Archive for février, 2008

fév 29 2008

Sidi Bou Saïd : Sauvegarder l’harmonie

café sidi chaabane à sidi bou said

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

café sidi chaabane à sidi bou said« La question est embarrassante. En effet, comment parler d’une initiative qui procède des meilleures intentions mais qui se traduit par des maladresses préjudiciables; comment évoquer la chose sans égratigner l’amour-propre de celui qui a cru bien faire? …

Sidi Chebaane est un saint dévot qui vécut à l’époque médiévale et qui, comme nombre de ses semblables, s’est retiré sur la colline Al Manara pour y mener une existence pieuse, entièrement consacrée aux prières et à la contemplation. A sa mort, il a été inhumé à l’emplacement même de son ermitage, une grotte aménagée sur le flanc Est de la colline, au surplomb de la mer, face au superbe golfe de Tunis si propice, semble-t-il, au recueillement et à la méditation en ces temps reculés. Au-dessus de sa tombe, on a élevé une coupole, qui, des siècles durant, a été la seule «présence» en cet endroit, par ailleurs occasionnellement visité par des fidèles qui venaient se recueillir sur la tombe du saint personnage, et également discrètement fréquenté par les âmes sensibles à la beauté du décor naturel.
Les choses en sont restées là jusqu’au milieu des années 60 quand, à l’instigation du maire de l’époque, des banquettes en maçonnerie ont été aménagées tout autour du  mausolée pour faire de l’endroit un deuxième «Café des nattes», face à la mer celui-là, loin de la cohue et, surtout, offrant aux visiteurs un exutoire à l’encombrement de la Qahwa el âlia. Rapidement, l’établissement est devenu le point de ralliement des «branchés» et des amoureux qui viennent là savourer, en même temps qu’un thé à la menthe et aux pignons, une atmosphère empreinte de poésie et de sérénité.
Petit à petit, le  mausolée en est venu à se confondre avec le réduit qui sert à la préparation des boissons. Imperceptiblement, l’«esprit saint» se repliait, laissant la place aux célébrations profanes du «bon vivre».
Pendant longtemps, la commune de Sidi Bou Saïd a géré elle-même cet établissement, en ne se préoccupant que fort peu de l’entretien. Or, ce milieu est très fragile. Et cela s’est traduit par une détérioration des installations, ce qui a motivé la fermeture du café pour une bonne période. Dans cet intervalle, il a été décidé d’en confier la gestion à un opérateur privé. Le repreneur a immédiatement entrepris d’effectuer des travaux de remise en état ainsi que de rafraîchir les façades et de décorer l’ensemble.
Ce sont ces deux dernières opérations qui nous interpellent. Toitures, murs, murets et banquettes ont été recouverts d’un enduit qui, certes, les rend d’une blancheur très éclatante — trop, sous le soleil, et en deviennent même quasi aveuglants — mais présente le grave inconvénient d’être étanche, ce qui les empêche de «respirer» au gré des changements climatiques saisonniers et favorise la formation de poches d’humidité nuisibles à la santé du bâti.
Quant au décor, il est criard et de médiocre qualité : l’étalage ostentatoire de pseudo-  klim et margoum, l’intrusion du synthétique dans le revêtement du mobilier sont choquants. Ne parlons pas de ces roues métalliques et de la plus grande d’entre elles, ainsi que la parabole accolées à la coupole. C’est, à proprement parler, sacrilège!
Non. Les impératifs d’harmonie, d’authenticité et de durabilité dictent un retour à l’usage de la chaux ancestrale, le retrait des accessoires incongrus et la réintroduction des matériaux naturels (bois nu, jonc, fer…).
Cela, on doit le faire pour être en harmonie avec l’esprit de l’endroit, avec l’environnement naturel, le style de la localité qui a érigé la simplicité en canon de l’esthétique urbaine. Mais on doit le faire également pour une autre raison au moins tout aussi importante : l’exemplarité de Sidi Bou Saïd. Celui-ci inspire les Tunisiens partout où ils se trouvent, en bien ou en mal. C’est la raison pour laquelle aucun écart ne doit y être admis; en se propageant dans le pays, sa nuisance s’amplifie.
Alors, gare… »

Extrait de l’article de Tahar AYACHI dans l’édition de Vadrouille du 3 mars 2008 de La Presse

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fév 28 2008

Urbanisme : Mettre fin à la gabegie !

Chantier de la cité Ennasr en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

 

Je viens de consulter un article sur webmanagercenter que j’ai souhaité retranscrire ici dans sa totalité pour affirmer mon soutien et mon accord sur l’état désastreux des villes tunisiennes, sur l’expansion non contrôlée des chantiers d’immeubles ou de maisons, sur l’état des rues tunisiennes. Aujourd’hui pas une ville de la Tunisie ne peut se vanter d’un urbanisme propre et cohérent, d’un respect architectural rigoureux et réfléchis, hormis le haut du village de Sidi Bou Saïd. Il faut dire que c’est le berceau des premières règles et lois de protection du paysage urbain et architectural avec le baron d’Erlanger, malheureusement le Baron n’avait qu’une maison à Sidi Bou …

 

 » Quand on fait le tour des quartiers des villes tunisiennes, on ne peut manquer de s’exclamer : ‘’Mon royaume pour un urbaniste !’’. Car, à part un petit nombre de sites de bon goût, le reste est une gabegie plus ou moins flagrante alors que chacun ne semble n’en faire qu’à sa tête.

Les nouveaux bâtiments ‘’modernes’’ sont une autre paire de manches puisqu’il semble que, pour la plus part, le seul mot d’ordre soit l’ostentatoire et le tape-à-l’œil. La quasi-règle du mariage du métal et des baies vitrées éloigne de plus en plus de toute idée d’identité et contraste âprement avec notre culture qui est si riche et qui est tout indiquée pour être une constante source d’inspiration.

Ajoutez à cela le fait incontestable de la métropolisation grandissante du Grand Tunis, de plus en plus estampillée du sceau international avec ce que cela implique d’incontournable dans le fait de bâtir. Et une question se pose : Sommes-nous vraiment obligés de laisser que cette métropolisation se fasse sans goût et sans âme ?

C’est dans ce contexte que l’Association tunisienne des urbanistes (ATU) vient d’inviter deux urbanistes mondialement connus pour animer un débat de deux jours sur les problématiques de l’urbanisme en Tunisie, assorti de comparaisons avec des pays fortement urbanisés et une réflexion sur le métier d’urbaniste.

L’ATU, qui s’était déjà interrogée, l’année dernière, sur les villes tunisiennes et leurs transformations probables à l’horizon 2030, aura-t-elle la force et le courage de mobiliser les décideurs pour sauver l’espace urbain de nos villes de la gabegie ? »

 

Article de Maryam OMAR sur Webmanagercenter

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fév 27 2008

L’assida, une recette bien … marocaine !

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pub danone assida zgougou

Quand Delice – Danone se plonge dans les traditions, elle y perd quelque peu le nord …

Dans la lignée et le succès d’un de ses concurrents, Délice Danone lance sur le marché un pot de yaourt bien tunisien: l’Assida Zgougou en barquette plastique.

L’assida est un désert tunisien très populaire à base de semoule ou de farine , souvent accompagné d’huile d’oilve, de sucre, de dattes ou de fruits secs. La version zgougou est faîte à base de pignons et préparer pour la fête du Mouled.

Le slogan de sa campagne est des plus sensible : « un produit du bled », il se veut conquérir un public large ancré dans les traditions tunisiennes et donc jouer sur la fibre sensible des us et coutumes locales. Mais aussi essayer de concurrencer l’indétrônable « mama » qui dans la tête et le coeur de chacun des tunisiens reste la plus apte à faire la meilleure assida du monde. Pour cela le visuel est intelligemment conçu avec un pot plastique Delice Danone de assida zgougou posait sur le rebord d’une fenêtre surplombant une vue de medina arabe, comme pour mieux affirmer que leur assida est aussi bonne que celle faîte à la maison par la « mama ».

Seul hic, le visuel de la medina est quelque peu étonnant, parce que pour tout connaisseur de la Tunisie ou de l’architecture tunisienne le référend est étonnant et détonnant, puisque la vue représentant une medina est celle de la medina de FES AU MAROC.

Pourquoi cela ? n’existerait-il aucune medina en Tunisie ? Les photographes tunisiens ne seraient-ils pas capable de fournir une image identique sur la Tunisie ? Où se moque-t-on réellement de nous ? Cette image fut achetée, après mes recherches, sur le site de Getty images, l’une des plus importantes banques d’images photo au monde. Pour consulter la photo originale sur le site de Getty.

Pourquoi boycotter trop systèmatiquement les photographes en Tunisie es-il réellement plus coûteux ou difficile de demander ou produire une image équivalente dans la medina de Tunis ou dans des banque d’images sur la Tunisie comme www.imagesdetunisie.com ou www.imagesphotobox.com

Il est vrai que cette agence m’a contacté, et que je disposais en banque d’images d’une photo similaire et me suis même proposé à la réaliser pour un tarif similaire voir moins cher que le prix de cession des droits chez Getty. Alors pourquoi de telles attitudes, parce que ce n’est pas la première fois, de la part des professionnels de la publicité que de refuser aujourd’hui d’exploiter de vrai fond d’images sur la Tunisie développer par les photographes à des efforts et coûts élevés pour se mettre à niveau. Pourquoi aujourd’hui les agences puisent-elles majoritairement leurs images sur internet ou même font-elles appel à des photographes français, rejetant ainsi toutes productions d’images avec les photographes tunisiens ou en Tunisie. Les efforts produits par ces photographes pour s’équiper et s’adapter à l’évolution du numérique fut considérables ces dernières années avec des prix bien souvent inférieurs à ceux des banque d’images mais un atout de personnalisation et de « tunisification » de l’image publicitaire incontestables.

Alors agences et annonceurs souhaitez-vous la disparition de la photo publicitaire et de la photo en général en Tunisie ou souhaitez-vous participer à son développement et son enrichissement.

A lire à ce sujet une vieille chronique sur le problème des banques d’images sur le site de madwatch 

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fév 26 2008

Paysage kerkennien

mosquée en bord de mer sur les îles de Kerkennah
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Mosquée à l’abandon en bord de mer sur les îles de Kerkennah

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fév 25 2008

Y’a bon la petite cueillère …

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pub yaourt vitalait en Tunisie

Qu’est ce qui est le meilleur chez Vitalait ?

Le Yaourt ou la petite cueillière ?

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fév 24 2008

Excursion à Korbous, la ville thermale

Les eaux chaudes de korbous en Tuniie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Korbous station thermale du Cap Bon en TunisieDepuis Soliman, on accède à Korbous par une très belle route de corniche dominée par les falaises rouges ocre aux aloès et figuiers de barbarie et surplombant une mer aux couleurs variant entre le bleu et le vert, le paysage est accidenté et sauvage.  La station thermale de Korbous est réputée depuis l’époque antique, les romains venaient en bateau depuis Carthage en traversant le Golfe de Tunis. Située face à Carthage à 20 km à vol d’oiseau, cette petite ville est installée au pied d’une falaise plongeant dans la mer. Le site est exceptionnel, particulièrement sauvage, il allie mer et montagne, véritable petites calanques de Tunisie, il offre de plus une vue unique sur le golfe de Tunis.
En 42 avant JC, le romain Decimus Laelius Balbus découvre le site et ses nombreuses sources et en fait la station thermale préférée des romains. La station dénommée alors Aquae Calidae Carpitanae profitait déjà des bienfaits curatifs de ces eaux chaudes qui jaillissent à plus de 50°C de la montagne, à la fois radioactive, sulfatée sodique et calcique, elle est idéale pour le traitement des affections arthritiques et rhumatismales ainsi que pour l’obésité, la cellulite et l’hypertension. Le site va être longtemps oublié et ce n’est qu’au 19ème siècle que Ahmed Bey profitera de ses bienfaits et y fit construire un pavillon aujourd’hui occupé par l’établissement thermale. La petite ville ne compte qu’une grande rue, quelques maisons, une mosquée et deux hôtels cachant ici et là plusieurs sources d’eau. De l’hôtel des Thermes, empruntez l’escalier pour rejoindre la pierre de Zerziha, où les femmes viennent glisser dessus dans l’espoir de guérir de la stérilité. Un autre lieu tout aussi étrange mérite le détour, il s’agit d’Aïn el Arraka (source de l’Etuve), qui alimente un hammam à l’atmosphère insolite, il est en fait éclairé à la seule lueur de bougies.
A 2 km avant Korbous, c’est la source d’eau Aïn Oktor qui vous reçoit, elle est une eau minérale aux propriétés proches de celles de Vittel et qui est exploitée dans l’usine d’embouteillage. De cette petite station vous avez une vue remarquable sur le site de Korbous et en rejoignant à pied le marabout Sidi Amara, située un peu plus haut sur la colline, engagez ensuite une ascension de la colline (400m), aucun sentier balisé mais chemin facile et la garantie d’un panorama exceptionnel.
A 2 km après Korbous, rejoignez la source du Bouc (Aïn el Atrous) facilement repérable par son animation et ses restaurants. Depuis la route prenez le petit escalier qui mène à la mer et découvrez cette eau jaillissant de la montagne à plus de 50°C et se déversant dans un nuage de vapeur dans la mer. Le lieu est propice à la baignade.
Continuez la route et rejoignez El Haouaria, à la pointe nord du Cap Bon, la route atteint d’abord le col de Douela, le long du littoral puis redescend vers l’intérieur des terres pour retrouver 40 km plus loin la côte au niveau du village de pêcheur de Sidi Daoud (cf. encadré) puis 13 km plus loin El Haouaria.

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fév 23 2008

La Petite Sicile de Tunisie

 église de la petite sicile à la Goulette en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Depuis les années 1960, les Italiens de Tunis vivent de petits métiers. Tunis fut une destination privilégiée, à 60 kilomètres, des côtes de Sardaigne. Ils furent nombreux et divers ceux qui venaient chercher une certaine tranquillité, d’autres fortune à Tunis. Vinrent donc des Siciliens, des Sardes, des gens des pouilles, et de Calabre, des Toscans et des Génois, mais aussi des carbonari qui fuyaient les persécutions de la Restauration, des exilés Républicains fidèles à Guiseppe Mazzini, aussi des pêcheurs, des mineurs, des paysans en quête d’une vie meilleure. Le lieu de leur installation , un quartier qui a commencé sa construction au milieu du XIXème siècle est La Goulette que l’on appelait la « petite Sicile ». Ce lieu, puisqu’il reste encore quelques italiens à Tunis, porte toujours cette dénomination. Dans «la petite Sicile» l’église est dédiée à Saint Fidèle, elle comporte trois chapelles avec trois statues différentes de la vierge: Notre Dame de Lourdes, La Bienheureuse Vierge du Carmel et Notre Dame de Trapani, ainsi les fidèles français, italiens, et Maltais pouvaient s’agenouiller devant la vierge vénérée dans les pays d’origine; Le 15 août les familles musulmanes et juives faisaient elles aussi porter des cierges à l’église en signe de respect; Il n’était pas rare lors de la procession du 15 août que même les non chrétiens suivent la procession qui mêlaient les cantiques à la vierge et les youyous des femmes tunisiennes.
Aujourd’hui « la petite Sicile » n’existe pratiquement plus ! L’église de la Goulette a été préservée par miracle. Promis au pic de démolisseurs, lorsqu‘en 1986, Luigi Scalfaro en visite en Tunisie demanda d’aller à la messe, l’église fut restaurée. Aujourd’hui la colonie italienne est composée de chef d’entreprises, nouvelle génération, qui ne se soucient guère des autres italiens …

Article extrait du site www.webzinemaker.com

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fév 21 2008

Au coeur du Tell

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Paysage dans la région du Tell sur la route entre Mateur et Sejenane .

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Femmes nettoyant des tapis dans un oued. Paysage de champ de blé dans la région du Tell sur la route entre Mateur et Sejenane .

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fév 20 2008

Mosaïque romaine : les Xenias

Xenia, mosaique romaine, ici un verre et un pichet de vin

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Xenia, mosaique romaine, ici un poulet dépluméLes spécialistes de la mosaïque antique définissent le terme Xenia comme suit: “images de nature morte figurant des fruits, des légumes, du gibier ou d’autres victuailles qu’on trouve souvent disposées sur les sols des salles à manger ou de réception pour honorer les convives et exalter en même temps la générosité du maître de maison”. D’origine hellénistique, ce type de représentation “gastronomique” est introduit en Afrique dès le IIe siècle après J.-C. Il occupe une place importante dans le décor domestique. Les mosaïques à xenia sont un témoignage fidèle de la prospérité agricole et de la générosité des propriétaires terriens africains. En effet le visiteur qui parcourt les musées et les sites archéologiques en Tunisie constate la richesse et la diversité de la production agricole: Ainsi nous rencontrons des grives, des canards, des cerises, des dattes, des figues, des poires, des melons, des grenades Le thème xenia est intimement lié aux banquets et aux festins organisés et offerts par des généreux évergètes.

Texte extrait du site Medina Portal 

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fév 19 2008

L’oasis de montagne de Midès

Oasis de montagne de Midès - Région du Djerid en Tunisie

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Oasis de montagne de Midès - Région du Djerid en TunisieMidès qui fut elle aussi romaine (Mades), rassemble tout le charme et toute la rudesse des oasis de montagne, c’est la plus sauvage, avec ses gorges uniques profondes et tourmentées, des sculptures de la nature, ses palmiers élancés, ses jardins enchanteurs où mûrissent orangers et grenadiers, où bourdonnent les abeilles et où embaument roses et jasmin. Midès offre au visiteur de magnifiques paysages. Le village, les oasis et les canyons se côtoient et donnent une sensation de fraîcheur et de bien être. Mais ne quittez pas Midès sans faire une promenade à dos d’âne, dans les oasis. C’est la spécialité du coin.

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fév 18 2008

Chaussures du désert

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Paire de chaussure du désert - Douiret dans la région du Dahar en Tunisie.

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Paire de chaussure du désert dans une maison du village berbère de Douiret dans la région du Dahar, sud est de la Tunisie.

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fév 17 2008

L’art de la brique dans le Djerid

L’art de la brique à Tozeur en Tunisie

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L’art de la brique à Tozeur en TunisieL’utilisation de la brique donne sa caractéristique et son charme à l’architecture des médinas de Tozeur et Nefta. Si l’existence d’importants gisements d’argile fut une raison du choix des maçons, il en est d’autres qui tiennent à la qualité propre de la brique. Sa porosité lui permet d’absorber facilement les eaux de pluie et de conserver une relative fraîcheur. C’est aussi un matériau extrêmement résistant, dont le faible taux de dilatation (plus faible que celui du béton) permet de résister aux grandes amplitudes thermiques. Séchée à l’air libre, puis cuite au four pendant 24h – par fournée pouvant atteindre 20 000 pièces -, la brique de Tozeur, de couleur claire (2/3 d’argile blanche pour 1/3 d’argile rouge), mesure invariablement 17 cm sur 8 cm de long et 3,5 cm de large.

L’art de la brique à Tozeur en TunisieCes faibles dimensions permettent aux maîtres maçons de réaliser, en jouant sur les trois faces de la brique, des motifs décoratifs d’une variété infinie : frises de losanges, de palmes, de serpents ou encore de chameaux stylisés dans les encadrements des portes et des fenêtres, ou sur les murs de vastes panneaux qui s’apparentent à l’art du tapis. Outre leur valeur esthétique propre, ces décorations de briques présentent un autre intérêt : en créant des reliefs, elles ménagent des zones d’ombres sur les murs qui, ainsi, ne sont pas entièrement frappés par le soleil.

Texte extrait du Guide Bleu Tunisie aux éditions Hachette Tourisme, P 410.

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fév 16 2008

Les dunes de Debbecha

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Dunes de Debbecha près du Chott el Djerid en Tunisie

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Les Dunes de Debbecha et ses formations de sable à la sortie du Chott el Djerid du côté de Kebili.

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fév 15 2008

Oeufs de crocodiles

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Collecte des oeufs de crcodiles au parc djerba explore en Tunisie

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Collecte des oeufs de crocodiles à la fermes aux crocodiles du Parc Djerba Explore par un jeune tunisien lors d’un atelier de découverte. Cinq mois après l’accouplement entre le mâle et la femelle, en général au courant du mois de janvier, cette dernière enfouit entre 30 et 60 oeufs dans le sable et au soleil et les recouvre. A la ferme, les oeufs sont collectés dans les bassins avant d’être mis en couveuse à la nurserie.

Site de la ferme aux crocodiles

Site du Parc Djerba Explore

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fév 14 2008

Tissage à Toujane

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Femme tissant un tapis dans sa maison à Toujane

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Dans la région du Dahar, Toujane est un village en pierre adossé à la montagne en forme de cirque dominant de ses 630m un oued encaissé. Les quelques berbères vivant encore dans ces maisons ont mis à profit leur artisanat qu’ils exposent aux touristes. Les habitants de Toujane proposent de très beaux kilims et pièces de tissus confectionnés par les femmes du village dans leur maison. Ici un métier à tisser installé dans la pièce principale d’une maison troglodytique sur les pentes de la colline.

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fév 13 2008

Le chêne liège en Kroumirie

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Stock de liège en Kroumirie - Tunisie

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Chêne liège en Kroumirie - TunisieC’est une espèce extrêmement polymorphe comme la plupart des chênes ; elle est caractérisée par la formation subéreuse de son écorce donnant le liège. Le chêne liège est un arbre généralement de taille moyenne pouvant atteindre 7 à 10 m de hauteur lorsqu’il est en peuplement. A l’état isolé par contre, il peut atteindre jusqu’à 20 à 25 m de hauteur. Le tronc de l’arbre ainsi que les rameaux sont recouverts d’une écorce crevassée, épaisse et spongieuse appelée liège. Les feuilles de forme assez ovale sont dentées sur les bords, elles sont vertes, luisantes sur la face supérieure, alors que la face inférieure est blanchâtre et tomenteuse. Le gland, fruit du chêne liège, est trapu et arrondi au sommet, sa longueur est comprise entre 2,5 et 3 cm. Le chêne liège forme la forêt climax sur sol non calcaire dans les régions ayant une tranche pluviométrique minimale de 600 mm. C’est une espèce typiquement méditerranéenne dont l’aire est limitée au bassin occidental de la Méditerranée, Tunisie, Algérie, Maroc, Espagne, France, Italie et aux côtes Atlantiques du Maroc et du Portugal.
En Tunisie, il est essentiellement cantonné dans le Nord, dans les climats subhumide, humide, perhumide (de Bizerte à Tabarka). Des stations isolées se retrouvent au Cap Bon (Djebel Abderrahman) et disséminent dans la dorsale tunisienne jusqu’au djebel Serj qui est la station la plus méridionale.

Tronc et écorce de chêne liège en Kroumirie - TunisieChaque année, au rythme des saisons, le tronc de l’arbre du chêne liège s’épaissit grâce à deux anneaux qui fabriquent ces cellules nouvelles. L’anneau du coeur, le plus central où est installé le double système circulatoire dans lequel s’écoulent les liquides nourriciers ou sèves. L’anneau de l’écorce rembourre la tige de cellules fraîches et lui confectionne un fourreau protecteur contre le froid et la chaleur et les chocs. Les cellules dont il est formé ne tardent pas à mourir, seules les parois restent sur place. Ces parois très épaisses sont construites dans une substance élastique et imperméable appelée
suber ou liège.

Le liège est récolté manuellement pendant les mois d’été, l’exploitation de la première couche donne du liège crevassé, dur, cassant, appelé liège mâle et permet de former, dans une période de 10
à 12 ans, une nouvelle couche de liège plus régulière et plus souple appelée liège de reproduction. La qualité de celui-ci s’améliore jusqu’à la quatrième récolte, puis baisse rapidement.

Plus d’infos sur le chêne liège

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fév 12 2008

Rose des sables

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Rose des sables à Rjim Maatoug en Tunisie

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Une superbe rose des sables sur l’exploitation de Lassaâd Alaoui près de Maatoug au sud du Chott El Djerid.  » Pas une rose des sables n’est identique à une autre. Chacune est formée par l’assemblage de lamelles de gypse. Le mot vient de l’arabe qui signifie plâtre ou pierre à plâtre. Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses. Les cristaux s’amincissent à leurs extrémités jusqu’à devenir transparent. Le développement des cristaux s’effectue dans le plan horizontal qui est également celui du toit de la nappe phréatique. Autour des lames horizontales bien développées s’ajouteront d’autres cristaux.
Elles poussent souvent quand cette roche est imbibée par une nappe phréatique riche en sulfate et en calcium. L’eau que l’on peut atteindre en creusant un puits est riche en sulfate de calcium. Par capillarité, elle va imbiber le sable et, ainsi monter vers la surface ce qui contribue à entretenir l’ascension de l’eau vers la surface. Entre la nappe et la surface, il y a donc un niveau où la saturation est atteinte : le gypse commence à cristalliser. » C’est le cas dans les carrières de Lassaâd Alaoui à Rjim Maâtoug. Il vit et cultive ses roses des sables au bord du Chott el Jerid en Tunisie. Il a une connaissance des roses des sables qu’il a acquit à leur contact depuis de nombreuses années en les cherchant.

Extrait de l’article paru sur le site de l’association Géo Paléo Houlgate

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fév 11 2008

Tisserand à Mahdia

Tisserand à Mahdia en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Métier à tisser à Mahdia en TunisieÉrigée sur un ancien comptoir phénicien (814-146 av. J.-C.) et romain (146 av. J.-C. à 439 apr. J.-C.), la ville de Mahdia se situe sur une presqu’île rocheuse rattachée au continent africain à environ 230 km au Sud de Tunis.
Alors que les traces architecturales de cette période historique se détériorent et même se font démolir, une tout autre tradition persiste tout en conservant et soulignant le passé phénicien et romain de
Mahdia. Cette tradition est celle du costume traditionnel de Mahdia car cet habit est un mélange de tunique punique et de drapé romain. Ce tissage conçu par un homme accompagne la femme durant toute sa vie, et ce, même jusqu’au transport de la défunte au cimetière.

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fév 10 2008

Cathédrale Saint-Louis de Carthage

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La cathédrale saint Louis de Carthage en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La cathédrale Saint-Louis de Carthage est une ancienne cathédrale catholique située à Carthage. Située au sommet de la colline de Byrsa et à proximité des ruines de l’antique cité punique puis romaine, elle est aujourd’hui désaffectée pour le culte mais accueille des concerts de musique tunisienne et de musique classique.

 Histoire
« Louange à Dieu l’Unique, auquel retournent toutes choses ! Nous cédons à perpétuité à Sa Majesté le roi de France un emplacement dans la Malka, suffisant pour élever un monument religieux en l’honneur du roi Louis IX à l’endroit où ce prince est mort. Nous nous engageons à respecter et à faire respecter ce monument consacré par le roi de France à la mémoire d’un de ses plus illustres aïeux. Salut de la part du serviteur de Dieu, Hussein-Pacha-Bey. Que le Très-Haut lui soit favorable ! Amen.
Le 17 de sefer de l’année 1246. Fait au Bardo le 8 août 1830. Au consul général Mathieu de Lesseps »
C’est par ces mots qu’Hussein II Bey donne au consul général de France l’autorisation d’édifier une cathédrale sur le site de l’antique Carthage, de déterminer son emplacement et de prendre tout le terrain nécessaire. Le consul charge son fils Jules de cette mission. Celui-ci, après avoir examiné attentivement les lieux, conclut que la chapelle doit être construite sur la colline de Byrsa, au centre de l’acropole punique, à l’emplacement du temple d’Esculape. Louis-Philippe Ier approuve ce projet. L’architecte choisi le conçoit avec des proportions modestes et une architecture où se mêlent les styles gothique et byzantin. Il réussit, en tout cas, à lui donner l’aspect d’un riche marabout tout en rappelant la chapelle royale de Dreux. Une croix, la seule debout à cette date en Tunisie, surmontait l’édifice. Des descendants des familles de croisés, compagnons du souverain, participent à son financement.
Édifiée entre 1884 et 1890, sous le protectorat français, elle devient primatiale d’Afrique lorsque le titre de primat d’Afrique est restauré au profit du cardinal Lavigerie, titulaire des archidiocèses d’Alger et de Carthage unis en sa personne. Le bâtiment est consacré en grande pompe en présence de nombreux dignitaires ecclésiastiques.
À sa mort, le cardinal Lavigerie y est inhumé et un monument funéraire élevé en sa mémoire. Son corps repose aujourd’hui dans la crypte de la maison généralice à Rome.

Architecture
L’architecture de la fin du XIXe siècle aime les styles composites (comme dans le cas de la basilique du Sacré-Cœur de Paris construite à la même époque en style dit romano-byzantin). L’édifice, selon les plans de l’abbé Pougnet, est de style byzantino-mauresque en forme de croix latine (65 mètres sur 30). La façade est encadrée de deux tours carrées, la croisée du transept est surmontée d’une grande coupole flanquée de huit clochetons et l’abside d’une coupole plus petite. L’église comporte une nef et deux bas-côtés séparés par des arcs outrepassés et le plafond est décoré de caissons avec arabesques sculptées, peintes et dorées. Aux murs figurent les blasons des donateurs pour la construction de la basilique. Les vitraux sont aussi décorés d’arabesques. La cathédrale est dotée d’un bourdon de six tonnes et d’un carillon de quatre cloches. Elles sont bénites par le cardinal Lavigerie qui a voulu être le parrain du bourdon Cyprien-Charles. Les autres cloches, par ordre de grandeur, s’appellent Augustin-Fulgence, Perpétue-Félicité, Louis-Eugène et Déogratias.

Article tiré de Wikipédia 

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fév 09 2008

Le musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Récemment restauré par des financements privés, ce petit musée est installé dans l’une des plus anciennes demeures de la médina. Les différentes pièces ont été réhabilitées selon leurs fonctions afin de présenter la vie quotidienne et sociale en ces demeures. De petites tailles, les chambres et dépendances s’organisent autour d’un patio à ciel ouvert, l’une d’elles très intéressante regroupe un véritable trousseau de la mariée, costumes traditionnels, bijoux et accessoires sont exposés.

Sur deux niveaux vous pourrez découvrir les espaces traditionnels avec ses différentes pièces, chambres, cuisines, dépendances où sont présentées les objets et costumes du quotidien et des cérémonies traditionnelles : tapis, couvertures, ustensiles de cuisine, coffres et boites à maquillage, ainsi que poteries, armes, lampes et objets d’époques antiques sont exposés.
(ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h30 sauf lundis et jours fériés)

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