Archive for the 'Architecture' Category

mai 06 2008

La grande mosquée de Carthage

 Voie romaine menant à la Grande mosquée de Carthage en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Joyau de l’architecture religieuse arabo-musulmane contemporaine, cette mosquée occupe le sommet de l’une des collines de Carthage, son inauguration eu lieu le 11 novembre 2003. Elle témoigne de l’intérêt constamment accordé par son excellence le Président Zine El Abidine Ben Ali à la religion musulmane et aux lieux de culte. D’ailleurs, peut-on la considérer comme un geste de revitalisation des quelques siècles de la présence arabo-musulmane sur ce site et dont il ne subsiste presque rien, hormis les quelques tessons de céramique et les quelques fragments d’inscriptions epars dans les lieux. Le choix du site est judicieux, étant la mosquée érigée au coeur du site archéologique de Carthage, entre l’Odéon, la Rotonde et la basilique Damous El Karita, trois monuments antiques symboles de notre passé. « Cet edifice cultuel et civilisationnel à volumétrie majestueuse aux façades harmonieuses et sobres s’inscrit sans heurt dans l’environnement sensible et conservateur de Carthage ». Le style éclectique du monument représente une synthèse de l’art de bâtir depuis l’arrivée, dans nos contrées, des premières armées musulmanes à nos jours. Il représente « l’authenticité islamique tunisienne…les bonnes traditions héritées de nos pères et de nos aïeux, traditions qui sont autant d’éléments de notre personnalité ». Les principales sources d’inspiration fûrent la mosquée de Okba à Kairouan, la mosquée Al Zaytûna à Tunis, à côté d’autres nombreuses références. L’exécution des différentes composantes sont l’oeuvre d’architectes et d’artisans tunisiens.

texte extrait du site Medina Portal

One response so far

avr 23 2008

Ksar Ouled Soltane

Published by under Architecture,patrimoine,tourisme

Ksar Ouled Soltane dans le sud de la Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Situé à 47 kilomètres au sud-est de Tataouine, Ksar Ouled Soltane est l’un des plus remarquables ksour de Tunisie. Ce ksar offre la particularité de disposer d’une deuxième cour, datant du XIXème siècle, qui prolonge la première construite au XVème siècle environ. Il dispose ainsi du nombre record de 400 cellules de stockage des réserves alimentaires appelées ghorfas, qui sont réparties sur 4 ou 5 niveaux. Comme d’autres ksour de montagne, Ksar Ouled Soltane a pris le relais des ksour citadelle, en l’occurrence ceux de Tazaghdent, Techout et Béni Oussine. En partie rénové, Ksar Ouled Soltane figure parmi les destinations touristiques importantes du Sud tunisien.

No responses yet

avr 22 2008

Les toits de Ksar Ouled Soltane

Published by under Architecture,patrimoine,tourisme

Les toits de Ksar Ouled Soltane - sud de la Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

No responses yet

mar 31 2008

Paysage urbain … Hollywood

Paysage urbain … hollywood

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

No responses yet

mar 28 2008

La maison Africa d’el Djem

Patio de la villa Africa à El Djem en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une somptueuse demeure aristocratique

Tant par ses dimension exceptionnelles que par la particularité de certains de ses aménagements et surtout par l’incomparable éclat de son riche décor, la maison d’Africa est une des plus somptueuses demeures aristocratiques mises au jour dans le pays. Elle est en effet la plus vaste de toute l’Afrique romaine avec ses 3000 m2 dégagés jusque là. Elle est dotée d’une aile noble où le maître de maison recevait luxueusement sa clientèle de ses convives. Pour cela, il avait le choix entre la fraîcheur des prestigieux espaces formés par les quatre galeries pavées de mosaïque et agrémentées délégantes colonnes stuquées et peintes ou la douce chaleur d’un immense « triclinium ».

Salle à manger de la villa Africa à El Djem en TunisieUn salon-salle à manger de 200 m2, dont le sol est orné d’une mosaïque au décor bien adapté à la fonction conviviale de la pièce : gibiers, poissons, fruits de mer et fruits de tout genre dont une étonnante coupe en verre remplie de cerises, autant de délices dont les hôtes se régalaient grâce à la générosité du maître des lieux. De nombreuses pièces ouvraient sur les vastes galeries qui encadraient un grand jardin, situé un peu en contrebas et doté d’un magnifique bassin qui ne manquait pas de dispenser de la fraîcheur sous ce climat peu clément. A côté de ce corps principal et prestigieux de la demeure où le maître de la maison tenait à afficher son image de marque, étaient aménagés des appartements privés , accessibles par une des galeries du péristyle, et qui formait un ensemble distinct où se déroulait la vie quotidienne de la famille, loin des regards étrangers et du vacarme de la rue. De coquettes chambres à coucher constituaient un espace propice au repos. Les unes étaient simples et les autres d’apparat mais elles étaient dans presque tous les cas précédées d’antichambres destinées à préserver l’intimité des habitants. L’emplacement du lit était marqué par un décor simple, généralement un dessin géométrique, alors que la partie visible du sol portait des motifs figurés particulièrement élaborés. Quant à la chambre d’apparat, elle comportait deux parties distinctes : la première sur levée d’une trentaine de centimètres, marquait l’emplacement du lit, la second, beaucoup plus vaste portait un luxueux pavement fait de plaques de marbre de différentes couleurs découpés savamment et disposées de manière à former un décor géométrique ou figuré.

Pour sa reconstitution, la Maison d’Africa s’est appuyée sur une haute rigueur scientifique garantie par l’Instruction National du patrimoine sous la conduite de Hédi Slim, Conservateur du site, de Jean-Claude Golvin, Directeur de Recherche au CNRS, de Khaled Karoui, Architecte chef de service des sites protégés à l’INP, et Mabrouk Hamrouni qui a géré les travaux.

Pour visiter la maison aller au musée d’El Djem.

site sur la villa Africa

No responses yet

mar 21 2008

Rue des andalous à Tunis

 Porte traditionnelle d’un palais dans la medina de Tunis
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Porte traditionnelle d’un palais rue des Andalous dans la medina de Tunis.

No responses yet

mar 18 2008

Les Oliviers Palace à Sfax

Published by under Architecture,tourisme

Façade de l’hotel les Oliviers Palace à Sfax
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Réception de l’hôtel les Oliviers Palace à Sfax L’hôtel les oliviers, autrefois fleuron de l’hôtellerie de Sfax, vit une véritable renaissance après plus d’une année de travaux. L’ancien bâtiment d’inspiration néo-mauresque, qui fait désormais partie du patrimoine de la ville, a été embelli et agrandi pour donner naissance à un véritable palace.

Si l’architecture a résolument pris le parti de la continuité avec la tradition, la décoration intérieure s’avère plus contemporaine.Des panneaux de bois exotique habillent les couloirs et les chambres aux dimensions généreuses.Les meubles aux lignes sobres, les matériaux raffinés , la présence noble et sensuelle du bois offrent une ambiance chaude et intime de tous les instants.

 Site de l’hôtel les Oliviers Palace

One response so far

fév 29 2008

Sidi Bou Saïd : Sauvegarder l’harmonie

café sidi chaabane à sidi bou said

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

café sidi chaabane à sidi bou said« La question est embarrassante. En effet, comment parler d’une initiative qui procède des meilleures intentions mais qui se traduit par des maladresses préjudiciables; comment évoquer la chose sans égratigner l’amour-propre de celui qui a cru bien faire? …

Sidi Chebaane est un saint dévot qui vécut à l’époque médiévale et qui, comme nombre de ses semblables, s’est retiré sur la colline Al Manara pour y mener une existence pieuse, entièrement consacrée aux prières et à la contemplation. A sa mort, il a été inhumé à l’emplacement même de son ermitage, une grotte aménagée sur le flanc Est de la colline, au surplomb de la mer, face au superbe golfe de Tunis si propice, semble-t-il, au recueillement et à la méditation en ces temps reculés. Au-dessus de sa tombe, on a élevé une coupole, qui, des siècles durant, a été la seule «présence» en cet endroit, par ailleurs occasionnellement visité par des fidèles qui venaient se recueillir sur la tombe du saint personnage, et également discrètement fréquenté par les âmes sensibles à la beauté du décor naturel.
Les choses en sont restées là jusqu’au milieu des années 60 quand, à l’instigation du maire de l’époque, des banquettes en maçonnerie ont été aménagées tout autour du  mausolée pour faire de l’endroit un deuxième «Café des nattes», face à la mer celui-là, loin de la cohue et, surtout, offrant aux visiteurs un exutoire à l’encombrement de la Qahwa el âlia. Rapidement, l’établissement est devenu le point de ralliement des «branchés» et des amoureux qui viennent là savourer, en même temps qu’un thé à la menthe et aux pignons, une atmosphère empreinte de poésie et de sérénité.
Petit à petit, le  mausolée en est venu à se confondre avec le réduit qui sert à la préparation des boissons. Imperceptiblement, l’«esprit saint» se repliait, laissant la place aux célébrations profanes du «bon vivre».
Pendant longtemps, la commune de Sidi Bou Saïd a géré elle-même cet établissement, en ne se préoccupant que fort peu de l’entretien. Or, ce milieu est très fragile. Et cela s’est traduit par une détérioration des installations, ce qui a motivé la fermeture du café pour une bonne période. Dans cet intervalle, il a été décidé d’en confier la gestion à un opérateur privé. Le repreneur a immédiatement entrepris d’effectuer des travaux de remise en état ainsi que de rafraîchir les façades et de décorer l’ensemble.
Ce sont ces deux dernières opérations qui nous interpellent. Toitures, murs, murets et banquettes ont été recouverts d’un enduit qui, certes, les rend d’une blancheur très éclatante — trop, sous le soleil, et en deviennent même quasi aveuglants — mais présente le grave inconvénient d’être étanche, ce qui les empêche de «respirer» au gré des changements climatiques saisonniers et favorise la formation de poches d’humidité nuisibles à la santé du bâti.
Quant au décor, il est criard et de médiocre qualité : l’étalage ostentatoire de pseudo-  klim et margoum, l’intrusion du synthétique dans le revêtement du mobilier sont choquants. Ne parlons pas de ces roues métalliques et de la plus grande d’entre elles, ainsi que la parabole accolées à la coupole. C’est, à proprement parler, sacrilège!
Non. Les impératifs d’harmonie, d’authenticité et de durabilité dictent un retour à l’usage de la chaux ancestrale, le retrait des accessoires incongrus et la réintroduction des matériaux naturels (bois nu, jonc, fer…).
Cela, on doit le faire pour être en harmonie avec l’esprit de l’endroit, avec l’environnement naturel, le style de la localité qui a érigé la simplicité en canon de l’esthétique urbaine. Mais on doit le faire également pour une autre raison au moins tout aussi importante : l’exemplarité de Sidi Bou Saïd. Celui-ci inspire les Tunisiens partout où ils se trouvent, en bien ou en mal. C’est la raison pour laquelle aucun écart ne doit y être admis; en se propageant dans le pays, sa nuisance s’amplifie.
Alors, gare… »

Extrait de l’article de Tahar AYACHI dans l’édition de Vadrouille du 3 mars 2008 de La Presse

No responses yet

fév 28 2008

Urbanisme : Mettre fin à la gabegie !

Chantier de la cité Ennasr en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

 

Je viens de consulter un article sur webmanagercenter que j’ai souhaité retranscrire ici dans sa totalité pour affirmer mon soutien et mon accord sur l’état désastreux des villes tunisiennes, sur l’expansion non contrôlée des chantiers d’immeubles ou de maisons, sur l’état des rues tunisiennes. Aujourd’hui pas une ville de la Tunisie ne peut se vanter d’un urbanisme propre et cohérent, d’un respect architectural rigoureux et réfléchis, hormis le haut du village de Sidi Bou Saïd. Il faut dire que c’est le berceau des premières règles et lois de protection du paysage urbain et architectural avec le baron d’Erlanger, malheureusement le Baron n’avait qu’une maison à Sidi Bou …

 

 » Quand on fait le tour des quartiers des villes tunisiennes, on ne peut manquer de s’exclamer : ‘’Mon royaume pour un urbaniste !’’. Car, à part un petit nombre de sites de bon goût, le reste est une gabegie plus ou moins flagrante alors que chacun ne semble n’en faire qu’à sa tête.

Les nouveaux bâtiments ‘’modernes’’ sont une autre paire de manches puisqu’il semble que, pour la plus part, le seul mot d’ordre soit l’ostentatoire et le tape-à-l’œil. La quasi-règle du mariage du métal et des baies vitrées éloigne de plus en plus de toute idée d’identité et contraste âprement avec notre culture qui est si riche et qui est tout indiquée pour être une constante source d’inspiration.

Ajoutez à cela le fait incontestable de la métropolisation grandissante du Grand Tunis, de plus en plus estampillée du sceau international avec ce que cela implique d’incontournable dans le fait de bâtir. Et une question se pose : Sommes-nous vraiment obligés de laisser que cette métropolisation se fasse sans goût et sans âme ?

C’est dans ce contexte que l’Association tunisienne des urbanistes (ATU) vient d’inviter deux urbanistes mondialement connus pour animer un débat de deux jours sur les problématiques de l’urbanisme en Tunisie, assorti de comparaisons avec des pays fortement urbanisés et une réflexion sur le métier d’urbaniste.

L’ATU, qui s’était déjà interrogée, l’année dernière, sur les villes tunisiennes et leurs transformations probables à l’horizon 2030, aura-t-elle la force et le courage de mobiliser les décideurs pour sauver l’espace urbain de nos villes de la gabegie ? »

 

Article de Maryam OMAR sur Webmanagercenter

No responses yet

fév 26 2008

Paysage kerkennien

mosquée en bord de mer sur les îles de Kerkennah
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Mosquée à l’abandon en bord de mer sur les îles de Kerkennah

One response so far

fév 23 2008

La Petite Sicile de Tunisie

 église de la petite sicile à la Goulette en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Depuis les années 1960, les Italiens de Tunis vivent de petits métiers. Tunis fut une destination privilégiée, à 60 kilomètres, des côtes de Sardaigne. Ils furent nombreux et divers ceux qui venaient chercher une certaine tranquillité, d’autres fortune à Tunis. Vinrent donc des Siciliens, des Sardes, des gens des pouilles, et de Calabre, des Toscans et des Génois, mais aussi des carbonari qui fuyaient les persécutions de la Restauration, des exilés Républicains fidèles à Guiseppe Mazzini, aussi des pêcheurs, des mineurs, des paysans en quête d’une vie meilleure. Le lieu de leur installation , un quartier qui a commencé sa construction au milieu du XIXème siècle est La Goulette que l’on appelait la « petite Sicile ». Ce lieu, puisqu’il reste encore quelques italiens à Tunis, porte toujours cette dénomination. Dans «la petite Sicile» l’église est dédiée à Saint Fidèle, elle comporte trois chapelles avec trois statues différentes de la vierge: Notre Dame de Lourdes, La Bienheureuse Vierge du Carmel et Notre Dame de Trapani, ainsi les fidèles français, italiens, et Maltais pouvaient s’agenouiller devant la vierge vénérée dans les pays d’origine; Le 15 août les familles musulmanes et juives faisaient elles aussi porter des cierges à l’église en signe de respect; Il n’était pas rare lors de la procession du 15 août que même les non chrétiens suivent la procession qui mêlaient les cantiques à la vierge et les youyous des femmes tunisiennes.
Aujourd’hui « la petite Sicile » n’existe pratiquement plus ! L’église de la Goulette a été préservée par miracle. Promis au pic de démolisseurs, lorsqu‘en 1986, Luigi Scalfaro en visite en Tunisie demanda d’aller à la messe, l’église fut restaurée. Aujourd’hui la colonie italienne est composée de chef d’entreprises, nouvelle génération, qui ne se soucient guère des autres italiens …

Article extrait du site www.webzinemaker.com

3 responses so far

fév 17 2008

L’art de la brique dans le Djerid

L’art de la brique à Tozeur en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

L’art de la brique à Tozeur en TunisieL’utilisation de la brique donne sa caractéristique et son charme à l’architecture des médinas de Tozeur et Nefta. Si l’existence d’importants gisements d’argile fut une raison du choix des maçons, il en est d’autres qui tiennent à la qualité propre de la brique. Sa porosité lui permet d’absorber facilement les eaux de pluie et de conserver une relative fraîcheur. C’est aussi un matériau extrêmement résistant, dont le faible taux de dilatation (plus faible que celui du béton) permet de résister aux grandes amplitudes thermiques. Séchée à l’air libre, puis cuite au four pendant 24h – par fournée pouvant atteindre 20 000 pièces -, la brique de Tozeur, de couleur claire (2/3 d’argile blanche pour 1/3 d’argile rouge), mesure invariablement 17 cm sur 8 cm de long et 3,5 cm de large.

L’art de la brique à Tozeur en TunisieCes faibles dimensions permettent aux maîtres maçons de réaliser, en jouant sur les trois faces de la brique, des motifs décoratifs d’une variété infinie : frises de losanges, de palmes, de serpents ou encore de chameaux stylisés dans les encadrements des portes et des fenêtres, ou sur les murs de vastes panneaux qui s’apparentent à l’art du tapis. Outre leur valeur esthétique propre, ces décorations de briques présentent un autre intérêt : en créant des reliefs, elles ménagent des zones d’ombres sur les murs qui, ainsi, ne sont pas entièrement frappés par le soleil.

Texte extrait du Guide Bleu Tunisie aux éditions Hachette Tourisme, P 410.

No responses yet

fév 10 2008

Cathédrale Saint-Louis de Carthage

Published by under Architecture,patrimoine,tourisme

La cathédrale saint Louis de Carthage en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La cathédrale Saint-Louis de Carthage est une ancienne cathédrale catholique située à Carthage. Située au sommet de la colline de Byrsa et à proximité des ruines de l’antique cité punique puis romaine, elle est aujourd’hui désaffectée pour le culte mais accueille des concerts de musique tunisienne et de musique classique.

 Histoire
« Louange à Dieu l’Unique, auquel retournent toutes choses ! Nous cédons à perpétuité à Sa Majesté le roi de France un emplacement dans la Malka, suffisant pour élever un monument religieux en l’honneur du roi Louis IX à l’endroit où ce prince est mort. Nous nous engageons à respecter et à faire respecter ce monument consacré par le roi de France à la mémoire d’un de ses plus illustres aïeux. Salut de la part du serviteur de Dieu, Hussein-Pacha-Bey. Que le Très-Haut lui soit favorable ! Amen.
Le 17 de sefer de l’année 1246. Fait au Bardo le 8 août 1830. Au consul général Mathieu de Lesseps »
C’est par ces mots qu’Hussein II Bey donne au consul général de France l’autorisation d’édifier une cathédrale sur le site de l’antique Carthage, de déterminer son emplacement et de prendre tout le terrain nécessaire. Le consul charge son fils Jules de cette mission. Celui-ci, après avoir examiné attentivement les lieux, conclut que la chapelle doit être construite sur la colline de Byrsa, au centre de l’acropole punique, à l’emplacement du temple d’Esculape. Louis-Philippe Ier approuve ce projet. L’architecte choisi le conçoit avec des proportions modestes et une architecture où se mêlent les styles gothique et byzantin. Il réussit, en tout cas, à lui donner l’aspect d’un riche marabout tout en rappelant la chapelle royale de Dreux. Une croix, la seule debout à cette date en Tunisie, surmontait l’édifice. Des descendants des familles de croisés, compagnons du souverain, participent à son financement.
Édifiée entre 1884 et 1890, sous le protectorat français, elle devient primatiale d’Afrique lorsque le titre de primat d’Afrique est restauré au profit du cardinal Lavigerie, titulaire des archidiocèses d’Alger et de Carthage unis en sa personne. Le bâtiment est consacré en grande pompe en présence de nombreux dignitaires ecclésiastiques.
À sa mort, le cardinal Lavigerie y est inhumé et un monument funéraire élevé en sa mémoire. Son corps repose aujourd’hui dans la crypte de la maison généralice à Rome.

Architecture
L’architecture de la fin du XIXe siècle aime les styles composites (comme dans le cas de la basilique du Sacré-Cœur de Paris construite à la même époque en style dit romano-byzantin). L’édifice, selon les plans de l’abbé Pougnet, est de style byzantino-mauresque en forme de croix latine (65 mètres sur 30). La façade est encadrée de deux tours carrées, la croisée du transept est surmontée d’une grande coupole flanquée de huit clochetons et l’abside d’une coupole plus petite. L’église comporte une nef et deux bas-côtés séparés par des arcs outrepassés et le plafond est décoré de caissons avec arabesques sculptées, peintes et dorées. Aux murs figurent les blasons des donateurs pour la construction de la basilique. Les vitraux sont aussi décorés d’arabesques. La cathédrale est dotée d’un bourdon de six tonnes et d’un carillon de quatre cloches. Elles sont bénites par le cardinal Lavigerie qui a voulu être le parrain du bourdon Cyprien-Charles. Les autres cloches, par ordre de grandeur, s’appellent Augustin-Fulgence, Perpétue-Félicité, Louis-Eugène et Déogratias.

Article tiré de Wikipédia 

No responses yet

fév 09 2008

Le musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Récemment restauré par des financements privés, ce petit musée est installé dans l’une des plus anciennes demeures de la médina. Les différentes pièces ont été réhabilitées selon leurs fonctions afin de présenter la vie quotidienne et sociale en ces demeures. De petites tailles, les chambres et dépendances s’organisent autour d’un patio à ciel ouvert, l’une d’elles très intéressante regroupe un véritable trousseau de la mariée, costumes traditionnels, bijoux et accessoires sont exposés.

Sur deux niveaux vous pourrez découvrir les espaces traditionnels avec ses différentes pièces, chambres, cuisines, dépendances où sont présentées les objets et costumes du quotidien et des cérémonies traditionnelles : tapis, couvertures, ustensiles de cuisine, coffres et boites à maquillage, ainsi que poteries, armes, lampes et objets d’époques antiques sont exposés.
(ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h30 sauf lundis et jours fériés)

No responses yet

fév 06 2008

Paysage urbain

Published by under Architecture,publicité

060208.jpg

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

L’avenue Mohamed V à Tunis est souvent appelée l’avenue des banques, elle connait depuis plusieurs années une effervescence immobilière avec la construction d’un grand nombre d’immeubles, souvent des sièges de grandes sociétés de finance d’abord tunisiennes puis aujourd’hui internationales. Cette avenue large et ouverte est bordée d’une allée de palmier séparant les contre-allées. Les trottoirs eux sont envahis de panneaux publicitaires de tous formats.

No responses yet

fév 04 2008

Nefta, capitale du Soufisme

040208.jpg

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Mausolée Sidi Bou Ali dans la palmeraie de NeftaNefta permet aux touristes individuels de découvrir librement et sans la pression touristique comme à Tozeur, une ville aux charmes et particularités étonnants. La ville comporte un grand nombre de marabouts et de mosquées, elle est en fait un très haut lieu du soufisme et considérée comme le deuxième centre religieux du pays après Kairouan. D’origine préhistoire, elle fut successivement libyque puis romaine, puis vandale et byzantin avant l’arrivée des Arabes où elle va lutter durement en essayant d’imposer le schisme kharidjite mais fut rasée au 11ème siècle par les souverains de Tunis.

C’est avec Sidi Bou Ali, venu du Maroc au 13ème siècle que Nefta s’orientera vers un orthodoxie sunnite et développa le courant mystique du soufisme prônant l’unité extatique avec Dieu. Près de 24 mosquées et plus d’une centaine de marabouts sont disséminés au cœur de l’oasis et de la ville. La vieille vie est séparée en deux par le passage qui raccorde la corbeille à la palmeraie, vous y retrouverez alors l’architecture de briques aux couleurs ocre et sables de Tozeur. Bien conservé il est fort agréable de s’engager dans sa découverte à travers ses ruelles, la partie la plus intéressante se situe autour de la place de la libération.

No responses yet

fév 01 2008

Hotel International

Published by under Architecture,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Hotel International sur l’avenue Habib Bourguiba de Tunis.

No responses yet

jan 30 2008

Minaret ottoman

Published by under Architecture,tourisme


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Minaret de la mosquée Hammouda Pacha au coeur du quartier historique de la medina de Tunis

No responses yet

jan 20 2008

L’amphithéâtre d’El Jem


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Construit sur le modèle du colisée de Rome, sa taille lui est inférieure avec 427 m de périmètre contre 527 et d’une capacité de 30 000 contre 45 000 spectateurs à Rome. Mais sa situation au milieu de rien lui donne un aspect particulièrement majestueux et grandiose, nombreuses fois décrit à travers les siècles comme un modèle du genre et est considéré aujourd’hui comme le troisième du monde romain après Rome et Capoue. Edifié vers la fin du 2ème siècle, soit probablement l’un des derniers du monde antique, il a pu profiter des progrès et expériences tirés des défauts révélés sur les anciens édifices du genre. Meilleure statique ; confort de visibilité pour les spectateurs ; bonne fonctionnalité et homogénéité architecturale des espaces communs et des machineries ; accessibilités, distributions et évacuations optimisées ; système ingénieux de captage des eaux faisant du monument un gigantesque impluvium ; en font un exemple du genre. L’édifice, construit tout en blocs de pierre de taille aux teintes chaudes et à la patine dorée, donne, en plus d’un dépouillement décoratif, un aspect majestueux et imposant à ce monument festif.
Sa façade, haute de 36 m, s’offre à vous sur trois niveaux de galeries quasi intactes, une fois l’entrée franchie, rejoignez le centre de l’arêne pour découvrir la cavea, malheureusement en grande partie détruite. Allez visiter le sous-sol de l’arène qui comprend deux galeries bordées de 16 cellules destinées à abriter les fauves. Parcourez ensuite les galeries de circulation et les étages supérieures de l’édifice pour découvrir la vue impressionnante qui vous est offerte sur le monument, la ville et la campagne d’El Jem.

One response so far

jan 12 2008

Les Ribats de Monastir


© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Au haut Moyen âge, la ville de Monastir était dotée d’une série de ribats. Outre le Ribat original, al Kasr-al Kabir (érigé en 180 de l’hégire=796 de l’ère chrétienne), considéré comme la plus ancienne des fortifications arabe en ifriqiya, les historiens parlent d’autres ribats (ajoutés dans les siècles suivants) qu’ils appellent communément kusur al Mounastir. C’est ainsi qu’al-Mukaddasi parle de cinq kasrs entourés par une muraille, al-Bakri qui écrivait au Ve/XIe siècle, mentionne cinq maharis dans le voisinage du ribat principal. Plus tard, des maisons et des terres furent attribuées en hubus(wakf) aux murabits. Le service dans le ribat de Monastir finit par acquérir la réputation d’un acte très méritoire, comme l’illustrent des hadiths qui firent du ribat de Monastir le plus vénéré du Maghrib. Cette vénération était due moins à ses qualités militaires qu’à cette réputation religieuse qui en fit l’habitat de pieux anachorètes. Monastir devint ainsi un lieu de sépulture favori. C’est ainsi que les derniers membres de la dynastie ziride furent inhumés au cimetière proche du ribat. Mais le mausolée le plus vénéré était celui de l’imam malikite al Mazari né en Sicile et très écouté plus tard à Mahdia. Son tombeau finit par assurer la permanence du rôle religieux et de la réputation du ribat et de la ville de Monastir. ce ribat a été agrandi au cours des siècles. Il présente encore sa façade imposante avec des murailles crénelées dominant le littoral. Al Bakri le décrivait ainsi: “Une citadelle haute et solide, avec au centre, une cour rectangulaire entourée par deux étages de cellules; l’étage supérieur du côté Sud abritait une mosquée, un cheikh y résidait en permanence dirigeait une communauté de saints et d’anachorètes qui avaient abandonné ce monde pour se consacrer au service du ribat”. Le ribat comporte en outre des chambres et des cellules, des moulins et des citernes. De ce ribat original, seule la tour ronde de guet le nadhour, située dans l’angle Sud-est, et les vestiges de l’ancienne muraille et le côté méridional avec la mosquée à l’étage supérieur (actuellement converti en musée) sont conservés. Le monument fut agrandi, au IXe siècle. Il comporte désormais un autre bâtiment. Quant à la citadelle, elle fut remaniée en lui ajoutant une enceinte avec des tours quadrangulaires. La renommée religieuse de Monastir et de ses murabits subsista au cours des siècles suivants. Les chevaliers de Malte Lanfreducci et Bosio écrivent, dans leur rapport de 1587, que les pirates turcs visitaient régulièrement Monastir par dévotion pour ses murabits. Après les additions architecturales des Hafsides, les Turcs modifièrent les murailles du ribat en vue d’y installer de l’artillerie dont les plates formes sont des fondations du bey husseinite Ali Pacha (XVIIIe siècle). Au côté du grand ribat les historiens mentionnent la présence d’autres ksours:dont kasr ibn al jaad (sur l’îlot de Sidi Ghdamsi), Kasr Duwayd (à Khnis) et le kasr de Skanès.
Article extrait du site Medina Portal

No responses yet

« Prev - Next »