fév 10 2008

Cathédrale Saint-Louis de Carthage

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La cathédrale saint Louis de Carthage en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La cathédrale Saint-Louis de Carthage est une ancienne cathédrale catholique située à Carthage. Située au sommet de la colline de Byrsa et à proximité des ruines de l’antique cité punique puis romaine, elle est aujourd’hui désaffectée pour le culte mais accueille des concerts de musique tunisienne et de musique classique.

 Histoire
« Louange à Dieu l’Unique, auquel retournent toutes choses ! Nous cédons à perpétuité à Sa Majesté le roi de France un emplacement dans la Malka, suffisant pour élever un monument religieux en l’honneur du roi Louis IX à l’endroit où ce prince est mort. Nous nous engageons à respecter et à faire respecter ce monument consacré par le roi de France à la mémoire d’un de ses plus illustres aïeux. Salut de la part du serviteur de Dieu, Hussein-Pacha-Bey. Que le Très-Haut lui soit favorable ! Amen.
Le 17 de sefer de l’année 1246. Fait au Bardo le 8 août 1830. Au consul général Mathieu de Lesseps »
C’est par ces mots qu’Hussein II Bey donne au consul général de France l’autorisation d’édifier une cathédrale sur le site de l’antique Carthage, de déterminer son emplacement et de prendre tout le terrain nécessaire. Le consul charge son fils Jules de cette mission. Celui-ci, après avoir examiné attentivement les lieux, conclut que la chapelle doit être construite sur la colline de Byrsa, au centre de l’acropole punique, à l’emplacement du temple d’Esculape. Louis-Philippe Ier approuve ce projet. L’architecte choisi le conçoit avec des proportions modestes et une architecture où se mêlent les styles gothique et byzantin. Il réussit, en tout cas, à lui donner l’aspect d’un riche marabout tout en rappelant la chapelle royale de Dreux. Une croix, la seule debout à cette date en Tunisie, surmontait l’édifice. Des descendants des familles de croisés, compagnons du souverain, participent à son financement.
Édifiée entre 1884 et 1890, sous le protectorat français, elle devient primatiale d’Afrique lorsque le titre de primat d’Afrique est restauré au profit du cardinal Lavigerie, titulaire des archidiocèses d’Alger et de Carthage unis en sa personne. Le bâtiment est consacré en grande pompe en présence de nombreux dignitaires ecclésiastiques.
À sa mort, le cardinal Lavigerie y est inhumé et un monument funéraire élevé en sa mémoire. Son corps repose aujourd’hui dans la crypte de la maison généralice à Rome.

Architecture
L’architecture de la fin du XIXe siècle aime les styles composites (comme dans le cas de la basilique du Sacré-Cœur de Paris construite à la même époque en style dit romano-byzantin). L’édifice, selon les plans de l’abbé Pougnet, est de style byzantino-mauresque en forme de croix latine (65 mètres sur 30). La façade est encadrée de deux tours carrées, la croisée du transept est surmontée d’une grande coupole flanquée de huit clochetons et l’abside d’une coupole plus petite. L’église comporte une nef et deux bas-côtés séparés par des arcs outrepassés et le plafond est décoré de caissons avec arabesques sculptées, peintes et dorées. Aux murs figurent les blasons des donateurs pour la construction de la basilique. Les vitraux sont aussi décorés d’arabesques. La cathédrale est dotée d’un bourdon de six tonnes et d’un carillon de quatre cloches. Elles sont bénites par le cardinal Lavigerie qui a voulu être le parrain du bourdon Cyprien-Charles. Les autres cloches, par ordre de grandeur, s’appellent Augustin-Fulgence, Perpétue-Félicité, Louis-Eugène et Déogratias.

Article tiré de Wikipédia 

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