Archive for the 'patrimoine' Category

avr 27 2008

On the road … Monument public

Monument public en Tunisie

© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

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avr 23 2008

Ksar Ouled Soltane

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Ksar Ouled Soltane dans le sud de la Tunisie

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Situé à 47 kilomètres au sud-est de Tataouine, Ksar Ouled Soltane est l’un des plus remarquables ksour de Tunisie. Ce ksar offre la particularité de disposer d’une deuxième cour, datant du XIXème siècle, qui prolonge la première construite au XVème siècle environ. Il dispose ainsi du nombre record de 400 cellules de stockage des réserves alimentaires appelées ghorfas, qui sont réparties sur 4 ou 5 niveaux. Comme d’autres ksour de montagne, Ksar Ouled Soltane a pris le relais des ksour citadelle, en l’occurrence ceux de Tazaghdent, Techout et Béni Oussine. En partie rénové, Ksar Ouled Soltane figure parmi les destinations touristiques importantes du Sud tunisien.

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avr 22 2008

Les toits de Ksar Ouled Soltane

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Les toits de Ksar Ouled Soltane - sud de la Tunisie

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mar 22 2008

Tatouage : Le harqous

Main tatouée de harqous et henné sur une mariée de Mahdia en Tunisie
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Main tatouée de harqous et henné sur une mariée de Mahdia en TunisieCe type de maquillage serait comme une sorte de substitution étant donné l’opposition de l’Islam au tatouage. Produit de beauté des femmes obtenu par un mélange de : « ‘afs, hadîda, clou de girofle, swâk », c’est-à-dire noix de galles, clous de girofle, écorce de noyer, sulfate de cuivre. On le prépare dans un ustensile en poterie couvert , appelé zlîziyya, à Tunis. L’écorce de noyer est trempée au préalable dans un peu d’eau ; puis on presse l’écorce sur la face interne du couvercle ; le liquide est mélangé ensuite au sulfate de cuivre. On met le tout dans le vase et on fait cuire à feu doux. Le sinâj, la fumée noire qui se fixe sur le couvercle, est employée alors pour faire des points entre les sourcils et des grains de beauté sur les joues et on s’en sert pour entourer de dessins les mains et les pieds teints au henné. Des proverbes drôles traduisent l’importance du harqous : « Pour qui te mets-tu du harqous oh ! toi femme de l’aveugle ! » « Celui qui est désargenté, ne peut ni étreindre ni embrasser, ni sentir le harqous ». Les dernières opérations de maquillage le soir de l’entrée, al-dakhla de la mariée dans la maison de l’époux c’est le harqous et la dabgha. Les dessins au harqous sont légers et fins et sont là pour accompagner le henné et l’embellir. Dans ce cas, il se résume à l’usage essentiellement de points et de dessins géométriques simples, de lignes droites et brisées. Les surfaces décorées sont d’une part les doigts et d’autre part, ce qui reste de la paume et qui n’est pas couvert par le henné et le dos de la main. Il en est de même des pieds où les dessins ornent les orteils et le coup de pied.
Texte extrait de Medina Portal

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mar 21 2008

Rue des andalous à Tunis

 Porte traditionnelle d’un palais dans la medina de Tunis
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Porte traditionnelle d’un palais rue des Andalous dans la medina de Tunis.

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fév 28 2008

Urbanisme : Mettre fin à la gabegie !

Chantier de la cité Ennasr en Tunisie

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Je viens de consulter un article sur webmanagercenter que j’ai souhaité retranscrire ici dans sa totalité pour affirmer mon soutien et mon accord sur l’état désastreux des villes tunisiennes, sur l’expansion non contrôlée des chantiers d’immeubles ou de maisons, sur l’état des rues tunisiennes. Aujourd’hui pas une ville de la Tunisie ne peut se vanter d’un urbanisme propre et cohérent, d’un respect architectural rigoureux et réfléchis, hormis le haut du village de Sidi Bou Saïd. Il faut dire que c’est le berceau des premières règles et lois de protection du paysage urbain et architectural avec le baron d’Erlanger, malheureusement le Baron n’avait qu’une maison à Sidi Bou …

 

 » Quand on fait le tour des quartiers des villes tunisiennes, on ne peut manquer de s’exclamer : ‘’Mon royaume pour un urbaniste !’’. Car, à part un petit nombre de sites de bon goût, le reste est une gabegie plus ou moins flagrante alors que chacun ne semble n’en faire qu’à sa tête.

Les nouveaux bâtiments ‘’modernes’’ sont une autre paire de manches puisqu’il semble que, pour la plus part, le seul mot d’ordre soit l’ostentatoire et le tape-à-l’œil. La quasi-règle du mariage du métal et des baies vitrées éloigne de plus en plus de toute idée d’identité et contraste âprement avec notre culture qui est si riche et qui est tout indiquée pour être une constante source d’inspiration.

Ajoutez à cela le fait incontestable de la métropolisation grandissante du Grand Tunis, de plus en plus estampillée du sceau international avec ce que cela implique d’incontournable dans le fait de bâtir. Et une question se pose : Sommes-nous vraiment obligés de laisser que cette métropolisation se fasse sans goût et sans âme ?

C’est dans ce contexte que l’Association tunisienne des urbanistes (ATU) vient d’inviter deux urbanistes mondialement connus pour animer un débat de deux jours sur les problématiques de l’urbanisme en Tunisie, assorti de comparaisons avec des pays fortement urbanisés et une réflexion sur le métier d’urbaniste.

L’ATU, qui s’était déjà interrogée, l’année dernière, sur les villes tunisiennes et leurs transformations probables à l’horizon 2030, aura-t-elle la force et le courage de mobiliser les décideurs pour sauver l’espace urbain de nos villes de la gabegie ? »

 

Article de Maryam OMAR sur Webmanagercenter

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fév 26 2008

Paysage kerkennien

mosquée en bord de mer sur les îles de Kerkennah
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Mosquée à l’abandon en bord de mer sur les îles de Kerkennah

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fév 23 2008

La Petite Sicile de Tunisie

 église de la petite sicile à la Goulette en Tunisie
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Depuis les années 1960, les Italiens de Tunis vivent de petits métiers. Tunis fut une destination privilégiée, à 60 kilomètres, des côtes de Sardaigne. Ils furent nombreux et divers ceux qui venaient chercher une certaine tranquillité, d’autres fortune à Tunis. Vinrent donc des Siciliens, des Sardes, des gens des pouilles, et de Calabre, des Toscans et des Génois, mais aussi des carbonari qui fuyaient les persécutions de la Restauration, des exilés Républicains fidèles à Guiseppe Mazzini, aussi des pêcheurs, des mineurs, des paysans en quête d’une vie meilleure. Le lieu de leur installation , un quartier qui a commencé sa construction au milieu du XIXème siècle est La Goulette que l’on appelait la « petite Sicile ». Ce lieu, puisqu’il reste encore quelques italiens à Tunis, porte toujours cette dénomination. Dans «la petite Sicile» l’église est dédiée à Saint Fidèle, elle comporte trois chapelles avec trois statues différentes de la vierge: Notre Dame de Lourdes, La Bienheureuse Vierge du Carmel et Notre Dame de Trapani, ainsi les fidèles français, italiens, et Maltais pouvaient s’agenouiller devant la vierge vénérée dans les pays d’origine; Le 15 août les familles musulmanes et juives faisaient elles aussi porter des cierges à l’église en signe de respect; Il n’était pas rare lors de la procession du 15 août que même les non chrétiens suivent la procession qui mêlaient les cantiques à la vierge et les youyous des femmes tunisiennes.
Aujourd’hui « la petite Sicile » n’existe pratiquement plus ! L’église de la Goulette a été préservée par miracle. Promis au pic de démolisseurs, lorsqu‘en 1986, Luigi Scalfaro en visite en Tunisie demanda d’aller à la messe, l’église fut restaurée. Aujourd’hui la colonie italienne est composée de chef d’entreprises, nouvelle génération, qui ne se soucient guère des autres italiens …

Article extrait du site www.webzinemaker.com

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fév 20 2008

Mosaïque romaine : les Xenias

Xenia, mosaique romaine, ici un verre et un pichet de vin

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Xenia, mosaique romaine, ici un poulet dépluméLes spécialistes de la mosaïque antique définissent le terme Xenia comme suit: “images de nature morte figurant des fruits, des légumes, du gibier ou d’autres victuailles qu’on trouve souvent disposées sur les sols des salles à manger ou de réception pour honorer les convives et exalter en même temps la générosité du maître de maison”. D’origine hellénistique, ce type de représentation “gastronomique” est introduit en Afrique dès le IIe siècle après J.-C. Il occupe une place importante dans le décor domestique. Les mosaïques à xenia sont un témoignage fidèle de la prospérité agricole et de la générosité des propriétaires terriens africains. En effet le visiteur qui parcourt les musées et les sites archéologiques en Tunisie constate la richesse et la diversité de la production agricole: Ainsi nous rencontrons des grives, des canards, des cerises, des dattes, des figues, des poires, des melons, des grenades Le thème xenia est intimement lié aux banquets et aux festins organisés et offerts par des généreux évergètes.

Texte extrait du site Medina Portal 

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fév 18 2008

Chaussures du désert

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Paire de chaussure du désert - Douiret dans la région du Dahar en Tunisie.

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Paire de chaussure du désert dans une maison du village berbère de Douiret dans la région du Dahar, sud est de la Tunisie.

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fév 17 2008

L’art de la brique dans le Djerid

L’art de la brique à Tozeur en Tunisie

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L’art de la brique à Tozeur en TunisieL’utilisation de la brique donne sa caractéristique et son charme à l’architecture des médinas de Tozeur et Nefta. Si l’existence d’importants gisements d’argile fut une raison du choix des maçons, il en est d’autres qui tiennent à la qualité propre de la brique. Sa porosité lui permet d’absorber facilement les eaux de pluie et de conserver une relative fraîcheur. C’est aussi un matériau extrêmement résistant, dont le faible taux de dilatation (plus faible que celui du béton) permet de résister aux grandes amplitudes thermiques. Séchée à l’air libre, puis cuite au four pendant 24h – par fournée pouvant atteindre 20 000 pièces -, la brique de Tozeur, de couleur claire (2/3 d’argile blanche pour 1/3 d’argile rouge), mesure invariablement 17 cm sur 8 cm de long et 3,5 cm de large.

L’art de la brique à Tozeur en TunisieCes faibles dimensions permettent aux maîtres maçons de réaliser, en jouant sur les trois faces de la brique, des motifs décoratifs d’une variété infinie : frises de losanges, de palmes, de serpents ou encore de chameaux stylisés dans les encadrements des portes et des fenêtres, ou sur les murs de vastes panneaux qui s’apparentent à l’art du tapis. Outre leur valeur esthétique propre, ces décorations de briques présentent un autre intérêt : en créant des reliefs, elles ménagent des zones d’ombres sur les murs qui, ainsi, ne sont pas entièrement frappés par le soleil.

Texte extrait du Guide Bleu Tunisie aux éditions Hachette Tourisme, P 410.

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fév 11 2008

Tisserand à Mahdia

Tisserand à Mahdia en Tunisie

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Métier à tisser à Mahdia en TunisieÉrigée sur un ancien comptoir phénicien (814-146 av. J.-C.) et romain (146 av. J.-C. à 439 apr. J.-C.), la ville de Mahdia se situe sur une presqu’île rocheuse rattachée au continent africain à environ 230 km au Sud de Tunis.
Alors que les traces architecturales de cette période historique se détériorent et même se font démolir, une tout autre tradition persiste tout en conservant et soulignant le passé phénicien et romain de
Mahdia. Cette tradition est celle du costume traditionnel de Mahdia car cet habit est un mélange de tunique punique et de drapé romain. Ce tissage conçu par un homme accompagne la femme durant toute sa vie, et ce, même jusqu’au transport de la défunte au cimetière.

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fév 10 2008

Cathédrale Saint-Louis de Carthage

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La cathédrale saint Louis de Carthage en Tunisie

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La cathédrale Saint-Louis de Carthage est une ancienne cathédrale catholique située à Carthage. Située au sommet de la colline de Byrsa et à proximité des ruines de l’antique cité punique puis romaine, elle est aujourd’hui désaffectée pour le culte mais accueille des concerts de musique tunisienne et de musique classique.

 Histoire
« Louange à Dieu l’Unique, auquel retournent toutes choses ! Nous cédons à perpétuité à Sa Majesté le roi de France un emplacement dans la Malka, suffisant pour élever un monument religieux en l’honneur du roi Louis IX à l’endroit où ce prince est mort. Nous nous engageons à respecter et à faire respecter ce monument consacré par le roi de France à la mémoire d’un de ses plus illustres aïeux. Salut de la part du serviteur de Dieu, Hussein-Pacha-Bey. Que le Très-Haut lui soit favorable ! Amen.
Le 17 de sefer de l’année 1246. Fait au Bardo le 8 août 1830. Au consul général Mathieu de Lesseps »
C’est par ces mots qu’Hussein II Bey donne au consul général de France l’autorisation d’édifier une cathédrale sur le site de l’antique Carthage, de déterminer son emplacement et de prendre tout le terrain nécessaire. Le consul charge son fils Jules de cette mission. Celui-ci, après avoir examiné attentivement les lieux, conclut que la chapelle doit être construite sur la colline de Byrsa, au centre de l’acropole punique, à l’emplacement du temple d’Esculape. Louis-Philippe Ier approuve ce projet. L’architecte choisi le conçoit avec des proportions modestes et une architecture où se mêlent les styles gothique et byzantin. Il réussit, en tout cas, à lui donner l’aspect d’un riche marabout tout en rappelant la chapelle royale de Dreux. Une croix, la seule debout à cette date en Tunisie, surmontait l’édifice. Des descendants des familles de croisés, compagnons du souverain, participent à son financement.
Édifiée entre 1884 et 1890, sous le protectorat français, elle devient primatiale d’Afrique lorsque le titre de primat d’Afrique est restauré au profit du cardinal Lavigerie, titulaire des archidiocèses d’Alger et de Carthage unis en sa personne. Le bâtiment est consacré en grande pompe en présence de nombreux dignitaires ecclésiastiques.
À sa mort, le cardinal Lavigerie y est inhumé et un monument funéraire élevé en sa mémoire. Son corps repose aujourd’hui dans la crypte de la maison généralice à Rome.

Architecture
L’architecture de la fin du XIXe siècle aime les styles composites (comme dans le cas de la basilique du Sacré-Cœur de Paris construite à la même époque en style dit romano-byzantin). L’édifice, selon les plans de l’abbé Pougnet, est de style byzantino-mauresque en forme de croix latine (65 mètres sur 30). La façade est encadrée de deux tours carrées, la croisée du transept est surmontée d’une grande coupole flanquée de huit clochetons et l’abside d’une coupole plus petite. L’église comporte une nef et deux bas-côtés séparés par des arcs outrepassés et le plafond est décoré de caissons avec arabesques sculptées, peintes et dorées. Aux murs figurent les blasons des donateurs pour la construction de la basilique. Les vitraux sont aussi décorés d’arabesques. La cathédrale est dotée d’un bourdon de six tonnes et d’un carillon de quatre cloches. Elles sont bénites par le cardinal Lavigerie qui a voulu être le parrain du bourdon Cyprien-Charles. Les autres cloches, par ordre de grandeur, s’appellent Augustin-Fulgence, Perpétue-Félicité, Louis-Eugène et Déogratias.

Article tiré de Wikipédia 

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fév 09 2008

Le musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

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Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur Musée des Arts et Traditions Populaires de Tozeur

Récemment restauré par des financements privés, ce petit musée est installé dans l’une des plus anciennes demeures de la médina. Les différentes pièces ont été réhabilitées selon leurs fonctions afin de présenter la vie quotidienne et sociale en ces demeures. De petites tailles, les chambres et dépendances s’organisent autour d’un patio à ciel ouvert, l’une d’elles très intéressante regroupe un véritable trousseau de la mariée, costumes traditionnels, bijoux et accessoires sont exposés.

Sur deux niveaux vous pourrez découvrir les espaces traditionnels avec ses différentes pièces, chambres, cuisines, dépendances où sont présentées les objets et costumes du quotidien et des cérémonies traditionnelles : tapis, couvertures, ustensiles de cuisine, coffres et boites à maquillage, ainsi que poteries, armes, lampes et objets d’époques antiques sont exposés.
(ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h30 sauf lundis et jours fériés)

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fév 04 2008

Nefta, capitale du Soufisme

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Mausolée Sidi Bou Ali dans la palmeraie de NeftaNefta permet aux touristes individuels de découvrir librement et sans la pression touristique comme à Tozeur, une ville aux charmes et particularités étonnants. La ville comporte un grand nombre de marabouts et de mosquées, elle est en fait un très haut lieu du soufisme et considérée comme le deuxième centre religieux du pays après Kairouan. D’origine préhistoire, elle fut successivement libyque puis romaine, puis vandale et byzantin avant l’arrivée des Arabes où elle va lutter durement en essayant d’imposer le schisme kharidjite mais fut rasée au 11ème siècle par les souverains de Tunis.

C’est avec Sidi Bou Ali, venu du Maroc au 13ème siècle que Nefta s’orientera vers un orthodoxie sunnite et développa le courant mystique du soufisme prônant l’unité extatique avec Dieu. Près de 24 mosquées et plus d’une centaine de marabouts sont disséminés au cœur de l’oasis et de la ville. La vieille vie est séparée en deux par le passage qui raccorde la corbeille à la palmeraie, vous y retrouverez alors l’architecture de briques aux couleurs ocre et sables de Tozeur. Bien conservé il est fort agréable de s’engager dans sa découverte à travers ses ruelles, la partie la plus intéressante se situe autour de la place de la libération.

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jan 31 2008

Signes et symboles dans l’art tunisien


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La symbolique tunisienne est très riche ; elle procède de plusieurs substrats culturels multiséculaires. Le passé berbère, les sédimentations successives puniques, romaines, vandales, byzantines, arabes, turques et les inter influences méditerranéennes expliquent et sont à l’origine de cette richesse. Les motifs reproduits par les artisans tunisiens, quelqu’en soit le support : broderies, tapis, textiles, céramiques, marbre, stuc, cuivres, bois, bijoux d’or et d’argent, expriment non seulement un art mais il traduisent également, d’une certaine manière, les croyances, les superstitions et les moyens imaginés par l’homme pour se protéger. Certes, il existe un art rural et un art citadin, un art régional – celui du littoral et celui de l’intérieur du pays, celui du nord et celui du sud, mais ils puisent dans le même fond culturel. La différence entre citadins et ruraux résiderait à la fois dans la qualité de la facture et peut-être dans l’importance de l’art figuratif dans les campagnes. Nous allons classer les signes et les symboles par catégories et parler, si possible, de leurs usages dans la vie quotidienne.
Textile et céramique provenant de la collection du musée Lalla Hadria au Parc Djerba Explore
Texte extrait du site Medina Portal

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jan 28 2008

L’art punique : Oenochoé en bronze

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La panse de cette oenochoé (cruche à verser le vin) en bronze est ornée d’un décor simple: des cannelures de part et d’autre d’une bande médiane. L’anse est formée de deux figurines: un adolescent accroché au col qu’il tient entre ses jambes et un personnage barbu dont le corps arqué en arrière prend appui sur un masque servant d’attache inférieure et qui place ses mains sur la tête de l’adolescent. certains spécialistes attribuent cette oenochoé à l’Etrurie, d’autres à Tarente ou encore Carthage (H. 25 cm, diam. 14 cm, Cathage, Vème siècle avant JC, musée de Carthage).

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jan 22 2008

Le tourisme culturel en Tunisie

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Après des années d’oubli, le tourisme culturel commence difficilement à prendre forme en Tunisie. les richesses patrimoniales de la Tunisie sont très importantes et couvrent une grande partie des civilisations de la Méditerranée: berbères, phéniciens, puniques, numides, romains, byzantins, arabes, turcs, andalous et j’en oublie. Chacune de ces civilisations a lancé ses traces sur le petit territoire tunisien en en faisant un véritable joyau culturel et architectural.
Les majestueux sites archéologiques antiques, les médinas arabes et ses palais, … offrent à la Tunisie un vrai potentiel culturel trop peu exploité et effacé par le tourisme balnéaire. Certes la visite du musée du bardo, de l’amphithéâtre d’El Jem ou des souks de nos medinas restent incontournable pour tous touristes en excursion mais l’approche et le contenu de ces propres visites sont trop souvent contestables et contestés. Le tourisme culturel ne tient pas au seul fait de poser le touriste devant un monument pour l’attirer au plus vite vers des échoppes touristiques aux produits artisanaux de Chine. Le tourisme culturel doit être développé autour d’un vrai programme, d’un encadrement de qualité destiné à faire connaître un patrimoine, une histoire et mieux comprendre ainsi les spécificités actuelles de la Tunisie.
Certes on constate depuis le début des années 2000 un vrai programme de mise en valeur des sites et musées mais tout cela doit être accompagné d’un vrai dynamisme du tourisme culturel : campagne de promotion des richesses du patrimoine tunisien, développement des structures de transport, d’hébergement et d’accueil destinées à favoriser un tourisme individuel, mise en place d’un vrai programme de formation et de selection des guides, signalétique, informations et respects des sites.
Ci dessous quelques extraits d’un article sur Audinet intitulé : « Tourisme culturel : Pour une industrie touristique évoluée », l’utilisation du mot industrie pour le tourisme culturel me parait périlleux, le tourisme culturel ne peut être traité à mon sens comme le balnéaire.

 » Dans le cadre de l’intérêt accru porté au tourisme culturel dans le monde et à son rôle dans l’enrichissement du secteur touristique, la Tunisie s’est employée à promouvoir ce secteur au service du développement économique, surtout que les indicateurs du développement prennent désormais en compte la capacité des pays à exploiter la matière culturelle dans les plans de développement. Par conséquent, la Tunisie a choisi d’exploiter la culture au service du secteur touristique, dans le cadre d’une approche visant à intégrer la culture dans le circuit économique, tout en veillant à préserver les attributs de l’identité nationale et les spécificités culturelles et civilisationnelles. La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla, outre le parc environnemental d’Ennahli, le parc la Falaise de Monastir et les parc nationaux d’Ichkeul, Bouhedma et Châambi, mais aussi les forts de Sousse, Hammamet et Mahdia, les sites archéologiques d’Utique, Bella-regia et Kerkouan, outre la restauration de pièces de musées et leur traitement par les services compétents du laboratoire du patrimoine. Les travaux de restauration ont englobé les musées d’El Jem et de Djerba, outre la création de nouveaux musées et l’ouverture de plusieurs sites archéologiques aux visiteurs en vue de diversifier l’offre dans le domaine du patrimoine, particulièrement, celui situé à proximité des zones touristiques. Dans ce contexte, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et du développement culturel s’emploie à consacrer le principe de la décentralisation en matière de sauvegarde du riche patrimoine national, tout en intégrant les industries culturelles pour faire connaître le patrimoine à travers les gadgets souvenirs, les répliques des pièces archéologiques, les dépliants et les cartes postales, outre l’incitation des investisseurs privés à s’engager sur cette voie. Dans le cadre de ce plan, il sera procédé, pour la première fois, au recrutement de nouveaux guides touristiques diplômés de l’institut supérieur des métiers du patrimoine pour renforcer la promotion des sites et fournir des informations fiables au visiteur et au touriste. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et du développement culturel a créé un site Web trilingue (arabe- français-anglais) couvrant toutes les régions du pays pour mette en exergue la richesse du patrimoine de la Tunisie. … « 

Parmis les programmes de L’agence, une vraie campagne médiatique en Tunisie et à l’étranger me semble un premier pas pour faire connaître les richesses et l’identité culturelle de la Tunisie, on aimerait avoir enfin des touristes qui viennent en Tunisie pour découvrir son patrimoine et non plus seulement pour le prix, à l’instar d’un grand nombre de ses pays voisins ou concurrents comme le Maroc, l’Egypte, La Turquie, l’Espagne, …
Ceci est un long débat néccessitant une vraie volonté de la part de l’ensemble des acteurs du tourisme tant institutionnel que privé qui doivent comprendre que depuis plusieurs décennies la demande d’un tourisme culturel est une vraie réalité et un marché porteur et de qualité.

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jan 15 2008

Sidi Kacem el Jellizi

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Abou el fadhel Kacem, originaire d´Espagne, a vécu en Tunisie à la fin du XVéme siècle. Il a consacré sa vie à la céramique et à la fabrication du zellige d’ou son surnom: Kacem El Jellizi, homme pieux et généreux, il était respecté par tous. A sa mort en 1490, il fut enterré dans les lieux ou il vécut et travailla. Il possède une Zaouïa à l´entrée de la médina de Tunis.
Le bâtiment au toit pyramidal recouvert de tuiles vertes, est un bel exemple de synthèse d´architecture mauresque le paléo les colonnes également. Les panneaux de céramique qui tapissent les murs ont été réalisés par Sidi Kacem lui-même. Ce lieu est consacré aujourd´hui au musée de la céramique. On y trouve toute l´histoire de la céramique tunisienne de Raqqada à Qallaline. Pour perpétuer la passion de Sidi Kacem El Jellizi le centre national de la céramique d´art a été installé dans ces lieux. Ici des maîtres céramistes de talent Feu Faouzi Chtioui et Mohamed Hacicha ainsi que Meriem Cheltout ont transmis et transmettent encore à de jeunes passionnés leur savoir faire pour perpétuer la tradition mais aussi l’esprit de création et dans le domaine de la céramique.
Article extrait du site Medina Portal

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jan 13 2008

Le nouveau parc national du jebel Zaghouan

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Situé à peine à 50 km de Tunis et 35 km de Hammamet, l’important massif du Jebel Zaghouan mesure 9 km de long sur 3 km de large et atteint 1295 mètres d’altitude au Rass El Gasaa, son grand pic. Le Zaghouan fait donc partie des massifs septentrionaux de la grande Dorsale tunisienne. Il termine le prolongement le plus à l’est de l’Atlas saharien. Ses profondeurs abritent diverses belles grottes d’un intérêt certain pour les spéléologues.
Ce massif abrite une histoire riche dont une part des secrets est encore bien conservée sous des couches de terres que les archéologues continuent à fouiller. Mais, le magnifique Temple des eaux de l’époque romaine, niché dans les parois du Jebel et, qui semble y avoir été taillé, est déjà bien visible. On trouve aussi plusieurs marabouts sur le Jebel dont le plus visité est le marabout de Sidi Bou Gabrine. Le couvert végétal riche et fragile comprend les vestiges de l’antique forêt d’Oléastres et de Caroubiers de la Tunisie septentrionale. Mais le Pins d’Alep y est devenu majoritaire, même si on y trouve aussi du chêne vert et d’autres plantes qui abritent une faune aussi riche, allant du commun sanglier au plus rare aigle royal. Comme cet oiseau rare, on rencontre d’autres espèces forts intéressantes sur ce Jebel, tant au niveau de la flore que de la faune, tels que : l’Erable de Montpellier ou des individus de chênes liège, et parmi les oiseaux hivernant on note l’accenteur alpin (Prunella collaris), cette espèce d’altitude. Le Jebel Zaghouan est un imposant repère géographique pour tous les voyageurs, les hommes et les oiseaux, nombreux à emprunter cette voie migratoire.
article extrait de Medina Portal

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