Archive for the 'archéologie' Category

nov 17 2009

Visite au Kef

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une ville de plus en plus attractive Considéré comme un bastion de la culture en Tunisie, El Kef est devenu au cours des dernières années une ville de plus en plus gaie et accueillante grâce à tous ses sites très affriolants qui la rendent particulièrement attractive pendant la saison hivernale et font d’elle une vraie ville où il fait  désormais bon vivre.
Avec ses monuments prestigieux, ses sites naturels propres à couper le souffle et son legs historique remarquable, le tout conjugué à une infrastructure qui s’est modernisée à grands pas, El Kef est devenu   une véritable métropole régionale où environnement et développement font bon ménage.
Si l’éclat de la ville est, à lui seul, suffisant pour mettre en exergue la propreté des rues et des artères, l’extension urbaine et la création des parcs et des jardins ont achevé l’aspect sensationnel que provoquent tous les monuments qui semblent s’étager et dont certains, comme la Kasbah turque, autorisent à admirer inlassablement la beauté  du mont Eddir, là où les rochers s’élèvent interminablement dans tous les sens d’ailleurs.
El Kef, qui portait autrefois le nom de Sicca Veneria en hommage à Vénus, déesse de la beauté et de l’amour, a réussi à travers le temps à s’ériger comme une ville phare culturellement et stratégique sur d’autres plans, une vitrine de la modernité prônée par la Tunisie de l’ère nouvelle. Alors qu’au loin, le campus universitaire trône majestueusement dans la plaine de Boulifa comme un autre témoignage du statut culturel de la cité, les monuments archéologiques de la Médina, au demeurant très nombreux, renforcent l’autorité historique de la métropole et de son statut de ville ouverte, où les brassages culturels et religieux ont de surcroît imprégné l’esprit de la population.
Si les poètes romantiques s’accordent sur le fait qu’un seul être vous manque et tout est dépeuplé, El Kef, bien iodé dans tous ses éléments, ne peut nullement  se départir de ses monuments historiques et religieux, notamment la basilique romaine, le mausolée de Sidi Bou Makhlouf dont l’authenticité tient surtout de son originalité, la synagogue avec ses bibelots rustiques et ses manuscrits et autres coupures de presse, en passant encore par le musée des arts et traditions populaires qui a été érigé sur l’ancien site d’une zaouia (marabout) rahmania, du nom de la confrérie marocaine établie en Tunisie vers le début du XVIIIe siècle, et bien sûr les medersas et les autres écoles   coraniques qui font un ensemble archéologique remarquablement intégré au sein de l’élément urbain de la Médina.

Si les vieilles villes de la Tunisie ont toutes comme élément commun les souks, celle du Kef se distingue par son originalité, en ce qu’elle n’écume que les lieux de culture, même si quelques tisserands et autres joalliers se sont installés en petits nombres dans l’une de ses artères en pierres taillées qui, en la remontant, donne accès au sommet de cette Médina dont les ruelles sinueuses expliquent l’air convivial qui caractérise les rapports humains dans l’ancienne cité numide.
Avec ses jardins suspendus, ses reliefs démesurés, ses citadelles et tout l’ensemble verdoyant que l’on remarque dès le premier abord de la ville, El Kef est devenu une ville très attractive,  avec comme caractéristique   le charme discret et même apparent qu’offre aujourd’hui l’esthétique urbaine dans de nombreuses villes du pays.

Article paru dans le journal La Presse

Pour voir plus d’images sur le Le Kef: Le Kef en photo

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fév 15 2009

Visite au musée du Bardo …(2)

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La Salle de Virgile au musée du Bardo porte son nom par la présence de la célèbre et unique mosaïque représentant Virgile encadré de deux Muses, cette mosaïque est exposée dans l’abside centrale de cette impressionnante espace de forme octogonal ouvrant sur quatre absides. Cette salle déservait à l’origine les appartements privés du Bey. Ses murs sont recouverts de faïence émaillée et le plafons est revêtu de plâtre sculpté entièrement ciselé de motifs caractéristiques de l’art arabo-islamique. Le musée du Bardo est tout autant, à l’instar du Musée du Louvre, un palais à l’architecture exceptionnel et un musée à la collection exceptionnelle de mosaïques mais aussi d’objets antiques et arabo-islamique.

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fév 14 2009

Visite au musée du Bardo … (1)

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© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

La grande salle des fêtes du palais du Bardo où sont exposées sur les murs et sols d’immenses pavements de mosaïques antiques et quelques reste de statues monumentales. La salle de Sousse présente ici plusieurs mosaïques majeures comme le Triomphe de Neptunes (au sol), celle du Signeur Julius, du Dieu Océan, du Domaine de Tabarka ou encore des jeux de cirque.

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déc 17 2008

Life Magazine in Tunisia … (3)

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Parmi les quelques dix millions de photos du Life Magazine mises en ligne sur Google, j’ai pu dénicher quelques images rares et originales de la Tunisie. en voici une petite série.

Etat des fouilles archéologique de 1938 au coeur du théâtre de Carthage

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oct 10 2008

La Ghriba du Kef

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La synagogue du Kef était l’objet d’une grande vénération, non seulement par les Juifs de la ville, mais aussi par tous ceux de la région qui s’y rendaient en pèlerinage chaque année dans la semaine marquée par la fête de Soukkot, ou fête des Cabanes.

Intérieur de la synagogue du Kef - La Ghriba du Kef en Tunisie

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Comme la célèbre synagogue de Hara el-Seghira dans l’île de Djerba, cette synagogue était appelée al-Ghriba qui veut dire « isoléee, « solitaire », « abandonnée », mais aussi « étrange », « extraordinaire », « merveilleuse ». On ne connait pas l’origine de cette appellation, et l’on ne sait pas pour quelle raison ce lieu de culte est devenu l’objet d’une vénération particulière. Selon les Juifs du Kef, leur synagogue devrait sa sainteté au fait qu’elle aurait été élevée au-dessus de la tombe d’une femme d’une vertu et d’une piété exemplaires (d’après des renseignements recueillis auprès de Mme Suzette Chemama). Pour le savant Nahum Slouschz, la synagogue du Kef devrait sa sainteté au fait qu’elle était à l’origine située non loin du cimetière où les Juifs nomades de la région venaient enterrer leurs morts (N. Slouschz, Un voyage d’études…, pp. 20-21). La légende, quant à elle, raconte l’histoire de trois orphelines qui se seraient séparées et auraient fondé les trois Ghriba : Bône (Annaba) en Algérie, le Kef et Djerba. On dénombre deux autres Ghriba en Tunisie : A l’Ariana, Ghribet Riana et à Tunis, Ghribet El Hafsia dite « Lem Mdafa ».On a pour coutume d’y pratiquer une « Séouda » ou pèlerinage annuel. Au Kef, cette Séouda se réalisait entre les fêtes de la Pâque juive dite « Aïd El Ftira » et Chavouot. Elle durait jusqu’à trois ou quatre jours. On y apportait un veau que l’on promenait en ville, orné de foulards ou de mouchoirs et de colliers divers. Il était ensuite tué et on offrait l’arrière de la bête aux notables. On préparait un couscous géant mijoté au feu de bois pour toute la communauté et les amis. Les fidèles faisaient des dons de viande et de semoule pour subvenir aux frais de la fête et la nourriture était distribuée gratuitement.
Tout cela s’est éteint dans les années 80 avec le départ progressif des Juifs keffois. Le dernier Juif keffois quitta la ville en 1984, en remettant les clés de la synagogue à l’ASM (Association de Sauvegarde de la Medina). Celle-ci sera restaurée dix ans plus tard par les autorités tunisiennes et ouverte au public le 13 Avril 1994.

Texte extrait du site sur Le Kef

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oct 08 2008

Site archéologique de Makthar

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Sitre archéologique de Makthar en Tunisie

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Le site archéologique de Mactaris jouxte la ville de Makthar qui en est, en quelque sorte, une excroissance tardive, d’époque coloniale, comme en témoignent quelques bâtisses (à l’exemple du siège de la délégation) ou demeures aux toits inclinés recouverts de tuiles rouges.

Mactaris est la transposition latine du toponyme initial : Mktrm, qui témoigne des origines lybiques de la cité, comme en atteste d’ailleurs le grand nombre de monuments funéraires remontant à cette civilisation et qui sont insérés dans le site. C’est à peu près tout ce qui subsiste de cette époque Ier comme legs « monumental ».

La fondation de la ville elle-même semble remonter au Ie siècle avant J-C., avec l’installation de colons puniques ou numides punicisés qui répandirent dans la région la religion, la culture et les arts de Carthage, et cela de manière durable. Cette ville a subsisté même après l’arrivée des Romains, au tout début du Ier siècle. C’est, cependant, à l’époque romaine que se rattache l’essentiel d’un patrimoine archéologique considéré comme l’un des plus riches et des plus beaux de Tunisie. La ville connut son apogée aux IIe et IIIe siècles. Son déclin intervint dès le IVe siècle et se précipita avec les invasions vandale et byzantine. La fondation de la ville elle-même semble remonter au Ie siècle avant J-C., avec l’installation de colons puniques ou numides punicisés qui répandirent dans la région la religion, la culture et les arts de Carthage, et cela de manière durable. Cette ville a subsisté même après l’arrivée des Romains, au tout début du Ier siècle. C’est, cependant, à l’époque romaine que se rattache l’essentiel d’un patrimoine archéologique considéré comme l’un des plus riches et des plus beaux de Tunisie. La ville connut son apogée aux IIe et IIIe siècles. Son déclin intervint dès le IVe siècle et se précipita avec les invasions vandale et byzantine.
Une porte monumentale, qui campe aujourd’hui à l’entrée de la ville moderne, accueille le visiteur. De l’autre côté de la route, le site à proprement parler est ceint par une clôture. Derrière, tous les monuments qui composent une ville romaine, pour la plupart dans un bel état de conservation : amphithéâtre, thermes (4, en tout), forum couronné par un imposant arc de triomphe dédié à Trajan, temples, basiliques, cryptes, mausolées et même… perception d’impôts romaine!

Texte extrait du site de L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC)

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août 26 2008

La gorgone au front ailé de Sousse

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 mosaïque de la gorgone au front ailé, datant du II s ap JC, et exposé au musée archéologique de Sousse en Tunisie

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Exceptionnel pavement de mosaïque de la gorgone au front ailé, datant du II s ap JC, et exposé au musée archéologique de Sousse.

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août 24 2008

Le sanctuaire de la Mokhola à Dougga

Fatma et Cherifa ecrivant au henné leur noms sur la paroi du sanctuaire de la mOkhola à Dougga en Tunisie

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Le sanctuaire de la Mokhola est un lieu saint situé dans les citernes romaines d’Aïn El Hammam sur le site archéologique romain de Dougga. Le lieu est encore vénéré par les habitants de la région qui viennent y prier et chaque année faire des sacrifices. La paroi intérieure de la citerne, située à l’entrée du couloir de canalisation, est couverte de chaux et d’écriture au henné. Dans la grotte sombre les habitants viennent tout au long de l’année faire des offrandes et des voeux.

Fatma fait un voeu à l’entrée du sanctuaire de la Mokhola à Dougga en Tunisie

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juin 20 2008

Site archéologique de Chemtou

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Site archéologique de Chemtou en Tunisie

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Carrière de marbre sur le site archéologique de ChemtouChemtou ou Chimtou est un site antique du nord-ouest de la Tunisie anciennement rattaché à la province d’Afrique proconsulaire. L’ancienne Simitthu (Simitthus à l’époque romaine) est située à 20 kilomètres de la ville de Jendouba, à proximité de la frontière algérienne, au carrefour de deux importantes routes : celle qui relie Carthage à Hippo Reggius (actuelle Annaba) et celle de Tabraca (actuelle Tabarka) à Sicca Veneria (actuelle Le Kef).
La ville naît après la conquête de la vallée de la Medjerda par les Numides. On suppose qu’elle existe déjà au Ve siècle av. J.-C.. Peu à peu, la petite cité se développe grâce aux routes commerciales. Plus tard, Micipsa érige au sommet d’une montagne un sanctuaire pour son père défunt, le roi numide Massinissa, qu’il bâtit grâce aux carrières de marbre qui auraient été exploitées dès le IIe siècle av. J.-C.. Ce marbre appelé « marbre numide » (marmor numisticus) était caractérisé par une palette de couleurs variant entre le jaune et le rose. Il aurait été également utilisé dans la construction d’édifices locaux de prestige (temples et villas surtout) mais aussi dans les différentes provinces romaines et byzantines. La ville devient, au début de l’Empire romain, municipe puis colonie sous le nom de Colonia Iulia Augusta Numidica Simitthu.
Une campagne de fouilles réalisées par une équipe archéologique tuniso-allemande a permis de mettre à jour la cité numide puis romaine, ainsi qu’une voie spéciale la reliant à Tabarka qui permettait d’acheminer le marbre vers la mer Méditerranée. Les vestiges exhaussés sont ainsi typiques des cités romaines avec temples, thermes, aqueduc, amphithéâtre ainsi que logements pour les ouvriers carriers dont le nombre pouvait dépasser le millier.

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mai 06 2008

La grande mosquée de Carthage

 Voie romaine menant à la Grande mosquée de Carthage en Tunisie

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Joyau de l’architecture religieuse arabo-musulmane contemporaine, cette mosquée occupe le sommet de l’une des collines de Carthage, son inauguration eu lieu le 11 novembre 2003. Elle témoigne de l’intérêt constamment accordé par son excellence le Président Zine El Abidine Ben Ali à la religion musulmane et aux lieux de culte. D’ailleurs, peut-on la considérer comme un geste de revitalisation des quelques siècles de la présence arabo-musulmane sur ce site et dont il ne subsiste presque rien, hormis les quelques tessons de céramique et les quelques fragments d’inscriptions epars dans les lieux. Le choix du site est judicieux, étant la mosquée érigée au coeur du site archéologique de Carthage, entre l’Odéon, la Rotonde et la basilique Damous El Karita, trois monuments antiques symboles de notre passé. « Cet edifice cultuel et civilisationnel à volumétrie majestueuse aux façades harmonieuses et sobres s’inscrit sans heurt dans l’environnement sensible et conservateur de Carthage ». Le style éclectique du monument représente une synthèse de l’art de bâtir depuis l’arrivée, dans nos contrées, des premières armées musulmanes à nos jours. Il représente « l’authenticité islamique tunisienne…les bonnes traditions héritées de nos pères et de nos aïeux, traditions qui sont autant d’éléments de notre personnalité ». Les principales sources d’inspiration fûrent la mosquée de Okba à Kairouan, la mosquée Al Zaytûna à Tunis, à côté d’autres nombreuses références. L’exécution des différentes composantes sont l’oeuvre d’architectes et d’artisans tunisiens.

texte extrait du site Medina Portal

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mai 05 2008

Pêcheur à Carthage

Pêcheur dans le port punique de Carthage en Tunisie

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Pêcheurs revenant d’une sortie en mer dans les ports puniques de Carthage

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mai 04 2008

Touristes à Carthage (4)

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touristes aux thermes d’antonin à Carthage en Tunisie

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Groupe de touristes en visite aux thermes d’Antonin de Carthage

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mai 03 2008

Touristes à Carthage (3)

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touristes aux thermes d’antonin à Carthage en Tunisie

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Groupe de touristes en visite aux thermes d’Antonin de Carthage

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mai 02 2008

Touristes à Carthage (2)

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touristes aux thermes d’antonin à Carthage en Tunisie

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Groupe de touristes en visite aux thermes d’Antonin de Carthage

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mai 01 2008

Touristes à Carthage

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touristes aux thermes d’antonin à Carthage en Tunisie

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Groupe de touristes en visite aux thermes d’Antonin de Carthage

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mar 28 2008

La maison Africa d’el Djem

Patio de la villa Africa à El Djem en Tunisie
© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Une somptueuse demeure aristocratique

Tant par ses dimension exceptionnelles que par la particularité de certains de ses aménagements et surtout par l’incomparable éclat de son riche décor, la maison d’Africa est une des plus somptueuses demeures aristocratiques mises au jour dans le pays. Elle est en effet la plus vaste de toute l’Afrique romaine avec ses 3000 m2 dégagés jusque là. Elle est dotée d’une aile noble où le maître de maison recevait luxueusement sa clientèle de ses convives. Pour cela, il avait le choix entre la fraîcheur des prestigieux espaces formés par les quatre galeries pavées de mosaïque et agrémentées délégantes colonnes stuquées et peintes ou la douce chaleur d’un immense « triclinium ».

Salle à manger de la villa Africa à El Djem en TunisieUn salon-salle à manger de 200 m2, dont le sol est orné d’une mosaïque au décor bien adapté à la fonction conviviale de la pièce : gibiers, poissons, fruits de mer et fruits de tout genre dont une étonnante coupe en verre remplie de cerises, autant de délices dont les hôtes se régalaient grâce à la générosité du maître des lieux. De nombreuses pièces ouvraient sur les vastes galeries qui encadraient un grand jardin, situé un peu en contrebas et doté d’un magnifique bassin qui ne manquait pas de dispenser de la fraîcheur sous ce climat peu clément. A côté de ce corps principal et prestigieux de la demeure où le maître de la maison tenait à afficher son image de marque, étaient aménagés des appartements privés , accessibles par une des galeries du péristyle, et qui formait un ensemble distinct où se déroulait la vie quotidienne de la famille, loin des regards étrangers et du vacarme de la rue. De coquettes chambres à coucher constituaient un espace propice au repos. Les unes étaient simples et les autres d’apparat mais elles étaient dans presque tous les cas précédées d’antichambres destinées à préserver l’intimité des habitants. L’emplacement du lit était marqué par un décor simple, généralement un dessin géométrique, alors que la partie visible du sol portait des motifs figurés particulièrement élaborés. Quant à la chambre d’apparat, elle comportait deux parties distinctes : la première sur levée d’une trentaine de centimètres, marquait l’emplacement du lit, la second, beaucoup plus vaste portait un luxueux pavement fait de plaques de marbre de différentes couleurs découpés savamment et disposées de manière à former un décor géométrique ou figuré.

Pour sa reconstitution, la Maison d’Africa s’est appuyée sur une haute rigueur scientifique garantie par l’Instruction National du patrimoine sous la conduite de Hédi Slim, Conservateur du site, de Jean-Claude Golvin, Directeur de Recherche au CNRS, de Khaled Karoui, Architecte chef de service des sites protégés à l’INP, et Mabrouk Hamrouni qui a géré les travaux.

Pour visiter la maison aller au musée d’El Djem.

site sur la villa Africa

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fév 20 2008

Mosaïque romaine : les Xenias

Xenia, mosaique romaine, ici un verre et un pichet de vin

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Xenia, mosaique romaine, ici un poulet dépluméLes spécialistes de la mosaïque antique définissent le terme Xenia comme suit: “images de nature morte figurant des fruits, des légumes, du gibier ou d’autres victuailles qu’on trouve souvent disposées sur les sols des salles à manger ou de réception pour honorer les convives et exalter en même temps la générosité du maître de maison”. D’origine hellénistique, ce type de représentation “gastronomique” est introduit en Afrique dès le IIe siècle après J.-C. Il occupe une place importante dans le décor domestique. Les mosaïques à xenia sont un témoignage fidèle de la prospérité agricole et de la générosité des propriétaires terriens africains. En effet le visiteur qui parcourt les musées et les sites archéologiques en Tunisie constate la richesse et la diversité de la production agricole: Ainsi nous rencontrons des grives, des canards, des cerises, des dattes, des figues, des poires, des melons, des grenades Le thème xenia est intimement lié aux banquets et aux festins organisés et offerts par des généreux évergètes.

Texte extrait du site Medina Portal 

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jan 28 2008

L’art punique : Oenochoé en bronze

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La panse de cette oenochoé (cruche à verser le vin) en bronze est ornée d’un décor simple: des cannelures de part et d’autre d’une bande médiane. L’anse est formée de deux figurines: un adolescent accroché au col qu’il tient entre ses jambes et un personnage barbu dont le corps arqué en arrière prend appui sur un masque servant d’attache inférieure et qui place ses mains sur la tête de l’adolescent. certains spécialistes attribuent cette oenochoé à l’Etrurie, d’autres à Tarente ou encore Carthage (H. 25 cm, diam. 14 cm, Cathage, Vème siècle avant JC, musée de Carthage).

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jan 21 2008

Masque grimaçant

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Masque grotesque et grimaçant en terre cuite de l’époque punique. VIII av JC, provenant de Carthage, et exposé au musée du Bardo.

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jan 20 2008

L’amphithéâtre d’El Jem


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Construit sur le modèle du colisée de Rome, sa taille lui est inférieure avec 427 m de périmètre contre 527 et d’une capacité de 30 000 contre 45 000 spectateurs à Rome. Mais sa situation au milieu de rien lui donne un aspect particulièrement majestueux et grandiose, nombreuses fois décrit à travers les siècles comme un modèle du genre et est considéré aujourd’hui comme le troisième du monde romain après Rome et Capoue. Edifié vers la fin du 2ème siècle, soit probablement l’un des derniers du monde antique, il a pu profiter des progrès et expériences tirés des défauts révélés sur les anciens édifices du genre. Meilleure statique ; confort de visibilité pour les spectateurs ; bonne fonctionnalité et homogénéité architecturale des espaces communs et des machineries ; accessibilités, distributions et évacuations optimisées ; système ingénieux de captage des eaux faisant du monument un gigantesque impluvium ; en font un exemple du genre. L’édifice, construit tout en blocs de pierre de taille aux teintes chaudes et à la patine dorée, donne, en plus d’un dépouillement décoratif, un aspect majestueux et imposant à ce monument festif.
Sa façade, haute de 36 m, s’offre à vous sur trois niveaux de galeries quasi intactes, une fois l’entrée franchie, rejoignez le centre de l’arêne pour découvrir la cavea, malheureusement en grande partie détruite. Allez visiter le sous-sol de l’arène qui comprend deux galeries bordées de 16 cellules destinées à abriter les fauves. Parcourez ensuite les galeries de circulation et les étages supérieures de l’édifice pour découvrir la vue impressionnante qui vous est offerte sur le monument, la ville et la campagne d’El Jem.

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