Archive for the 'art de vivre' Category

mar 28 2008

La maison Africa d’el Djem

Patio de la villa Africa à El Djem en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une somptueuse demeure aristocratique

Tant par ses dimension exceptionnelles que par la particularité de certains de ses aménagements et surtout par l’incomparable éclat de son riche décor, la maison d’Africa est une des plus somptueuses demeures aristocratiques mises au jour dans le pays. Elle est en effet la plus vaste de toute l’Afrique romaine avec ses 3000 m2 dégagés jusque là. Elle est dotée d’une aile noble où le maître de maison recevait luxueusement sa clientèle de ses convives. Pour cela, il avait le choix entre la fraîcheur des prestigieux espaces formés par les quatre galeries pavées de mosaïque et agrémentées délégantes colonnes stuquées et peintes ou la douce chaleur d’un immense « triclinium ».

Salle à manger de la villa Africa à El Djem en TunisieUn salon-salle à manger de 200 m2, dont le sol est orné d’une mosaïque au décor bien adapté à la fonction conviviale de la pièce : gibiers, poissons, fruits de mer et fruits de tout genre dont une étonnante coupe en verre remplie de cerises, autant de délices dont les hôtes se régalaient grâce à la générosité du maître des lieux. De nombreuses pièces ouvraient sur les vastes galeries qui encadraient un grand jardin, situé un peu en contrebas et doté d’un magnifique bassin qui ne manquait pas de dispenser de la fraîcheur sous ce climat peu clément. A côté de ce corps principal et prestigieux de la demeure où le maître de la maison tenait à afficher son image de marque, étaient aménagés des appartements privés , accessibles par une des galeries du péristyle, et qui formait un ensemble distinct où se déroulait la vie quotidienne de la famille, loin des regards étrangers et du vacarme de la rue. De coquettes chambres à coucher constituaient un espace propice au repos. Les unes étaient simples et les autres d’apparat mais elles étaient dans presque tous les cas précédées d’antichambres destinées à préserver l’intimité des habitants. L’emplacement du lit était marqué par un décor simple, généralement un dessin géométrique, alors que la partie visible du sol portait des motifs figurés particulièrement élaborés. Quant à la chambre d’apparat, elle comportait deux parties distinctes : la première sur levée d’une trentaine de centimètres, marquait l’emplacement du lit, la second, beaucoup plus vaste portait un luxueux pavement fait de plaques de marbre de différentes couleurs découpés savamment et disposées de manière à former un décor géométrique ou figuré.

Pour sa reconstitution, la Maison d’Africa s’est appuyée sur une haute rigueur scientifique garantie par l’Instruction National du patrimoine sous la conduite de Hédi Slim, Conservateur du site, de Jean-Claude Golvin, Directeur de Recherche au CNRS, de Khaled Karoui, Architecte chef de service des sites protégés à l’INP, et Mabrouk Hamrouni qui a géré les travaux.

Pour visiter la maison aller au musée d’El Djem.

site sur la villa Africa

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mar 22 2008

Tatouage : Le harqous

Main tatouée de harqous et henné sur une mariée de Mahdia en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Main tatouée de harqous et henné sur une mariée de Mahdia en TunisieCe type de maquillage serait comme une sorte de substitution étant donné l’opposition de l’Islam au tatouage. Produit de beauté des femmes obtenu par un mélange de : « ‘afs, hadîda, clou de girofle, swâk », c’est-à-dire noix de galles, clous de girofle, écorce de noyer, sulfate de cuivre. On le prépare dans un ustensile en poterie couvert , appelé zlîziyya, à Tunis. L’écorce de noyer est trempée au préalable dans un peu d’eau ; puis on presse l’écorce sur la face interne du couvercle ; le liquide est mélangé ensuite au sulfate de cuivre. On met le tout dans le vase et on fait cuire à feu doux. Le sinâj, la fumée noire qui se fixe sur le couvercle, est employée alors pour faire des points entre les sourcils et des grains de beauté sur les joues et on s’en sert pour entourer de dessins les mains et les pieds teints au henné. Des proverbes drôles traduisent l’importance du harqous : « Pour qui te mets-tu du harqous oh ! toi femme de l’aveugle ! » « Celui qui est désargenté, ne peut ni étreindre ni embrasser, ni sentir le harqous ». Les dernières opérations de maquillage le soir de l’entrée, al-dakhla de la mariée dans la maison de l’époux c’est le harqous et la dabgha. Les dessins au harqous sont légers et fins et sont là pour accompagner le henné et l’embellir. Dans ce cas, il se résume à l’usage essentiellement de points et de dessins géométriques simples, de lignes droites et brisées. Les surfaces décorées sont d’une part les doigts et d’autre part, ce qui reste de la paume et qui n’est pas couvert par le henné et le dos de la main. Il en est de même des pieds où les dessins ornent les orteils et le coup de pied.
Texte extrait de Medina Portal

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mar 21 2008

Rue des andalous à Tunis

 Porte traditionnelle d’un palais dans la medina de Tunis
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Porte traditionnelle d’un palais rue des Andalous dans la medina de Tunis.

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mar 02 2008

Le Dar Dhiafa, un hôtel de charme djerbien

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Chambre de l’hôtel Dar Dhiafa à Erriadh sur l’île de Djerba
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Patio de l’hôtel Dar Dhiafa à Erriadh sur l’île de DjerbaLaissez-vous envahir par la beauté de l’un des rares hôtels de charme en Tunisie, situé en plein cœur du quartier historique d’Erriadh à Djerba, l’île merveilleuse… La beauté des lieux n’a d’égal que sa quiétude. Le temps d’une pause ou d’une escale, vous y goûterez des moments d’exception pour un séjour de caractère.
Un charme envoûtant se dégage de cette composition harmonieuse faite d’habitations typiques du vieux village, toutes restaurées et aménagées pour le plaisir de nos sens.
Chacune de ses 9 chambres et 4 suites, toutes différentes, constitue une invitation permanente au voyage, dont vous vous dégagerez peut-être pour succomber aux autres charmes discrets de l’hôtel : patios, restaurant gastronomique, piscines, cafés maures et bien sur le Spa organisé autour du Hammam traditionnel… qui confèrent à ce lieu un caractère d’exception.
Les neuf chambres et les cinq suites sont toutes uniques et disposent d’une salle de bains à part. Elles sont toutes équipées d’un grand lit en fer forgé ou en « doukana » (estrade), installé sous une coupole. Chaque chambre est climatisée et donne sur un patio ombragé ou sur l’une des piscines. A l’intérieur, la décoration mêle harmonieusement des objets anciens restaurés et des créations artisanales réalisées dans le respect des matériaux et techniques d’époque.

Site web de l’hôtel Dar Dhiafa

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fév 18 2008

Chaussures du désert

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Paire de chaussure du désert - Douiret dans la région du Dahar en Tunisie.

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Paire de chaussure du désert dans une maison du village berbère de Douiret dans la région du Dahar, sud est de la Tunisie.

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fév 17 2008

L’art de la brique dans le Djerid

L’art de la brique à Tozeur en Tunisie

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L’art de la brique à Tozeur en TunisieL’utilisation de la brique donne sa caractéristique et son charme à l’architecture des médinas de Tozeur et Nefta. Si l’existence d’importants gisements d’argile fut une raison du choix des maçons, il en est d’autres qui tiennent à la qualité propre de la brique. Sa porosité lui permet d’absorber facilement les eaux de pluie et de conserver une relative fraîcheur. C’est aussi un matériau extrêmement résistant, dont le faible taux de dilatation (plus faible que celui du béton) permet de résister aux grandes amplitudes thermiques. Séchée à l’air libre, puis cuite au four pendant 24h – par fournée pouvant atteindre 20 000 pièces -, la brique de Tozeur, de couleur claire (2/3 d’argile blanche pour 1/3 d’argile rouge), mesure invariablement 17 cm sur 8 cm de long et 3,5 cm de large.

L’art de la brique à Tozeur en TunisieCes faibles dimensions permettent aux maîtres maçons de réaliser, en jouant sur les trois faces de la brique, des motifs décoratifs d’une variété infinie : frises de losanges, de palmes, de serpents ou encore de chameaux stylisés dans les encadrements des portes et des fenêtres, ou sur les murs de vastes panneaux qui s’apparentent à l’art du tapis. Outre leur valeur esthétique propre, ces décorations de briques présentent un autre intérêt : en créant des reliefs, elles ménagent des zones d’ombres sur les murs qui, ainsi, ne sont pas entièrement frappés par le soleil.

Texte extrait du Guide Bleu Tunisie aux éditions Hachette Tourisme, P 410.

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fév 14 2008

Tissage à Toujane

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Femme tissant un tapis dans sa maison à Toujane

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Dans la région du Dahar, Toujane est un village en pierre adossé à la montagne en forme de cirque dominant de ses 630m un oued encaissé. Les quelques berbères vivant encore dans ces maisons ont mis à profit leur artisanat qu’ils exposent aux touristes. Les habitants de Toujane proposent de très beaux kilims et pièces de tissus confectionnés par les femmes du village dans leur maison. Ici un métier à tisser installé dans la pièce principale d’une maison troglodytique sur les pentes de la colline.

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fév 11 2008

Tisserand à Mahdia

Tisserand à Mahdia en Tunisie

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Métier à tisser à Mahdia en TunisieÉrigée sur un ancien comptoir phénicien (814-146 av. J.-C.) et romain (146 av. J.-C. à 439 apr. J.-C.), la ville de Mahdia se situe sur une presqu’île rocheuse rattachée au continent africain à environ 230 km au Sud de Tunis.
Alors que les traces architecturales de cette période historique se détériorent et même se font démolir, une tout autre tradition persiste tout en conservant et soulignant le passé phénicien et romain de
Mahdia. Cette tradition est celle du costume traditionnel de Mahdia car cet habit est un mélange de tunique punique et de drapé romain. Ce tissage conçu par un homme accompagne la femme durant toute sa vie, et ce, même jusqu’au transport de la défunte au cimetière.

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fév 03 2008

Cigarettes ambulantes

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© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Vendeur de cigarettes dans les souks de la medina de Tunis

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jan 31 2008

Signes et symboles dans l’art tunisien


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La symbolique tunisienne est très riche ; elle procède de plusieurs substrats culturels multiséculaires. Le passé berbère, les sédimentations successives puniques, romaines, vandales, byzantines, arabes, turques et les inter influences méditerranéennes expliquent et sont à l’origine de cette richesse. Les motifs reproduits par les artisans tunisiens, quelqu’en soit le support : broderies, tapis, textiles, céramiques, marbre, stuc, cuivres, bois, bijoux d’or et d’argent, expriment non seulement un art mais il traduisent également, d’une certaine manière, les croyances, les superstitions et les moyens imaginés par l’homme pour se protéger. Certes, il existe un art rural et un art citadin, un art régional – celui du littoral et celui de l’intérieur du pays, celui du nord et celui du sud, mais ils puisent dans le même fond culturel. La différence entre citadins et ruraux résiderait à la fois dans la qualité de la facture et peut-être dans l’importance de l’art figuratif dans les campagnes. Nous allons classer les signes et les symboles par catégories et parler, si possible, de leurs usages dans la vie quotidienne.
Textile et céramique provenant de la collection du musée Lalla Hadria au Parc Djerba Explore
Texte extrait du site Medina Portal

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jan 10 2008

L’huile comme médicament

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© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Depuis l’Antiquité et jusqu’à l’époque moderne, la médecine traditionnelle a souvent eu recours aux onguents à base d’huile d’olive surtout pour la cicatrisation des blessures. Avicenne recommandait un onguent d’huile d’olive et de fleurs de romarin auxquelles on prêtait des vertus rajeunissantes. L’huile est employée en outre comme médicament contre les maux de tête, de ventre, des yeux, des oreilles. Les médecins recommandaient de l’omphacium, l’huile d’oléastre ou olivier sauvage. L’huile sert aussi en médecine vétérinaire:L’agronome Columelle l’emploie pour soigner les boeufs de la constipation, de la toux, des ulcères. De nos jours, une cueillere d’huile d’olive de première pression « Ndhouh » mélangée avec du miel est recommandée contre les maux de gorge. Par ailleurs, les récentes études scientifiques sur les troubles cardio-vasculaires, les cancers, le vieillissement, arrivent à la conclusion que l’huile d’olive contient des éléments utiles pour les préventions de ces maux.

Article extrait du site Medina Portal

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jan 07 2008

La place du marché de Tataouine

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Vendeur de laine sur la place du marché central au centre ville de Tataouine

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déc 24 2007

Les potiers et poteries de Nabeul

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L’un des fleurons du tourisme tunisien avec sa voisine Hammamet, la ville de Nabeul est aussi réputée pour sa longue tradition de la poterie artisanale. Située à l’entrée sud-est du Cap Bon, la ville s’étale le long du littoral méditerranéen dans un climat de douceur remarquable. Les potiers de Nabeul sont très célèbres en Tunisie, leur art remonte à l’antiquité et a connu son apogée au 15ème siècle par l’arrivée des djerbiens et de leurs techniques. Son art va ensuite évoluer au grès des influences andalouses puis ottomanes et italiennes pour offrir au courant du 19ème siècle une poterie reconnue hors des frontières, le style Qallaline. Son activité porte principalement sur la réalisation de poterie à usage courant ainsi que de carreaux de céramique. Aujourd’hui, on regrettera une détérioration de cet artisanat au profit d’une production industrielle aux influences et aux styles peu inspirés du passé mais orientés vers la clientèle touristique. Parmi ces échoppes débordantes de produits de tous genres vous pourrez tout de même découvrir quelques jolies pièces de poterie ainsi que quelques ateliers

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déc 18 2007

Fêtes de fin d’année …

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Entre l’Aïd et le Père Noël, on ne sait plus trop à quel saint se vouer !!!
Vitrine de Noêl chez un opticien à El Menzah 6 dans les quartier chic de Tunis. Les fêtes sont tellement sacrées en Tunisie que le père Noël prend chaque année une place de plus en plus importante, les vitrines se remplissent de boules, guirlandes et sapins, des rayons entiers sont consacrés dans les hypermachès aux décorations de Noël et il est de bon toux dans les familles aisés tunisiennes d’avoir son sapin et les cadeaux pour les enfants. Comme quoi les fêtes ne seraient elles pas la solution pour régler les confilst religieux dans le monde !!!

Rappel : calendrier des fêtes religieuses à venir, le 19 Aid, sacrifice du mouton, le 25 Noël, naissance du petit Jésus, et le 1er janvier le jour de l’an chrétien.

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nov 17 2007

Aly Ben Salem : Peintre du Bonheur

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Pionnier de la peinture tunisienne, Aly Ben Salem s’est éteint le 20 février 2001, à Stockholm (Suède). Il avait 91 ans. Peintre du bonheur et de l’amitié, de la féerie et de l’optimisme, inspiré à la fois par le soleil d’Hammamet et par les brumes suédoises, il était parvenu à créer un univers paradisiaque. Sa peinture, empreinte d’un orientalisme sensuel, jamais vulgaire, rappelle l’art des miniatures persanes. « Je peins d’après ces Contes des Mille et Une Nuits qui ont bercé mon enfance, racontés par les femmes de la maison pendant des années », confiait-il en 1984.

Né en 1910, il se consacre à la peinture dès l’âge de 18 ans et sera le premier diplômé de l’École des beaux-arts de Tunis. Ses scènes de la vie quotidienne de Sidi Bou Saïd et ses ruelles de Tunis donnent naissance au style dit de « l’École de Tunis ». Sa carrière internationale commence véritablement en 1936, lors de l’Exposition universelle de Paris. Dans cette cité de l’Art, il côtoie Picasso, Braque, Dali et expose dans les galeries les plus prestigieuses. Ses affinités avec la Suède se concrétisent à la fin des années quarante : il épouse Kersten Nilsson, artiste en tapisserie, et devient citoyen des deux pays. Le couple partageait sa vie entre Stockholm et Hammamet. Peintre engagé et patriote, Aly Ben Salem a aussi été un fervent avocat de la lutte pour l’indépendance auprès des pays nordiques. Fidèle à Hammamet, il avait, dès le milieu des années quatre-vingt, exprimé le désir de céder sa collection personnelle à la ville.

article paru dans Jeune Afrique de Abdelalziz BARROUHI

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nov 04 2007

La Cave à vins de Mégrine

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Cave de la Fontaine aux mille Amphores
Centre d’élevage et de vieillissement des vins et des futures “bulles” de Tunisie…

A deux pas du centre de Tunis, La cave de La Fontaine aux mille Amphores, est devenue un haut lieu de l’élevage et du vieillissement des vins.
Outre cette spécialisation dans l’élevage en barriques, en bouteilles tiré-bouché ou en cuves béton recouvertes d’inox à l’intérieur, la cave dispose d’une magnifique galerie souterraine où Les Vignerons de Carthage développent un très intéressant projet d’élaboration d’un vin effervescent de qualité en méthode traditionnelle, dont la première cuvée devrait être disponible pour les fêtes de fin d’année 2007 sur un volume d’environ 50 000 bouteilles.

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nov 01 2007

Les potiers de Guellala

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Le village de Guellala est le lieu par excellence de la poterie sur l’île de Djerba. Cela fait des millénaires que les autochtones profitent des sous-sols constitués de marnes grises avec cristaux de gypse, une argile idéale et abondante pour la production de poterie. Le village comptait, au plus fort de sa production, près de 400 artisans potiers, malheureusement aujourd’hui, il n’en reste plus qu’une petite quarantaine.

Le village et ses environs sont marqués par une grande quantité d’ateliers très particuliers, ils sont à demi encaissés sous terre, ils sont repérables de l’extérieur grâce à leurs amas de tessons et leur four en forme de demi-sphère. Chaque atelier possède son four, les premiers remonteraient à 1500 ans avant JC. Ils sont enfouis dans le sol afin de mieux conserver la chaleur et sont couverts sur leurs murs extérieurs d’une couche de grosses jarres.

La principale production a depuis toujours était celle des grandes jarres qui servaient, il y encore peu, au stockage des denrées diverses, des gargoulettes, utilisées notamment pour la pêche aux poulpes et des poteries utilitaires et domestiques, le tout dans un style brut et rustique sans vernis ni décoration. Malheureusement cet artisanat a évolué vers une poterie vernissée, colorée et aux motifs soi-disant modernes et destinée à répondre à une demande touristique de masse. Cette poterie traditionnelle semble aujourd’hui disparaître totalement au profit d’une production industrielle venant notamment de Nabeul et entraîner ainsi la fin de ces ateliers millénaires.

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oct 31 2007

Le dromadaire

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Il est depuis l’époque romaine l’indispensable compagnon des nomades du désert par sa robustesse, son alimentation rudimentaire et sa bosse, réserve de graisse qui restitue l’eau métabolique nécessaire à sa survie. C’est le champion de l’endurance et de la résistance dans les zones désertiques, il peut marcher près de quinze jours à travers les dunes de sable sans boire. Utilisé principalement pour transporter les sacs, il est capable de porter 200 kg, il est aussi utilisé comme animal de trait pour notamment les labours. La femelle produit jusqu’à 10 l par jour de lait très consommé et usité par les populations nomades. Le dromadaire peut vivre entre 20 à 25 ans, il est considéré comme adulte à l’âge de sept ans mais la femelle est féconde dès sa quatrième année, la gestation dure 12 mois.

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oct 30 2007

Le pain tabouna


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Voici une terre cuite punique, provenant du musée de Carthage que j’apprécie particulièrement. Cette figurine reproduit une scène de cuisson dans un four à pain domestique (tabouna) façonné avec de l’argile séchée. Une femme est en train de placer une galette contre la paroi intérieure du four préalablement chauffé, sous le regard intéressé d’un enfant. Cette scène quotidienne datant de plus de 2500 ans (VIème siècle avant JC) est toujours d’actualité. Ces fours sont toujours présents dans les maisons ou sur les routes de Tunisie.

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oct 28 2007

Tarek M’Rad et ses " Quiproquos "

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Merci à Tarek M’Rad pour son invitation mais surtout pour cette rencontre. Son émission sur RTCI « Quiproquo » le samedi de 16h à 19h30 fait plaisir à attendre pour son contenu mais aussi et surtout son niveau culturel. Pour un « amateur » de la radio, il a su me donner envie de rallumer la mienne, en tout cas je serais à l’écoute chaque samedi…

Ce fut un moment simple, agréable et divertissant ou culture, ironie et critique font bon ménage. Alors continue dans cette voix et à très bientôt…

J’espère que tu m’en voudras pas trop pour la photo !!! et que je pourrais te retrouver au moins sur mon blog …

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