans assurera, dès l’année 2008, une liaison directe, rapide et permanente entre Radès et La Goulette.

Ce pont est donc appelé à soulager les accès sud de la capitale. D’ailleurs «on s’attend à un trafic qui pourrait atteindre 30000 véhicules tous types confondus dès l’entrée en service de ce pont», affirme M.Cherif. Mais il s’agit aussi d’assurer la liaison rapide entre deux ports de commerce des plus importants, à savoir le port de Radès et celui de La Goulette et favoriser ainsi l’exploitation de ces deux pôles économiques.

C’est donc «un pont haubané de type extradossé d’une longueur de 260 mètres», indique M.Ghazi Cherif. Il s’agit en fait d’un pont qui a une largeur de 23,5 mètres, constitué de deux voies de 3,5 mètres chacune, d’une bande d’arrêt d’urgence de 2 mètres par sens et d’un terre-plein central de 2,5 mètres pour abriter deux tours qui vont culminer à 43 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est à signaler que le pont permettra de dégager une emprise navigable de 70 mètres pour permettre le passage des bateaux sous le tablier plafonné à 20 mètres. Le port de Tunis, qui est destiné à une fonction axée sur la plaisance n’accueillera plus les grands navires.

extrait tiré du site de la ville de Radès

One response so far

One Response to “Le chantier du pont de Radès”

  1. Midoumaxon 23 sept 2007 at 16:20

    Dommage pour les ingenieurs civils qui n’y ont pas travailles…

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