Archive for the 'Paysage' Category

fév 10 2010

Récolte des fruits des pins d’Alep (zgougou)

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une tâche rude et dure
• Production de 4 kilogrammes par ha
• Cette année, une production de fruits de pins d’alep inférieure à l’année dernière
• Le kilo à la production se vend à 10,500 D le kg

Jbel Mansour, zone de Sidi Saïd. Une pente escarpée serpente entre les rochers, vers une forêt de pins d’Alep qui s’étend sur plusieurs hectares sur la crête de la montagne. La journée a commencé comme d’ordinaire pour les six familles qui ont acheté, moyennant la modique somme de 2.000 dinars, la récolte sur pied d’un lot de 160 hectares pour la culture et la récolte des fruits des pins d’alep (zgougou) et qui se sont installées sous des tentes à l’abri des arbres. La récolte commence au mois de novembre et prendra fin vers la fin du mois d’avril.
Il fait encore nuit quand Mohamed Thabet s’est levé pour sillonner la forêt en long et en large, grimpant dans les arbres pour en cueillir les fruits. La tâche est dure et rude, mais l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a bien fini par s’y habituer. Il répète machinalement les mêmes gestes mécaniques. Collecter le plus grand nombre de cônes, les mettre dans un couffin et les stocker près d’un four traditionnel qui a été creusé à même le sol. Des monticules se dressent ça et là près du four qui avait été allumé et qui dégage une forte chaleur. Les conditions sont réunies pour la première étape de l’extraction des graines. En effet, au contact de la chaleur, les cônes gonflent, s’ouvrent et libèrent les graines de «zgougou».
Cette cuisson dure au minimum sept heures. Après refroidissement, il faudra rassembler les graines, les frotter et les passer ensuite au tamis, pour détacher les petits ailerons fixés aux fruits. Les cônes vides sont ensuite collectés et stockés dans un coin. Ils pourront servir, par la suite, à alimenter le  feu des fours traditionnels.
Au cours d’une journée, l’ouvrier peut collecter environ 35 kilogrammes de fruits de pin d’alep. «Chacun choisit le rythme qui lui convient, souligne Mohamed. On peut commencer à quatre heures du matin et terminer à minuit. C’est un lot de 160 hectares. Par conséquent, il y a beaucoup de travail à faire. Il y a la collecte, le rassemblement, le stockage, l’extraction des graines…  Tous les jours, ce sera ainsi.
Afin de conférer plus d’efficacité à la tâche, les membres des six familles se partagent les rôles. Les uns assurent la collecte et le rassemblement des fruits et les autres se chargent du stockage et allument les fours traditionnels pour y mettre les cônes.
Et, à la fin de la semaine, les commerçants et les intermédiaires viennent acheter ce qui a été récolté au cours de la semaine. «Je vends actuellement le kilo de zgougou à dix dinars cinq cents millimes. Cette période coïncide avec le Mouled. Sinon, on le vendrait moins cher, au cours de la saison de la récolte», observe Mohamed. La récolte des fruits des pins d’alep se poursuivra jusqu’au mois d’avril.
Ensuite, ces ouvriers devenus exploitants et leurs familles plieront bagages pour rentrer chez eux, laissant la forêt retomber dans le silence jusqu’à la récolte prochaine.
Dans un coin, devant l’entrée d’une tente, M’na, une femme âgée d’une quarantaine d’années, surveille un gros chaudron posé sur un feu de bois. La femme n’a pas pu, cette année, aider son mari à collecter les fruits de pin d’alep, en raison d’une mauvaise chute qui a failli la laisser paralysée. «Chaque année, en période de récolte, j’aide mon mari à cueillir et collecter les fruits. Un jour, j’ai chuté du haut d’un arbre. J’ai dû subir une intervention chirurgicale sur mon dos. Depuis, je n’arrive plus à très bien marcher et je ne peux plus grimper. Par conséquent, j’ai changé de tâche et je surveille la cuisson des cônes dans les fours traditionnels. Ce travail est très  dur et comporte beaucoup de risques. C’est  le revers de la médaille». Dans une autre tente confectionnée à partir d’une grosse bâche en plastique, des enfants âgés entre deux et six ans, grelottant de froid, jouent seuls, sans surveillance, sur un vieux tapis déchiré recouvrant la terre battue. Pas l’ombre d’une couverture chaude ou d’un matelas. Pas de nourriture non plus. Un bébé dort dans un coin, suçant un biberon à moitié vide. Pour manger, tous ces enfants devront patienter jusqu’au retour de leurs parents en fin de journée, qui ont dû se lever très tôt pour aller grimper aux arbres cueillir les cônes dans les arbres.

Une maturation qui dure trois ans

Les pins d’Alep ont pour nom scientifique pinus halepensis, de la famille des pinacées. Ces arbres poussent à moins de 800 m d’altitude, sur un sol calcaire, vivent cent ans et peuvent résister à une température de moins 12°C.
Les forêts de pins d’Alep s’étendent tout le long de la dorsale tunisienne des frontières algériennes jusqu’au Cap Bon.
Une pluviométrie de 600 mm par an et un climat semi aride sont nécessaires à la production de fruits qui arrivent à maturation au bout de la troisième année.

Article de Imen HAOUARI paru dans le journal La Presse

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nov 10 2009

Le port de La Goulette, 17e mondial

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Le port de La Goulette a été classé, récemment, 17e mondial en matière d’accueil des navires touristiques et des touristes en 2008. Ce classement, réalisé par la revue spécialisée World Cruise Destinations, concerne les 50 premières destinations des navires touristiques dans le monde.
Ce classement honorable est le couronnement des efforts tous azimuts déployés en vue de moderniser le port de La Goulette en mesure d’assurer désormais 433 opérations d’accostage et de transit et d’accueillir 695 mille touristes. Il s’agit là d’un renforcement de taille de la capacité d’accueil du nombre des passagers, puisque le nombre de touristes était seulement de l’ordre de 53 mille en 1987.
En matière d’accostage, le nombre des navires, de plus en plus gros et luxueux, se multiplie au port de la Goulette. Ce port reste, toujours, une destination méditerranéenne des nouveaux navires de croisière. De même, la Goulette est une destination préférée pour les croisièristes qui découvrent notre pays. Les installations portuaires sont modernisées. Le port est sécurisé et offre des services qui répondent aux normes de la qualité Iso.
Le port de la Goulette se spécialise progressivement dans le tourisme haut de gamme. Une nouvelle tendance qui confirme l’essor que connaît le pays en matière de tourisme de croisière. C’est d’ailleurs conformément à cette orientation que la direction de l’Office de la marine marchande et des ports a lancé un programme spécial pour la modernisation des installations portuaires. Ce programme vise à renforcer l’infrastructure, notamment à travers l’extension des quais d’accostage et la construction de 665 mètres de nouveaux quais. Les travaux consistent également en la création d’un village touristique qui comporte tous les services de divertissement. Ce projet est réalisé en partenariat avec le secteur privé.
Ces améliorations ont permis au port d’accueillir les plus grands navires dans le monde ( 334 mètres de longueur et 60 mètres de hauteur avec une capacité de 4 mille passagers).

Article de S.Hamrouni publié dans La Presse

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fév 23 2009

Le Jebel Zaghouan vu de Zriba

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Le Jebel Zaghouan, avec un peu de neige à son sommet, vu du village de Zriba haut en Tunisie.

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fév 05 2009

Le Golfe de Carthage

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Le Golfe de Carthage vu depuis la colline du village de Sidi Bou Saïd, en bas au premier plan le port de plaisance de Sidi Bou Saïd.

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nov 21 2008

Cueillette de dattes

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Homme dans un palmier sélectionnant et cueillant les fameux dattes Deglet Nour du sud de la Tunisie. Ici au coeur de la très belle oasis de Blidet près de Douz.

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nov 20 2008

L’oasis d’El Hamma

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Située à quelques kilomètres au nord de Tozeur l’oasis El Hamma est une des quatre grandes oasis de la région du Djerid avec celles de Nefta, Tozeur et Degache. Le sud-est tunisien compte lui trois grands ensembles d’oasis, celui de la région de Tozeur, celui des oasis de montagne avec Tamerza, Chebika et Midès et enfin celui de la région de Douz, avec celles de Douz, El Faouar, Zaafrane, Nouail, Blidet, …

En cette période de fin d’année les oasis vivent leur période d’activité la plus intense avec celle de la cueillette des dattes. Un moment à vivre et à découvrir.

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nov 18 2008

Boukornine (2)

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Le parc national de Boukornine situé au nord de la Tunisie fut créé en février 1987, il couvre 1939 hectares. Situé dans le voisinage immédiat de la ville de Hammam Lif et à 18 kilomètres de Tunis, la capitale du pays, il est désigné comme étant un parc péri-urbain.
Ce parc abrite de nombreuses espèces végétales, certaines très rares en Tunisie, telle le cyclamen de Perse, les orchidées et les tulipes sauvages. Parmi les mammifères, on peut citer le sanglier, fort répandu et parfois familier, le chacal, le chat sauvage et le porc-épic. Dans les falaises du djebel nichent également un grand nombre de rapaces et plusieurs espèces d’oiseaux sédentaires et migrateurs. Dans le parc, on peut observer par ailleurs des reptiles tels les caméléons, le lézard ocellé, la tortue terrestre et des variétés de couleuvre, la plus répondue étant la couleuvre à fer de cheval.

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nov 17 2008

Boukornine (1)

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oct 18 2008

palmes de palmier

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sept 28 2008

Sur les routes de Kroumirie

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sept 27 2008

Les forêts de Kroumirie (3)

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sept 26 2008

Les forêts de Kroumirie (2)

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sept 25 2008

Les forêts de Kroumirie

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Située dans le nord-ouest de la Tunisie, la Kroumirie correspond à de modestes montagnes, forestières et pluvieuses. Culminant à la frontière algérienne (djebel Ghorra : 1 203 m), ces montagnes se situent généralement vers 900 mètres et s’abaissent assez régulièrement vers l’est, où les collines des Mogods ne dépassent guère 500 mètres. Leur relief oppose de longues échines gréseuses à des dépressions argileuses développées dans une nappe de charriage du Numidien (Oligocène). Il doit à une forte pluviosité annuelle (1 000-1 500 mm) des versants chaotiques modelés par une active solifluxion. Cette pluviosité explique aussi la remarquable couverture forestière des hauteurs gréseuses. Avec son sous-bois dense (arbousier, myrte, ciste), la forêt de chênes-lièges est la plus étendue, devant celle de chênes zéens, localisée dans les vallons humides, et celle de chênes kermès, occupant les vallons les plus secs. Cantonnée dans de vastes clairières, la population vit des modestes ressources de l’agriculture et de l’exploitation de la forêt. L’élevage des bovins et des chèvres repose sur une transhumance qui conduit les troupeaux de la forêt (d’octobre à mars) aux plaines du pourtour (d’avril à septembre).

texte extrait de l’Encyclopédie Universalis

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août 28 2008

Le blé en Tunisie

Femme en train de couper les blés à la faussile dans la région de Ain Draham en tunisie

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Pays de céréales la Tunisie l’ancienne Africa a bien mérité le surnom fort élogieux que les anciens lui ont attribué Grenier de Rome. Le blé Tunisien d’une grande gustative continue jusqu’à nos jours à donner aux pâtes italiennes le prestige qu’elles ont acquis. C’est le blé dur qui une fois moulu donne la semoule pour confectionner le couscous est traditionnellement le plus cultivé c’est le gamh des Tunisiens. Le blé tendre ou farina est d’introduction récente ( au XIX siècle) il est utilisé surtout pour la fabrication du pain du commerce.

Femme en train de couper les blés à la faussile dans la région de Ain Draham en tunisie

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août 22 2008

Pêcheurs en mer

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Pêcheur sur sa barque au large des côtes de Tabarka

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Pêcheur sur sa barque au large des côtes de Tabarka.

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août 20 2008

Fort Génois et Tabarka

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Vue depuis le fort génois et son phare sur la ville et la côte de Tabarka au coucher du soleil

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Vue depuis le fort génois et son phare sur la ville et la côte de Tabarka au coucher du soleil

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août 02 2008

By night

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la plage de monastir la nuit en Tunisie

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juin 16 2008

Le barrage de Beni M’Tir en Kroumirie

Barrage de Beni M’Tir en kroumirie - Tunisie

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Barrage de Beni M’Tir en kroumirie - Tunisie au sud-ouest d’Aïn Draham. Il porte le nom de Beni M’Tir, village qui surplombe le barrage. Les matériaux de construction de cet ouvrage ont été acheminés de Jendouba par téléphérique. D’une hauteur de 78 mètres, il est composé de trois parties : une partie centrale qui est un barrage poids évidé à contreforts évidés (20 au total), une aile droite qui est un barrage poids et une aile gauche constituée d’un barrage à enrochements.
La superficie maximale de son réservoir est de 350 hectares avec une capacité totale de 73 millions de m³ (53 millions de m³ en moyenne). Le débit de l’évacuateur de crues est de 610 m³ par seconde et celui des deux vannes de fond de 380 m³ par seconde.
Au départ, le réservoir de Beni M’Tir approvisionne la région de Tunis en eau potable, réputée la plus douce du pays. Désormais, il approvisionne le gouvernorat de Jendouba, Béja et les régions situées au nord de Tunis. Il sert également à l’irrigation de la basse vallée de la Medjerda et dispose d’une centrale électrique à Fernana (dix kilomètres en aval) qui restitue l’eau à une autre usine située à deux kilomètres.

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juin 15 2008

Le cerf de Barbarie de Feidja

Le cerf de Barbarie au parc national de Feidja - Kroumirie - Tunisie

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Le parc national d’El Feidja est au centre d’une très belle forêt de chênes-lièges et de chênes-zéens. En plein centre de la Kroumirie, dans la région la plus montagneuse du pays, le massif d’El Feidja s’étend sur plus de 15.000 hectares. C’est ici que prend naissance l’oued Medjerda dans des gorges d’accès très difficile. Le relief est constitué de collines d’une altitude allant de 500 à 1500 mètres, point culminant du parc du nom de Statir.
La zone protégée du parc, créé en 1990 s’étend sur 2632 hectares. Elle est venue s’ajouter à une zone de protection intégrale d’environ 420 hectares, aménagée en 1961, pour protéger quelques hardes de cerfs de Berbérie qui transhumaient à la frontière entre la Tunisie et l’Algérie. Le parc se situe dans l’étage bioclimatique humide à hiver tempéré. Le climat est doux en été. La pluviométrie moyenne annuelle est de 1200 mm avec des pointes de 1500 mm sur les hauteurs. L’hiver, un manteau de neige recouvre pour quelques jours tout le parc. Dans le parc coulent une vingtaine de sources.
Le cerf de Berbérie est la principale espèce du parc d’El Feidja. Le sanglier est abondant. Il vit avec d’autres espèces de mammifères comme le chacal, le renard mais aussi l’hyène, la mangouste, la loutre, le porc-épic et le chat ganté. Selon les saisons, on peut observer en automne et en hiver le passage de bécasses, durant les mois de novembre et décembre d’importants vols de palombes. Parmi les oiseaux du parc on compte aussi l’aigle botté, la buse féroce, le grand corbeau, le faucon pèlerin, le pigeon ramier et la tourterelle des bois.
Dans le parc vivent aussi des reptiles comme la tortue grecque, la vipère lébétine et la couleuvre vipérine. La forêt recouvre 90% du parc. à 760 mètres d’altitude, le massif forestier est un des plus sauvages de Tunisie. Deux essences dominent le paysage : le chêne zeen et le chêne liège. La zénaie d’El Feidja est l’une des meilleures d’Afrique du Nord. En sous-bois pousse une flore abondante ; lentisques, bruyère, fougère, myrte etc. On peut y faire de belles randonnées grâce aux sentiers aménagés par les Services des Forêts.
Texte extrait du site tunismania.com

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mai 07 2008

Lac sud de Tunis

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Lac sud et Tunis vus du ciel, projet sana dubai en Tunisie

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L’étendue du lac sud de Tunis lieu du futur projet de Sana Dubai vu de d’avion

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