fév 02 2008

Trafic routier – un respect très relatif

Published by at 19:54 under Traditions


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

«Quel champ de bataille qu’est le trafic routier en Tunisie! Croyez-moi, j’ai regretté d’avoir loué une voiture pour me faciliter les déplacements durant mon séjour, car j’ai vraiment du mal à conduire normalement!», disait Layla, une Française d’origine tunisienne, venue en Tunisie pour y passer les vacances. Ce témoignage constitue un point de vue objectif sur la conduite «à la tunisienne».
Ce malaise, certes, fait partie du quotidien des Tunisiens, conducteurs soient-ils ou piétons. Il est encore plus intense dans les grandes villes. La conduite anarchique atteint son apogée dans la capitale. C’est là où les types d’infractions sont commis avec «art». Les conducteurs professionnels passent le plus clair de leur temps à commettre et à subir les infractions.
Le respect du Code de la route fait couramment défaut, laissant libre cours à une attitude légère et irresponsable.
Tarak est taxiste depuis quelques années. Il fait partie des jeunes professionnels dans ce domaine. Pour lui, le respect du Code de la route est relatif. «Certaines interdictions sont, à mon avis, indiscutables. Je cite, par exemple, le fait de rouler à contre-sens sur une autoroute. C’est trop dangereux. En revanche, opter pour un accès interdit, peu fréquenté, pour faciliter la circulation ou le fait de dépasser 90 km/h sur une route, dont le trafic est peu intense ou encore recevoir une communication téléphonique parfois urgente font partie du quotidien du conducteur», avoue Tarak. Il ajoute qu’en Tunisie, personne ne respecte vraiment le Code de la route… Par ailleurs, Tarak montre, en outre, du doigt le comportement des piétons, qui n’hésitent pas à traverser la route en toute nonchalance. Il implique également les chauffeurs de bus qui, à son avis, optent pour la plupart pour un comportement anarchique, égocentrique et très risqué.
Pour Walid, un autre taxiste, le respect du Code de la route dépend des moments de la journée. «Pendant la journée, mon respect pour la signalisation routière est infaillible, car le contrôle y est rigoureux. Par contre, la nuit, je ne respecte pratiquement pas ces règles, car le risque et le contrôle, tous deux sont faibles», souligne-t-il. Pour ce qui est, en effet, du «contrôle», ou plus précisément du dispositif mis en place pour appliquer les règles de la sécurité routière, il s’avère négativement jugé par les conducteurs.
Lire l’article complet sur karhba.com

No responses yet

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply