Archive for janvier, 2008

jan 31 2008

Signes et symboles dans l’art tunisien


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La symbolique tunisienne est très riche ; elle procède de plusieurs substrats culturels multiséculaires. Le passé berbère, les sédimentations successives puniques, romaines, vandales, byzantines, arabes, turques et les inter influences méditerranéennes expliquent et sont à l’origine de cette richesse. Les motifs reproduits par les artisans tunisiens, quelqu’en soit le support : broderies, tapis, textiles, céramiques, marbre, stuc, cuivres, bois, bijoux d’or et d’argent, expriment non seulement un art mais il traduisent également, d’une certaine manière, les croyances, les superstitions et les moyens imaginés par l’homme pour se protéger. Certes, il existe un art rural et un art citadin, un art régional – celui du littoral et celui de l’intérieur du pays, celui du nord et celui du sud, mais ils puisent dans le même fond culturel. La différence entre citadins et ruraux résiderait à la fois dans la qualité de la facture et peut-être dans l’importance de l’art figuratif dans les campagnes. Nous allons classer les signes et les symboles par catégories et parler, si possible, de leurs usages dans la vie quotidienne.
Textile et céramique provenant de la collection du musée Lalla Hadria au Parc Djerba Explore
Texte extrait du site Medina Portal

No responses yet

jan 30 2008

Minaret ottoman

Published by under Architecture,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Minaret de la mosquée Hammouda Pacha au coeur du quartier historique de la medina de Tunis

No responses yet

jan 29 2008

Les Chotts du Djerid

Published by under Environnement,Paysage,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Le Bled el-Djerid, « pays des palmes », est une région steppique pré-saharienne où les reliefs oscillent entre les montagnes aux canyons abruptes et les plaines basses et désertiques des chotts (mer de sel) d’où émergent en bordure les plus luxuriantes oasis du sud tunisien, avant d’entrer de plein pied dans le grand désert.

Le Chott El Djerid et le Chott el Fejaj
Il s’agit ici d’un des paysages les plus fascinants du sud tunisien, trois chotts de tailles différentes coupent littéralement en deux la Tunisie d’Est en Ouest sur plus de 350 km, entre Gabès et la frontière algérienne. A l’est, le Chott el Fejaj qui est l’extension orientale du Chott el Djerid, le plus étendu, et à l’ouest un chott plus petit qui sépare Tozeur des Oasis de montagne, le Chott el Gharsa. Mais c’est ici les deux premiers qui vont nous intéresser. Tout d’abord, le très spectaculaire Chott El Djerid, lieu très attractif pour les aventuriers mais aussi très dangereux. Il s’agit en fait d’une vaste dépression composée de marécages salés et le plus souvent asséchés appelés sebkha, où aucune végétation ne pousse dans cette masse dense de sels solubles, de chlorures et de sulfates qui constituent une couche reposant sur un sol instable de boue argileuse ou de sable. En été la surface est composée d’une couche translucide blanche et durcit par le soleil, où la réflexion de la lumière y est éblouissante et brûlante, c’est alors que surgissent de nombreux mirages. Cette couche offre par contre au fil de la journée un jeu de lumière extraordinaire surtout au moment du coucher de soleil admirable et unique depuis la route qui le traverse. Par contre lors des hivers pluvieux, cette étendue se transforme en une mer intérieure des plus étonnantes où il est alors vivement déconseillé de quitter la route. Empruntez donc la route aménagée sur une digue et qui traverse depuis l’oasis de Kriz, à l’Ouest, à Kébili, au sud sud-est, sur plus de 75 km, ce paysage des plus spectaculaires.

No responses yet

jan 28 2008

L’art punique : Oenochoé en bronze

Published by under archéologie,patrimoine,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La panse de cette oenochoé (cruche à verser le vin) en bronze est ornée d’un décor simple: des cannelures de part et d’autre d’une bande médiane. L’anse est formée de deux figurines: un adolescent accroché au col qu’il tient entre ses jambes et un personnage barbu dont le corps arqué en arrière prend appui sur un masque servant d’attache inférieure et qui place ses mains sur la tête de l’adolescent. certains spécialistes attribuent cette oenochoé à l’Etrurie, d’autres à Tarente ou encore Carthage (H. 25 cm, diam. 14 cm, Cathage, Vème siècle avant JC, musée de Carthage).

No responses yet

jan 27 2008

Les plus célèbres WC

Published by under Insolite,Paysage


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Situées au bord de la route en plein milieu du Chott El Jerid, ces « toilettes normale » sont les plus célèbres de Tunisie, elles sont référencées et publiées dans la quasi totalité des guides touristiques et sont une pause obligatoire, pas forcèment pour ses besoins … Et d’ailleurs heureusement !!!

One response so far

jan 26 2008

Production de sel

Published by under Environnement


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La carte du sel en Tunisie n’a pas subi de grande variation depuis l’Antiquité, la répartition est restée en gros la même. En effet les centres de production de sel se concentrent sur le littoral là ou sont installées les industries en rapport avec la pêche . D’ores et déjà l’on peut définir quatre zones: -Zone de la Tripolitaine autour du lac El Bibèn à El Mdeina la Zouchis de Strabon qui correspond à la ville des salaisons ou tarichiae signalée par le géographe Strabon, et aussi à Naoura et à la ville antique de Meninx au sud de l’ile de Jerba connue pour ses industries de pourpre, à quoi il faudrait ajouter la région de Gabès en particulier à henchir Chouggaf et oued Akarit. -Zone de Byzacène qui groupe les centres de production de Thaenae, de Borj El Hsar (Cercina), de Salacta (Sullectum), de tarichiae(ou ville des salaisons) signalée par Strabon entre Hadrumète et Thapsus du cap d’Hammon Baaliatho où Strabon toujours signalait des guettes à thon ou tynoscopeia -Zone de Zeugitane qui groupe le littoral du Cap-Bon et les golfes de Tunis et de Bizerte. Des traces des industries halieutiques sont localisées à Neapolis, à Oued El Ksab, à Sidi Daoud (l’antique Missua), à El Mraissa, à Carthage (d’où provient une inscription punique relatif à un saunier), dans la région d’Utique, dans l’île de la Galite…
Article extrait de Medina Portal

No responses yet

jan 25 2008

Une normande dans l’oasis

Published by under Insolite,Paysage


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Rencontre avec une vache noire et blanche dans l’oasis de Tamerza.

No responses yet

jan 24 2008

Chott el Gharsa

Published by under Environnement,Paysage


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Etendue d’eau sur le Chott El Gharsa au bord de la route entre Chebika et El Hamma dans le Djerid, sud ouest tunisien.

No responses yet

jan 23 2008

Camel et Dromadaires …

Published by under Insolite


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

No responses yet

jan 22 2008

Le tourisme culturel en Tunisie

Published by under patrimoine,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Après des années d’oubli, le tourisme culturel commence difficilement à prendre forme en Tunisie. les richesses patrimoniales de la Tunisie sont très importantes et couvrent une grande partie des civilisations de la Méditerranée: berbères, phéniciens, puniques, numides, romains, byzantins, arabes, turcs, andalous et j’en oublie. Chacune de ces civilisations a lancé ses traces sur le petit territoire tunisien en en faisant un véritable joyau culturel et architectural.
Les majestueux sites archéologiques antiques, les médinas arabes et ses palais, … offrent à la Tunisie un vrai potentiel culturel trop peu exploité et effacé par le tourisme balnéaire. Certes la visite du musée du bardo, de l’amphithéâtre d’El Jem ou des souks de nos medinas restent incontournable pour tous touristes en excursion mais l’approche et le contenu de ces propres visites sont trop souvent contestables et contestés. Le tourisme culturel ne tient pas au seul fait de poser le touriste devant un monument pour l’attirer au plus vite vers des échoppes touristiques aux produits artisanaux de Chine. Le tourisme culturel doit être développé autour d’un vrai programme, d’un encadrement de qualité destiné à faire connaître un patrimoine, une histoire et mieux comprendre ainsi les spécificités actuelles de la Tunisie.
Certes on constate depuis le début des années 2000 un vrai programme de mise en valeur des sites et musées mais tout cela doit être accompagné d’un vrai dynamisme du tourisme culturel : campagne de promotion des richesses du patrimoine tunisien, développement des structures de transport, d’hébergement et d’accueil destinées à favoriser un tourisme individuel, mise en place d’un vrai programme de formation et de selection des guides, signalétique, informations et respects des sites.
Ci dessous quelques extraits d’un article sur Audinet intitulé : « Tourisme culturel : Pour une industrie touristique évoluée », l’utilisation du mot industrie pour le tourisme culturel me parait périlleux, le tourisme culturel ne peut être traité à mon sens comme le balnéaire.

 » Dans le cadre de l’intérêt accru porté au tourisme culturel dans le monde et à son rôle dans l’enrichissement du secteur touristique, la Tunisie s’est employée à promouvoir ce secteur au service du développement économique, surtout que les indicateurs du développement prennent désormais en compte la capacité des pays à exploiter la matière culturelle dans les plans de développement. Par conséquent, la Tunisie a choisi d’exploiter la culture au service du secteur touristique, dans le cadre d’une approche visant à intégrer la culture dans le circuit économique, tout en veillant à préserver les attributs de l’identité nationale et les spécificités culturelles et civilisationnelles. La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla, outre le parc environnemental d’Ennahli, le parc la Falaise de Monastir et les parc nationaux d’Ichkeul, Bouhedma et Châambi, mais aussi les forts de Sousse, Hammamet et Mahdia, les sites archéologiques d’Utique, Bella-regia et Kerkouan, outre la restauration de pièces de musées et leur traitement par les services compétents du laboratoire du patrimoine. Les travaux de restauration ont englobé les musées d’El Jem et de Djerba, outre la création de nouveaux musées et l’ouverture de plusieurs sites archéologiques aux visiteurs en vue de diversifier l’offre dans le domaine du patrimoine, particulièrement, celui situé à proximité des zones touristiques. Dans ce contexte, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et du développement culturel s’emploie à consacrer le principe de la décentralisation en matière de sauvegarde du riche patrimoine national, tout en intégrant les industries culturelles pour faire connaître le patrimoine à travers les gadgets souvenirs, les répliques des pièces archéologiques, les dépliants et les cartes postales, outre l’incitation des investisseurs privés à s’engager sur cette voie. Dans le cadre de ce plan, il sera procédé, pour la première fois, au recrutement de nouveaux guides touristiques diplômés de l’institut supérieur des métiers du patrimoine pour renforcer la promotion des sites et fournir des informations fiables au visiteur et au touriste. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et du développement culturel a créé un site Web trilingue (arabe- français-anglais) couvrant toutes les régions du pays pour mette en exergue la richesse du patrimoine de la Tunisie. … « 

Parmis les programmes de L’agence, une vraie campagne médiatique en Tunisie et à l’étranger me semble un premier pas pour faire connaître les richesses et l’identité culturelle de la Tunisie, on aimerait avoir enfin des touristes qui viennent en Tunisie pour découvrir son patrimoine et non plus seulement pour le prix, à l’instar d’un grand nombre de ses pays voisins ou concurrents comme le Maroc, l’Egypte, La Turquie, l’Espagne, …
Ceci est un long débat néccessitant une vraie volonté de la part de l’ensemble des acteurs du tourisme tant institutionnel que privé qui doivent comprendre que depuis plusieurs décennies la demande d’un tourisme culturel est une vraie réalité et un marché porteur et de qualité.

No responses yet

jan 21 2008

Masque grimaçant

Published by under archéologie,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Masque grotesque et grimaçant en terre cuite de l’époque punique. VIII av JC, provenant de Carthage, et exposé au musée du Bardo.

One response so far

jan 20 2008

L’amphithéâtre d’El Jem


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Construit sur le modèle du colisée de Rome, sa taille lui est inférieure avec 427 m de périmètre contre 527 et d’une capacité de 30 000 contre 45 000 spectateurs à Rome. Mais sa situation au milieu de rien lui donne un aspect particulièrement majestueux et grandiose, nombreuses fois décrit à travers les siècles comme un modèle du genre et est considéré aujourd’hui comme le troisième du monde romain après Rome et Capoue. Edifié vers la fin du 2ème siècle, soit probablement l’un des derniers du monde antique, il a pu profiter des progrès et expériences tirés des défauts révélés sur les anciens édifices du genre. Meilleure statique ; confort de visibilité pour les spectateurs ; bonne fonctionnalité et homogénéité architecturale des espaces communs et des machineries ; accessibilités, distributions et évacuations optimisées ; système ingénieux de captage des eaux faisant du monument un gigantesque impluvium ; en font un exemple du genre. L’édifice, construit tout en blocs de pierre de taille aux teintes chaudes et à la patine dorée, donne, en plus d’un dépouillement décoratif, un aspect majestueux et imposant à ce monument festif.
Sa façade, haute de 36 m, s’offre à vous sur trois niveaux de galeries quasi intactes, une fois l’entrée franchie, rejoignez le centre de l’arêne pour découvrir la cavea, malheureusement en grande partie détruite. Allez visiter le sous-sol de l’arène qui comprend deux galeries bordées de 16 cellules destinées à abriter les fauves. Parcourez ensuite les galeries de circulation et les étages supérieures de l’édifice pour découvrir la vue impressionnante qui vous est offerte sur le monument, la ville et la campagne d’El Jem.

One response so far

jan 19 2008

Le pétrole en Tunisie

Published by under Environnement


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Plateforme pétrolière off-shore au large des îles de Kerkennah

One response so far

jan 18 2008

Forgeron, métier d’art

Published by under tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

« J’ai encore en mémoire, cette frayeur qui s’emparait de moi quand, pour me rendre à un cours d’instruction religieuse, j’étais obligée de traverser la « rue des forgerons ». Je ne sais pourquoi on l’appelait rue, c’était plutôt une place qui s’étalait de toute sa surface carrée sous un ciel intense. De petites forges étaient alignées sagement sur ses flancs. Les forgerons travaillaient à l’extérieur sur le pas de leur porte. Debout devant son enclume, le forgeron battait à coups de marteau le fer rougi dans la forge. C’était un véritable tintamarre ! Des gerbes d’étincelles jaillissaient à chaque coup de marteau, se mêlant aux rayons d’un soleil de plomb.
Pour moi, c’était chaque fois l’insupportable traversée de la fournaise. Et, puis ces braves gorgerons ma faisaient peur et peine à la fois. C’étaient des êtres herculéens, dignes d’un tableau de Vélasquez. Le torse nu , les jambes nues, déjà sombres de peau, rendus tout à fait noirs par la poussière de charbon, ruisselants de sueur. Les passants allaient, venaient, les forgerons battaient toujours le fer, façonnaient de gros ouvrages inusables, ferraient des chevaux. Depuis quand étaient ils là ces braves gens ? Depuis toujours sans doute ! »

Had HANNA, Dans tes ruines, Neapolis, Paris, La Pensée universelle, 1980 [réédité en 1991], 195 p.

No responses yet

jan 17 2008

Sama Dubai … vue du ciel


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une partie de la zone des berges sud du lac réservée au Pojet de Sama Dubai avec au dessus la ville de Radès.

One response so far

jan 16 2008

Un sahara plein de richesses

Published by under Environnement,Grands chantiers


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Un Sahara hospitalier, c’est pour bientôt

L’évènement de ce mois de janvier a été, de toute évidence, l’annonce d’une stratégie intégrée pour le développement du Sahara, plus du cinquième du territoire national.
Objectif recherché : impulser une dynamique de développement dans les zones sahariennes et multiplier les sources de revenus, tout en veillant à préserver les spécificités environnementales et culturelles de ces zones …
… La petite Tunisie, aux ressources modestes, a pris la décision historique d’entreprendre le plus grand chantier jamais engagé depuis l’accès à l’indépendance : la valorisation de son Sahara, une écorégion désertique inhospitalière, jusque-là. La stratégie arrêtée, à cette fin, se propose d’optimiser l’exploitation des potentialités et des ressources disponibles au Sahara. Il s’agit, en particulier, de tirer le meilleur profit des eaux souterraines profondes, des énergies de substitution (solaire, géothermie et éolien), du tourisme, de l’agriculture (cultures irriguées…) et de l’aménagement intensif des parcours pastoraux et des oasis. Cette stratégie repose sur des études réalisées dans le cadre d’un plan de développement du Sahara. Ce plan prévoit le développement de l’infrastructure, la construction de routes et de pistes et la délimitation des périmètres à exploiter. L’accent sera mis, également, sur l’institution d’incitations fiscales et financières afin d’encourager les privés à investir au Sahara, notamment dans les domaines agricole, industriel et touristique.

Mention spéciale pour le tourisme. Cette activité transversale peut constituer un véritable outil au service du développement et de la lutte contre la pauvreté, en particulier au Sahara qui est un écosystème désertique à la fois très fragile et présentant une grande richesse patrimoniale et humaine, avec des cultures et des savoir-faire ancestraux.
Idem pour l’agriculture, l’expertise acquise à la faveur du projet d’extension des oasis à Régim Maâtoug constitue un bon exemple pour verdoyer les dunes et vastes étendues désertiques.
Côté financement, la Tunisie peut compter sur le programme intersectoriel de l’Unesco « Le Sahara des cultures et des peuples ». Dans la perspective de lutte contre la pauvreté (Objectifs du Millénaire), l’Organisation onusienne a mis au point ce programme pour assister les États du Sahara (Algérie, Égypte, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Soudan, Tchad et Tunisie) à élaborer et à mettre en œuvre, notamment à partir des expériences acquises par des projets de terrain, des stratégies de développement durable et de lutte contre la pauvreté fondées sur la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel et du patrimoine naturel…

Extrait de l’article de Abou SARRA sur webmanagercenter.com

No responses yet

jan 15 2008

Sidi Kacem el Jellizi

Published by under patrimoine,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Abou el fadhel Kacem, originaire d´Espagne, a vécu en Tunisie à la fin du XVéme siècle. Il a consacré sa vie à la céramique et à la fabrication du zellige d’ou son surnom: Kacem El Jellizi, homme pieux et généreux, il était respecté par tous. A sa mort en 1490, il fut enterré dans les lieux ou il vécut et travailla. Il possède une Zaouïa à l´entrée de la médina de Tunis.
Le bâtiment au toit pyramidal recouvert de tuiles vertes, est un bel exemple de synthèse d´architecture mauresque le paléo les colonnes également. Les panneaux de céramique qui tapissent les murs ont été réalisés par Sidi Kacem lui-même. Ce lieu est consacré aujourd´hui au musée de la céramique. On y trouve toute l´histoire de la céramique tunisienne de Raqqada à Qallaline. Pour perpétuer la passion de Sidi Kacem El Jellizi le centre national de la céramique d´art a été installé dans ces lieux. Ici des maîtres céramistes de talent Feu Faouzi Chtioui et Mohamed Hacicha ainsi que Meriem Cheltout ont transmis et transmettent encore à de jeunes passionnés leur savoir faire pour perpétuer la tradition mais aussi l’esprit de création et dans le domaine de la céramique.
Article extrait du site Medina Portal

No responses yet

jan 14 2008

La centrale thermique de Radès

Published by under Environnement


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

En cette période d’hiver et de jours clairs la pollution urbaine se dévoile. Vision du nuage toxique rejeté par la centrale thermique de Radès sur la ville de Tunis depuis Les berges du lac sud de Tunis à Mégrine.
Imaginez … Ce terrain vague va devenir la future Sama Dubai City.

One response so far

jan 13 2008

Le nouveau parc national du jebel Zaghouan

Published by under Environnement,patrimoine


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Situé à peine à 50 km de Tunis et 35 km de Hammamet, l’important massif du Jebel Zaghouan mesure 9 km de long sur 3 km de large et atteint 1295 mètres d’altitude au Rass El Gasaa, son grand pic. Le Zaghouan fait donc partie des massifs septentrionaux de la grande Dorsale tunisienne. Il termine le prolongement le plus à l’est de l’Atlas saharien. Ses profondeurs abritent diverses belles grottes d’un intérêt certain pour les spéléologues.
Ce massif abrite une histoire riche dont une part des secrets est encore bien conservée sous des couches de terres que les archéologues continuent à fouiller. Mais, le magnifique Temple des eaux de l’époque romaine, niché dans les parois du Jebel et, qui semble y avoir été taillé, est déjà bien visible. On trouve aussi plusieurs marabouts sur le Jebel dont le plus visité est le marabout de Sidi Bou Gabrine. Le couvert végétal riche et fragile comprend les vestiges de l’antique forêt d’Oléastres et de Caroubiers de la Tunisie septentrionale. Mais le Pins d’Alep y est devenu majoritaire, même si on y trouve aussi du chêne vert et d’autres plantes qui abritent une faune aussi riche, allant du commun sanglier au plus rare aigle royal. Comme cet oiseau rare, on rencontre d’autres espèces forts intéressantes sur ce Jebel, tant au niveau de la flore que de la faune, tels que : l’Erable de Montpellier ou des individus de chênes liège, et parmi les oiseaux hivernant on note l’accenteur alpin (Prunella collaris), cette espèce d’altitude. Le Jebel Zaghouan est un imposant repère géographique pour tous les voyageurs, les hommes et les oiseaux, nombreux à emprunter cette voie migratoire.
article extrait de Medina Portal

No responses yet

jan 12 2008

Les Ribats de Monastir


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Au haut Moyen âge, la ville de Monastir était dotée d’une série de ribats. Outre le Ribat original, al Kasr-al Kabir (érigé en 180 de l’hégire=796 de l’ère chrétienne), considéré comme la plus ancienne des fortifications arabe en ifriqiya, les historiens parlent d’autres ribats (ajoutés dans les siècles suivants) qu’ils appellent communément kusur al Mounastir. C’est ainsi qu’al-Mukaddasi parle de cinq kasrs entourés par une muraille, al-Bakri qui écrivait au Ve/XIe siècle, mentionne cinq maharis dans le voisinage du ribat principal. Plus tard, des maisons et des terres furent attribuées en hubus(wakf) aux murabits. Le service dans le ribat de Monastir finit par acquérir la réputation d’un acte très méritoire, comme l’illustrent des hadiths qui firent du ribat de Monastir le plus vénéré du Maghrib. Cette vénération était due moins à ses qualités militaires qu’à cette réputation religieuse qui en fit l’habitat de pieux anachorètes. Monastir devint ainsi un lieu de sépulture favori. C’est ainsi que les derniers membres de la dynastie ziride furent inhumés au cimetière proche du ribat. Mais le mausolée le plus vénéré était celui de l’imam malikite al Mazari né en Sicile et très écouté plus tard à Mahdia. Son tombeau finit par assurer la permanence du rôle religieux et de la réputation du ribat et de la ville de Monastir. ce ribat a été agrandi au cours des siècles. Il présente encore sa façade imposante avec des murailles crénelées dominant le littoral. Al Bakri le décrivait ainsi: “Une citadelle haute et solide, avec au centre, une cour rectangulaire entourée par deux étages de cellules; l’étage supérieur du côté Sud abritait une mosquée, un cheikh y résidait en permanence dirigeait une communauté de saints et d’anachorètes qui avaient abandonné ce monde pour se consacrer au service du ribat”. Le ribat comporte en outre des chambres et des cellules, des moulins et des citernes. De ce ribat original, seule la tour ronde de guet le nadhour, située dans l’angle Sud-est, et les vestiges de l’ancienne muraille et le côté méridional avec la mosquée à l’étage supérieur (actuellement converti en musée) sont conservés. Le monument fut agrandi, au IXe siècle. Il comporte désormais un autre bâtiment. Quant à la citadelle, elle fut remaniée en lui ajoutant une enceinte avec des tours quadrangulaires. La renommée religieuse de Monastir et de ses murabits subsista au cours des siècles suivants. Les chevaliers de Malte Lanfreducci et Bosio écrivent, dans leur rapport de 1587, que les pirates turcs visitaient régulièrement Monastir par dévotion pour ses murabits. Après les additions architecturales des Hafsides, les Turcs modifièrent les murailles du ribat en vue d’y installer de l’artillerie dont les plates formes sont des fondations du bey husseinite Ali Pacha (XVIIIe siècle). Au côté du grand ribat les historiens mentionnent la présence d’autres ksours:dont kasr ibn al jaad (sur l’îlot de Sidi Ghdamsi), Kasr Duwayd (à Khnis) et le kasr de Skanès.
Article extrait du site Medina Portal

No responses yet

Next »